CHAPITRE I. - SIRÈNE
sa direction brusquement, imprime de Y' à X' une impulsion tangentielle au plateau supérieur, qui prend une vitesse d'autant plus grande que la pression de l'air est plus forte dans le tambour.
Si l'on fait communiquer le tube D avec une soufflerie par l'intermédiaire d'un robinet, l'appareil se met à tourner avec une vitesse croissante et produit un son qui, d'abord très-grave, s'élève peu ^ peu jusqu'à cesser d'être perceptible quand les vibrations deviennent trop rapides. En réglant le robinet, on peut maintenir ce son à une hauteur constante, et comme il y a 8 vibrations par tour, il suffit de mesurer le nombre de tours effectués pendant une seconde pour pouvoir calculer le nombre de vibrations exécutées pendant ce temps.
A cet effet, l'axe AF porte à sa parlie supérieure une vis sans 6n ; elle engrène avec une roue dentée E, qu'elle fait marcher d'une dent par tour, et dont les mouvements sont accusés par une aiguille mobile sur un cadran extérieur [fig. 446 et 448). Soit loo le nombre total des dents de la roue et des divisions du cadran; chaque division correspond à 8, et chaque tour à 100 X 8 vibrations. Après que la roue E a fait un tour complet, un* bras T vient rencontrer une deuxième roue dentée H et faire marcher d'une division l'aiguille qui correspond à cette roue. Par conséquent, si pendant un temps T, la deuxième aiguille a marché de n et la première de n! divisions, le nombre des vibrations est égal à/îXioox8-H/î'x8.
Enfin tout le système du compteur est porté sur une plaque qu'on peut déplacer d'une petite quantité soit de F vers I, ce qui fait engrener la roue E avec l'axe, soit de I vers T, ce qui la rend indépendante de la vis sans fin. Dès lors, pour faire une mesure, on commence par élever le son jusqu'à la hauteur voulue en réglant le robinet; aussitôt qu'on y est parvenu, on engrène la sirène et l'on met en marche les aiguilles d'un compteur à secondes ; puis, après un temps suffisamment long, on désengrène et l'on arrête le compteur. Gela donnera la fois le nombre des vibrations et le temps.
Roue dentée. — Savart a employé un autre appareil , qui offre moins d'avantages que la sirène : c'est une roue dentée [fig. 443) que l'on mettait en mouvement par une courroie enroulée sur un grand volant à manivelle. Une carte appuyée sur le contour de la roue produisait autant de vibrations doubles par tour qu'il y avait de dents, et le nombre des tours était mesuré par un compteur identique à celui de la sirène.
Procédé graphique. — On doit enfm à M. Duhamel une méthode qui consiste à faire tracer par. le corps sonore lui-même les vibrations qu'il exécute [fig. 449)* A cet effet, il est muni d'une pointe D, qui appuie sur
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un cylindre couvert de noir de fumée et porté sur une vis sans fin AB.
Quand le corps ne vibre pas et qu'on fait tourner le cylindre, la pointe
enlève le noir et décrit une hélice unie, mais quand il vibre, cette hélice est tremblée, et chaque sinuosité correspondant à une oscillation, leur nombre mesure celui des vibrations qui ont été produites pendant le temps de l'expérience, temps qui est compté par un dironomètre.
Cette méthode sert principalement à comparer les nombres de vibrations que donnent un corps sonore et un diapason fi^e {fig. j{5o).
Fie. 450.
L'appareil est composé d'une planche, qu'on peut (aire glisser le long i'une coulisse au moyen d'un poids, et sur laquelle est collé un verre noirci. Au-dessus, on a fixé un diapason; et, tout à cdié du diapason, on