‹ Petit traité de physiqueChapitre 309 sur 408 · I. — PROPAGATION BEGTILIfiNE · texte numérisé non relu

I. — PROPAGATION BEGTILIfiNE

L'existence des objets éloignés nous étant révélée par les yeux, même à travers le vide, il faut qu'un agent spécial soit interposé dans l'espace entre l'œil et les objets. On le nomme lumière^ fluide lumineux ou éthcr, 11 est .perpétuellement en mouvement, puisqu'il nous montre après un intervalle extrêmement court tous les changements qui Surviennent dans les objets extérieurs. Nous pouvons nous représenter ce mouvement de deux manières : ou bien la lumière est composée d'une infinité de molécules qui sont lancées dans toutes les directions par les sources éclairantes et qui, finalement, arrivent dans l'œil : c'est l'ancienne théorie de V émission; ou bien l'agent lumineux est un corps élastique, remplissant l'espace, pénétrant la matière pondérable, et dont les molécules reçoivent et transmettent des vibrations engendrées par les corps éclairants, comme les milieux pondérables transmettent les vibrations sonores : c'est la théorie des ondulations, c'est la seule qui puisse expliquer tous les phénomènes, la seule que nous admettrons.

Ondes. — Rayons. — Le mouvement parti, à un moment donné, d'un point lumineux arrive après un temps déterminé sur une surface que l'on nomme surface de l'onde. Dans les cristaux, ces surfaces peuvent devenir très - complexes ; dans les milieux homogènes et non cristallisés, elles sont sphériques par raison de symétrie, et la vitesse de propagation se mesure par l'accroissement du rayon pendant l'unité de temps. Ces sphères grandissent comme un ballon qui se gonfle, et, à une distance infinie du point de départ, elles sont planes.

L'expérience prouve que dans l'air on voit chaque point lumineux danla direclioD de la droite qui joint l'œil à ce point, d'ofi l'on déduit qw : itnns les milieux htmogèiics la lumière se propage en ligne ilroite ; et I on nomme myon la direction qu'elle suit'. De cette propagation rect il igné résultent quelques conséquences que nous allons développer.

Ombre. — Un point lumineux 0, placé devant un corps opaque, enM)ii'

un cône de rayons tangents BOB' [fig. 5ao). Les points du corps situfe

Fig. 530.

en avant de la ligne de conlacl BC3' sont éclairés; ceux qui sont ji!acf> derrière sont dans l'obscurité. Tous les corps qui pénétreront dans le tronc de cône BB'FF' s'éclipsemni, et sur un écran vertical on lerra sdessiner une ombre froriée FF'.

Pénombre. — Si nous considérons maintenant deux corps, l'un lumineux AA', l'autre opaque DD' [/!g. 5îi ), tous deux de révolution autour

Fig. 5î,.

facss sera partiellement éclairé, et marquera une pénombre. Lepoin'^i parexe.npie, ne verra pas la partie NB'.\'P du corps éclairant, mais sw''^

Page 1