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CHAPITRE VI. — TÉLÉGRAPHE MORSB

fois un couranl dans la ligne et prévient le préposé de la station à laquelle il veut écrire; ensuite il attend, avec son récepteur ouvert, qu'on lui ait annoncé que sa dépêche sera reçue; enfin il Tait fonctionner son manipulateur, ha Jig. 438 représente les dispositions générales d'un poste avec deux sonneries, deux boussoles, deux paratonnerres, un manipulateur et un récepteur.

Télégraphe Horse. — Le télégraphe à cadran employait l'alphabet ordinaire avec un mécanisme compliqué; la disposition suivante adopte des signes conventionnels avec des instruments plus simples. Le manipulateur (./%-439) est un sim[de levier conducteur ADB mobile en D, toujours

Fis. 439.

pressé par un ressort sur le bouton P', mais qu'on peut mettre en contact avec P en appuyant sur la poignée A. La ligne communique avec L, le récepteur avec R, el la pile du poste avec S. Il est évident que, pendant le repos de l'appareil, les courants qui arrivent en L sont transmis par P' au récepteur. Quand, au contraire, on veut envoyer des signaux dans la ligne, on abaisse le levier sur P, alors le courant de' la pile part de S, entre dans cette ligne L et circule pendant tout le temps que le levier est abaissé. Il y a deux sortes de signaux, qu'on produit en pressant sur la poignée pendant un temps très-court ou plus long.

La pièce principale du récepteur [Jîg. Ha) est un levier LC'OB, commandé par l'électro-aimant A ; la branche OB est attirée quand le courant passe, et se relève par Teflet du ressort BC à chaque interruption; les butoirs V, V servent Si limiter ses oscillation^. Le couranl de la ligne étant alternativement lancé et interrompu dans la bobine A, les deux bras OB et CL du levier reproduisent tous les mouvements du manipulateur. Au-dessus de l'extrémité L paîtse un ruban de papier RSPP', emmagasiné sur un rouleau R; il est entraîné d'un mouvement uniforme enire deux cylindres a, b, qui tournent autour de leurs axes par l'e^ d^ rouage contenu dans la boite de l'appareil. Quand le courant passe et que l'ex-

ÎS2 LIVRE V, — ÉLECTR0'MAGNÉTIS:HK.

trémité B du levier s'shaisse, l'extrémil^ L se relève et pousse le ruban contre une molette F, qui est couverte d'en^e grasse ; cette molette im-

prime alors sur le papier un trait court ou long, selon la durée du contact. En combinant de diverses manières les traita longs et courts, on représente les lettres de l'alphabet, comme il suit :

Les lettres successives d'un mot sont séparées par des intervalles blancs, les mots successifs d'une phrase par des intervalles un peu plus grands.

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