CHAPITRE IV. ~ LUNETTES, ETC
Clarté. — On peut se demander si les objeta perdent ou gagnent de l'éclat étant regardés avec une lunette. Le calcul montre que, toutes les lois que l'anneau oculaire est plus grand que la pupille, l'éclat de l'imoije esl égal à celui de l'objet. Les quantilée totales de lumière que l'objet envoie a l'œil, directe^ ment ou par la lunette, sont donc proportionnellCB aui surfaces apparentes de l'objet et de l'image, elles sont dans le rapport du grossissement snperUciel.
Si l'anneau oculaire est plus petit que la pupille, ce qui arriie lorsqu'on fait usage d'un très-rort grossissement, l'éclat de l'image diminue, il devient inférieur a celui de l'objet. En prenant 3 millimètres pour le diamètre de In pupille, on trouve que l'anneau oculaire est égal à la pupille pour un objectif de S centimètres avec un grossissement linéaire de i5 fois, pour un objectif de lo centimètres avec 3o fois, pour un objectif de i mètre avec 3aO fois. Si la pupille n'a que i millimètres, les mêmes objectifs supportent des grossissements da ij, 5a et Soo fois respectivement, sans que l'éclat diminue. Quand on dépasse cette limite, on voit s'alfaiblir l'êclut de tous les objets qui ont une étendue apparente. Il n'eu est pas de même des étoiles. Comme elles ne grossissent point dans la lunette, le seul effet de celle-ci esl d'ogmenter la lumière totale dans le rapport des surfaces de la pupille et de l'objectif. D'autre part, l'éclat général du ciel diminue, et, pour une double raison, l'étoile parait plus brillante. Conséquemment, il faut observer avec des grossissements excessifs quand on veut découvrir des étoiles faibles, avec des grossiasements modérés si l'on veut étudier les détails d'objets étendus qui ne sont pas à l'infini et qui sont peu éclairés.
IT. — LmETTES, TÉLESCOPES, MIGBOSCOFES.
Lunette terrestre. — Dans les lunettes astronomiques {Jrg. 58i) les objets sont vus renversés, ce qui est sans imporlance pour les astree, mais ce qui a beaucoup d'inconvénienis quand on observe sur la terre. Pour y remédier, on redresse les images au moyen de deux lentilles égales et
Fig. 583.
parallèles, DE, lyE' qu'on interpose entt^ l'objectif et l'oculaire {Jlg. S63).
6A est l'image renversée donnée par l'objectir; elle est au foyer de DB. Les
rayons partis de P se transforment en un faisceau parallèle DD'EE' que la deuxième lentille concentre en un foyer P'. Du point B partent des rayons qui deviennent parallèles à l'axe secondaire BC et se conceotrenl ensuite en un foyer B' sur l'axe B'C parallèle ù BC. On a donc en A'B' une image, égale à AB ; mais elle est redressée, c'est celle qu'on observe avec une loupe.
Lunette de Galilée. — L'oculaire de Gniiltîe donne directement les images droites (fg. 584 ) ; il est formi par une lentille concave DD' placée
FiB- 5H1.
avant l'image renversée A'B' que formerait l'objectif LL'. Les rayons dirigés vers P' deviennent divergents dans DD' comme s'ils partaient de P*. Ceux qui aboutissaient en A' divergeront de même, comme s'ils venaient de A" àtué sur l'axe A'C Finalement il n'y a point d'image réelle, mais il y en a une en A'B", qui est virtuelle, redressée et agrandie. En plaçant convenablement DD', elle se forme à la distance de la vision distincte. Télescopes. — Ce $ont des lunettes dans lesquelles on remplace l'objectif Fig.SfiJ.
par un grand miroir F«ncave. Soit AB un objet situé ail loin, |CD le n