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CHAPITRE VII. — SPECTRES DES FLAMMES

le rapport des éclats chimiques serait V& ; mais Téclat optique du magnésium ne serait alors que yjj de celui du Soleil. La lumière du magnésium convient donc éminemment aux usages photographiques.

I¥. — SPEGTBES DES FLAMUES.

Jusqu'à présent, nous avons étudié en bloc les rayonnements provenant des sources diverses, il faut maintenant les décomposer en rayons simples. Cette étude n'a point encore été faite pour les rayons obscurs ; elle est très-avancée pour la lumière.

A toute température, les spectres observés sont toujours continus si les substances rayonnantes sont solides ou liquides; c'est ce que l'on peut constater avec la chaux incandescente dans la lampe de Drummond, avec les charbons de l'arc voltaïque, ou pendant la combustion du magnésium. C'est ce qui arrive encore lorsqu'on étudie les flammes qui contiennent des particules charbonneuses incandescentes.

Les apparences sont entièrement changées lorsqu'on décompose par un prisme le rayonnement des gaz incandescents ; on obtient alors des spectres très-peu apparents, sur le fond desquels on voit se détacher un petit nombre de traits fort brillants, dont la place est tellement invariable, que dès 1822, Herschel déclarait qu'ils pourraient servir à caractériser et à analyser les matières en combustion.

Nous citerons les exemples les plus remarquables.

I. La lampe à alcool salé émet une lumière jaune qui se réduit par le prisme, non en un spectre, mais à deux traits lumineux qui tiennent la place delà raie D, et qui en comprennent un troisième moins large et moins brillant. Tous les sels métalliques qu'on mêle à l'alcool offrent, à la simplicité près, des résultats pareils, les sels de cuivre ou d'argent des traits verts, ceux de strontiane un groupe de traits rouges. La flamme des hydrogènes carbonés, celle de l'oxyde de carbone, le dard d'un chalumeau, quand le charbon s'y brûle en totalité, donnent un spectre discontinu composé de six traits dans l'orangé, de sept dans le jaune-verdâtre, de trois dans le vert, de cinq dans le bleu, et d'un grand nombre d'autres dans le violet. Ces divers traits caractérisent les substances tenues en vapeur dans les flammes.

II. L'étincelle électrique, entraînant avec elle la matière volatilisée de ses deux conducteurs, devait donner aussi des spectres discontinus ; c'est ce qu'avait vu Frauenhofer. Wheatstone reconnut que les traits brillants

de ces spectres changent avec la nature des électrodes. Masson les dessina avec soin. Chaque métal a les siens, et ils se superposent quand on allie deux métaux ou qu'on fait jaillir l'étincelle entre deux conducteurs différents.

III. En étudiant l'arc électrique, Foucault trouva le spectre particulier des hydrogènes carbonés, celui qui caractérise le charbon. En remplaçant le crayon inférieur par un creuset, dans lequel il mettait du cuivre, du zinc, ou de l'argent, il obtint des spectres très-lumineux, à traits brillants. Le fer en donne soixante-dix, et tous les métaux reproduisent les apparences que Masson avait découvertes dans l'étincelle.

IV. Enfin Plucker décomposa de môme la lumière des tubes de Geiss- 1er, il y vit des traits brillants produits soit par les électrodes, soit par les gaz ; ceux-ci changent avec la nature de ces gaz et peuvent servir à les caractériser.

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