I. — TBAirSHISSIOH DES RATOHS SIMPLES
Formule théorique. — Quand une radiation simple d'intensité I traverse une substance quelconque d'épaisseur égale à e millimètres, elle s'affaiblit et se réduit à T. On peut trouver théoriquement le rapport de I' à I ; en effet, négligeons la perte produite par la réflexion et décomposons la lame en tranches successives d'épaisseur égale à i millimètre, le rayon I en traversant la première deviendra la; ce faisceau la éprouvera propor> lionnellement les mêmes effets dans la seconde et se réduira (la) a ou à Ix'. Une épaisseur égale à 3 millimètres transmettra de même la^, et en général l'intensité I' du rayon qui aura traversé l'épaisseur e sera
(i) r=Ia^
a se nomme le coefficient de transmission; il est variable avec la nature des substances et l'espèce des radiations.
Cette loi, évidente en elle-même, a été vérifiée pour les rayons de lumière simple, au moyen de photomètres que nous décrirons dans la suite; elle l'a été par Masson et moi, pour la chaleur, au moyen de la pile de Melloni; enfin par M. Ed. Becquerel, avec le secours de son actinomètre pour les radiations chimiques. Il ne reste plus qu'à chercher pour les divers rayons les valeurs du coefficient de transmission.
I. Transmission de la lumière. — L'œil est insensible aux rayons infra- rouges et ultra- violets ; étudions d'abord, au moyen de cet organe, l'effet des divers milieux sur le groupe des rayons moyens depuis A jusqu'à H (/g'. 6o3).
1° Les substances qui transmettent en totalité tous les rayons lumineux du spectre, depuis le rouge jusqu'au violet, sont dites transpat-entes. A vrai dire, il n'y en a pas qui réalisent absolument ces conditions, quand leur épaisseur est considérable. Cependant l'eau, le verre, etc., y satis-