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CHAPITRE 1. — ItAROMËTRES MÉTALLIQUES

Élasticité de flexion. ~ Quand une barre AB est Ruée g^ar une de ses extrémilés dans un étau (^^.36), et qu'on ap|)liqi:c un iMDJds i> son extréiJïilii libre B, elle se (léchit et prend une Torme courbe, puis elle reste immobile; ù re moment, la réaction de laverie fait équilibre au puid» P. Quand la verge est un prisme de longueur /, d'épaisseur verticale e et de largeur li, la flexion a est proportionnelle au poids P, au cube de la longueur, et en raison inverse de la largeur, dii cube de 1 épaisseur el d'un coefficient F- qui dépend de la substance :

'^ Vbc'' Cette formule a été trouvée directement par la théorie et vérifiée par

Baromètres et manomètres métalliques. — Quand un tube élastique circulaire de laiton mince, à section elliptique, est fermé par ses deux bouts et qu'on augmente la pression extérieure ou intérieure, il se redresse ou se courbe. M. Bourdon s'est appuyé sur cette propriété pour construire un baromètre et un manomètre. Dans le baromèlre {fig.'i^) le tube es! Fiff, 37. Fi|j. 3S.

vide ; il est fixé en A et libre en B elC. Si la pression atmosphérique aug-

mente, les extrémités B et C se rapprochent et poussent un levier qui transmet ses mouvements à l'aiguille HI. Quand le tube n'est pas vidé à l'avance et qu'il communique avec une machine pneumatique, il se courbe quand on raréfie l'air intérieur, et indique le degré de vide.

Le manomètre se compose d'un tubeBCfy?^. 3&), plusieurs fois recourbé et communiquant avec l'enceinte dont on veut mesurer la pression. Quand celle-ci augmente, l'aiguille CD fait connaître la pression. Cet appareil est employé dans les locomotives.

Limite de l'élasticité. — Les corps ne reviennent pas toujours à leur état primitif quand les forces cessent d'agir; il y a souvent des déformations permanentes. Un fil étiré par un poids faible reprend sa longueur première quand cette chargé est enlevée ; mais soumis à l'action de poids considérables, il garde après l'étirement une partie de son allongement. On peut tordre une verge d'un petit angle sans l'altérer; mais si l'on dépasse une certaine limite, elle reste tordue. De môme, un ressort trop tendu se déforme. C'est par là que s'explique l'allongement d'un fil qu'on passe à la filière, l'empreinte que reçoit un disque métallique frappé par un balancier, l'effet du laminoir, celui du martelage, etc. Il y a donc une limite à l'élasticité des corps, mais tous ne l'atteignent pas aussi vite ; le caoutchouc, par exemple, subit des allongements énormes qui ne persistent pas, tandis que le plomb se déforme avec la plus grande facilité.

Prenons un fil d'une section égale à i millimètre carré, et cherchons le poids limite à partir duquel il éprouve un allongement permanent. Cette recherche offre une difficulté : c'est que le temps pendant lequel se prolonge Faction influe sur le résultat. Une fois commencé, l'allongement se continue lentement. C'est ainsi que les ressorts se fatiguent à la longue, que les poutres des plafonds se fléchissent peu à peu, que les édifices se tassent avec le temps. Il faut donc convenir d'un temps au bout duquel on constate l'allongement ; on le fera, par exemple, au bout d'une heure.

La limite d'élasticité des métaux diminue quand on les recuit. Par conséquent, un fil recuit s'allongera aisément à la filière, pendant qu'un fil déjà écroui ne s'allongera plus. C'est pour cela aussi que- les ressorts sont en acier trempé, et qu'après avoir passé un métal au laminoir, il faut le recuire si l'on veut continuer de l'allonger.

Ténacité. — Si la charge augmente toujours, le fil étiré finit par se rompre. On nomme coefficient de rupture le poids* qui brise un fil de longueur quelconque et de section égale à i millimètre ; il mesure la tcnavitc du métal. Mais le temps a encore ici son influence.

Aussitôt qu'on dépasse la limite d'élasticité, le fil s'allonge, puis se casse

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