CHAPITRE VI. — PLAQUES VIBRANTES
des tuyaux parle seul, le sod est beaucoup plus fort que s
parlent à la fois; il y a donc interférence et, par conséquent, affaiblisscment du son.
D. — LES PUaUES TIBIUHTEB.
Loia expérimentales. — C'est par cette superposition de vibrations parallèles qui s'ajoutent ou se détruisent, qu'on explique le mode de iibration des plaques vibrantes. Pour déterminer ces vibrations, on fixe par des vis de pression, sur des supports convenables, des plaques de mêlai ou de verre de forme géométrique. On immobilise avec le doigt l'un des points oii l'oD veut produire des nœuds, tandis qu'on ébranle avec un
Fie. Soi.
arcbet les parties du contour où doit se trouver un ventre. Les plaques so divisent alors en concaméra tiens ; on le reconnaît en projetant sur la
Fig. 5o3.
forface du sable fin qui s'amasse sur les lignes nodales dont il dessine les courbes (fg. 5oi ). Ces lignes devant séparer des parties animées de vitesses contraires, le nombre des concamérations est toujours pair. S^ modes de division dont une plaque est susceptible et les sons qui leur
correspondent peuvent varier à l'ionni.
l^Jfg. 5o2 montre les plus simples des figures acoustiques que le sable dessine sur les plaques carrées. Avec les plaques circulaires, on obtient deux systèmes de nodales : des diamètres et des cerclée concentriques. Pour produire les premiers, on fixe sur le bord de, la plaque deux sommets consécutifs d*un poly- , gone régulier de 2/2 côtés, et on frotte avec l'archet le milieu de Tare qu'ilg comprennent ; le sable dessine alors n diamètres également espacés. On produit les cercles en attaquant la plaque à l'aide d'une mècbe de crins
Fig. 5o3.
que l'on introduit dans un trou percé au centre, ou à l'aide d'une tige que l'on fait vibrer longitudinalement (fig, 5o3). Les deux systèmes de nodales peuvent d'ailleurs coexister.
Pour des plaques de même matière, de forme semblable, donnant la même figure, les nombres de vibrations sont proportionnels à l'épaisseur ^et en raison inverse des surfaces s :
N = Ks
Les timbres, cloches, tam-tams et cymbales étant des plaques courbes, leurs vibrations se font à peu près comme si elles étaient planes. Leur son le plus grave correspond à deux nodales rectangulaires qui divisent la surface en quatre parties égales. Enfin, les membranes flexibles que l'on tend sur les tambours et les timbales, les feuilles de papier collées sur des cadres, etc., vibrent à l'unisson des notes qu'on produit dans le voisinage, et se divisent en concamérations compliquées que l'on peut constater avec du sable.
Bxplication de ce phénomène. — M. Wheatstone a donné une explication ingénieuse de ces phénomènes. Supposons que les dimensions de