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CHAPITRE I. — ORIGINE DES SONS

comprime la première tranche d'air intérieur. Cette tranche comprimée

s'oppose à une nouvelle entrée de gaz, jusqu'à ce qu'elle ait transmis sa pression aux couches suivantes. Il y a donc encore ici des alternatives périodiques de compression et de dilatation.

a° Le son, étant produit par des vibrations, ne saurait se transmettre à l'oreille que par un intermédiaire élastique capable de communiquer le mouvement de proche en proche. Le plus souvent, cet intermédiaire est l'air. On le démontre en suspendant par un fil de soie ou de lin, dans un ballon vide (Jig. 445), une petite clochette que l'on

fait sonner en agitant l'appareil. Le son est intercepté tant que le ballon est vide, mais il est transmis, et l'oreille le perçoit, si l'on rétabUt la continuité entre le corps sonore et cet organe, soit en laissant rentrer l'air, soit en remplissant le ballon avec un liquide, soit en soutenant la clochette par un fil élastique.

3® Le dernier phénomène consiste dans les impressions que perçoit l'oreille. Elles varient à l'infini. On les divise d'abord en deux classes : les premières brusques, pour ainsi dire instantanées, ce sont les bruits; les autres prolongées et mélodieuses, et que l'on noihme sons musicaux. Mais l'on peut toujours considérer les bruits soit comme des mélanges de notes discordantes, soit comme des notes musicales de très-courte durée. Ainsi, lorsqu'on fait tomber sur le plancher, l'une après l'autre, sept lames de bois dur dont les dimensions décroissent suivant une certaine loi déterminée, on entend les sept notes de la gamme, tandis que le bruit d'une lame isolée semble n'avoir aucun caractère musical.

Laissant de côté les bruits sur lesquels on sait peu de chose, nous étudierons seulement les sons des divers instruments de musique. Ils se distinguent par trois qualités distinctes : i" le timbre^ qui dépend de l'instru* ment et dont nous indiquerons la cause ; a° la force ou X intensité; 3° enfin la hauteur. C'est de cette qualité, qui est la plus importante, que nous allons d'abord nous occuper.

n. — MESUBE DU HOIDBE DE VIBHATIOHS.

Toutes les expériences ayant prouvé qu'une note est d'autant plus élevée qu'elle résulte de vibrations plus rapides, on a été conduit à comparer la hauteur d'un son avec le nombre de vibrations qui le produit. Pour mesurer ce nombre, on emploie divers procédés que nous allons décrire.

Sirène. — Cet instrument, imaginé par Cagniard-Latour, est représenté dans lesjfg. 440, 447 61448- Un tambour cylindrique DBB' dans lequel

on insufile de l'air par ua tuyau D, est termina par un disque supérieur BB', percé sur sa circonférence d'un certain nombre de trous équidistants. Supposons qu'il y en ait 8. yn deuxième disque mélallique CC', placé audessus et très-près du premier, tourne autour d'un axe vertical AF; Il est lui-même percé de 8 trous, qui peuvent se placer en coïncidence ou en opposition avec ceux du disque fixe, et par conséquent laisser passer ou arrêter le courant d'air.

Si le plateau supérieur toi'rne rapidement, il ouvre et ferme alternativement 8 fois les conduits pendant un tour, et il y a 8 impulsions imprimées à l'air extérieur, séparées par 8 intervalles do repos. Par conséquent, il y a 8 vibrations doubles ou i6 vibrations simples par tour.

Afm de pouvoir bire tourner le plateau mobile par les impulsions du courant d'air lui-même, les orifices fixes et mobiles sont percés obliquement {fis- 447 ), les premiers i de la gauche vers la droite, les seconds c de la droite vers la gauche. De celle façon, le courant, obligé de changer

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