CHAPITRE IV. — VITESSE DU SON
Vitesse dit son dans les gaz h la Icmpëratiti-c île s
Oi^ïE*"* - î'7.'î
Hydrogène ....." , 1 369 , 5o
Acide carbonique ï6i ,Ga
Oxyde de carbone 337, jo
Proloxjrde d'azote iG 1 , 9a
Gaiolérianl , 3t4,oo
Cas dai liquides. ~ Werthcim a réussi ù faire vibrer des tuyau\ il embouchure de flûte en les plongeant dans un liquide et en y injectant un courant du même liquide. Les sons qu'il a obtenus avaient le même caractère musical que dans l'air. Il fut dès lors possible de mesurer la vitesse du son dans les liquides comme on l'avait fait dans les gaz.
Le tuyau an (Jrg. 481) est couché horizontalement dans «ne cuve .A,
Kg. !,ii.
qui est pleine du liquide qu'on veut étudier. Une pompe à clapets B aspiré ce liquide par le conduit li/i et l'accumule dans un réservoir C, qui corn-
munique avec deux manomètres D et E; de là, le liquide s'écoule dans le tuyau aa par le robinet u que Ton règle à volonté ; on peut ainsi obtenir le son fondamental ou un harmonique quelconque. Wertheim mesurait les internœuds par une méthode analogue à celle de Dulong ; il trouva que la vitesse du son dans l'eau est égale à 1437 mètres. Voici les résultats obtenus avec quelques autres liquides :
Eau ordinaire 1 437
Eau de mer i 453
Alcool à 36 degrés 1 386
Alcool absolu i iGo
Éther I iSg
Cas des solides. — Pour faire vibrer les solides longitudinalement, on les façonne en tiges, on les fixe par le milieu et les frotte avec un drap enduit de colophane. On mesure, d'une part, la longueur L de la tige, et, de l'autre, la note N; la vitesse du son est alors donnée par la formule a = aLN. On a trouvé les nombres suivants, en prenant pour unité la vitesse du son dans l'air :
Argent recuit. . . 8,057
Zinc distillé 9)683
Cuivre recuit » » > • 67
Platine recuit 8,111
Fer recuit i5, 108
Acier recuit i5, 108
m. — VITESSE THËORXaUE DU SON.
II y a une troisième méthode entièrement théorique pour déterminer la vitesse du son dans les solides. Laplace a montré que cette vitesse est donnée par la formule
en désignant par g Taccélération due à la pesanteur et par e l'allongement qu'éprouve une colonne de i mètre de la substance considérée, sous Tinfluence d'une traction égale au poids de cette colonne. Or, comme on peut mesurer e, on peut calculer a. Les résultats trouvés par cette méthode concordent arec ceux que donnent les deux premières.