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CHAPITRE IV. — INSTRUMENTS SIMPLES. fA

lequel on a exécuté des peintures transparentes ou une image [diotographique sur cdiodion. Ces peintures sont retournées; elles laissent passer ou arrêtent la lumière proportionnel lemept à ta transparence de t^acun de leurs points. En KK' est une lentille très-convergente, qui dtmne de l'objet ab une image redressée très-agrandie, qu'on reçoit sur un écran pour la difftiser dans tous les sens. On met au point en déplaçant la lentille KK' dans une coulisse.

Le microscope solaire n'est qu'un cas particulier de cet appareil {Jtg. 578) : Fie. 578.

ensuite par A snr un double verre Bfl' où sont fixées les pièces microscopiques. La lentille de projection est formée par la superposition de trois verres e, f, g. On les approche ou on les éloigne par une crémaillère et un pignon K, jusqu'à ce que l'image soit nette sur l'écran.

PhEires. — Quand un point lumineux A (fig. 579] est placé au foyer principal d'une lentille, les ^'^' ^'^' rayons AM, AN, etc., de-

viennent parallèles après la rôfraclion et forment un cylindre de lumière qui ne s'affaiblit que par le défaut de transparence de l'air.

Fresnel a profité de cette propriété pour la construction des phares.- Afin d'obtenir de grandes lentilles sans leur donner un poids garder que les bords UN, U'N' et A

très-considérable, il a songé à n'e

remplacer le milieu par des anneaux de plus en plus petite, qui ont tous le même foyer. En A est une lampe où l'huile monte par un mouvement d'horlogerie dans quatre mèches concentriques entre lesquelles circule l'air. Le phare entier est une grosse lanterne prismatique à huit pans, portant huit lentilles â échelons et éclairant huit directions difTérenlesi un mouvement de rotation promène les huit cylindres de lumière dans toutes les directions, et montre en chaque point des éclats suivis d'éclipsés.

Lonpe. — Soit AB [fig. 5So] un objet placé entre la lentille lUN et le foyer F' mais tout près de ce foyer. L'œil, placé en 0, recevra les rayons

réfractés comme s'ils venaient de l'image virtuelle A'B', c'esl-ù-dire d'un objet beaucoup plus grand que AB.

Nous ne voyons les objets distinctement qu'à une certaine distance A de l'ceil, qui est d'ordinaire comprise entre 25 et 3o centimètres, et qu'on appelle distance île la vision ilUtincte, Il but donc que l'image A'B' soit à cette dislance l^. On réalise cette condition en éloignant ou en rapprochant la loupe de AB. *

Le grossissement G de la loupe est égal au rapport des dimensions de l'image et de l'objet. On a donc

Comme on place ordinairement l'œil contre la loupe, la distance i, de vision distincte, est égale à />' ; et comme d'un autre côté l'objet est presque au foyer principal, on peut admettre que p =f. Donc

CUA.PITKBIV. — INSTRUMENTS COMPOSÉS. 555

On voit que le grossissement est d'autant plus grand que / est plus petit, et que la vision distincte est plus considérable. G représente le grossissement linéaire ; le grossissement superficie! serait G*.

n. — THËOBIG DES niSTBIllIEins GDHPOStS.

Les lunettes, les microscopes et les télescopes sont construits sur un plan commun qu'on va étudier généralement (^. 58i). En DE est une première lentille nommée objectif. Tout objet lumineux AB placé en avant d'elle, plus loin que la dislance focale principale. Tait une image réelle et renversée en Â'B'. Tous les rayons partis d'un point tel que A se croisant Tîg. 58..

en A' divergent ensuite en continuant leur route, comme si A' était un point lumineux réel; et les mêmes conditions étant réalisées pour toutes les parties de l'image Â'B', on peut la considérer comme uo véritable objet émettant de la lumière, que l'on peut regarder à travers une loupe GD'. On construit comme précédemment la marche des rayons à travers cette loupe. Parmi tous ceux qui partiraient du point A' s'il était réel, on choisit l'axe secondaire A'C qui ne se dévie pas, puis un rayon A'H, parallèle à l'axe, qui, après la rétraction, passerait par le foyer F,, La rencontre de C'A' et de F, H détermine A", le foyer conjugué de A'. La figure montre comment le cône des rayons DAC se rencontre d'abord en A', diverge ensuite en suivant un cane opposé, et enfm se réfracte en HK, GL comme si les rayons venaient do A". Si l'œil est derrière ia loupe et qu'il reçoive ces rayons, il verra l'image A', et il la verra distinctement quand elle sera à la distance de la vision distincte.

En résumé, l'instrument composé se borne à faire une image réelle très-rapprocbée de l'observateur qui la reprde avec une loupe.

556 LIVRE Vil. - DE L'OPTIQUE.

Diaphragme. — Champ. — On fixe dans le plan focal A'B' une lame de métal noirci, percée d'une ouverture circulaire. En même temps que rimage, Tœil voit distinctement les bords de cette ouverture qui encadrent le champ de vision. Il faut la placer nécessairement dans ce plan focal, car son contour est confus si on Téloigne ou qu'on la rapproche. Il faut en outre que l'ouverture soit limitée au cône intérieur tangent aux lev* tilles DE et D'G, c'est-à-dire aux points Â' et B'. En effet, B' est le sommet du cône DB'E, formé par les rayons réfractés qui viennent de B ; ce cône est recueilli tout entier par Toculaire D'G et peut entrer dans ToBil. Au contraire, le cône DB^,E, qui vient de B, et se continue par D*B',D', n'enftre plus ni dans la lentille ni dans Tceil. Il suit de là que les cônes dont les sommets se trouvent entre B' et B', ne seront recueillis que partiellement, et que le tableau focal des points compris entre B et B' diminuera d'éclat. C'est pour éviter cette diminution, qu'on limite le diaphragme au point B' sur la ligne ED' menée par les bords des deux verres. Le cône ACB, qui se continue en A'GB', embrasse les points visibles, c'est le champ de l'instrument.

Axe optique. — • Réticnle. ^ Deux fils d'araignée croisés sont ordinairement tendus sur le diaphragme. On les voit en mémo temps que A'B', puisqu'ils sont superposés à cette image. Soit P' leur point de croisement ; la ligne CP* qui joint ce point au centre de l'objectif est Xajce optiqtie de l'instrument.

On sait que les rayons qui passent par le centre optique G ne se dévient pas ; par conséquent, la ligne qui joint le réticule P' à G, prolongée jusqu'à l'objet, rencontrera le point P, dont l'image se fait en P'. Il suffira donc d'amener l'image d'un point en P' pour conclure que ce point est dans la direction de Taxe optique, et les déplacements angulaires qu'il faudra donner à l'axe pour voir successivement Timage de plusieurs points en P' seront les angles sous lesquels on voit ces points du lieu de l'observation.

L'axe optique peut être déplacé et réglé à volonté en déplaçant le réticule. D'autre part, toute lunette a un axe géométrique, celui qui passe par les centres de deux collets égaux sur lesquels elle est supportée, c'est aussi celui dont on mesure la direction sur les cercles divisés dont tout instrument d'optique géométrique est pourvu. Il faut faire coïncider ces deux axes. Pour cela on fait tourner la lunette sur ses collets; on voit la croisée des fils parcourir un cercle, dont le rayon diminue et finit par s'annuler quand on déplace l'axe optique jusqu'à le faire coïncider avec l'axe géométrique.

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