CHAPITRE VII. — ABSORPTION. GU
bouitlaaie, et il place au foyer la boule de son thermomètre, qu'il recouvre successiveiueat, d'abord de noir de fumée, ensuite de la substance qu'il veut étudier. La boule arrivait dans les deux cas à des excès de température finale t, et i, et Leslie prenait le rapport de ces excès comme mesure du rapport des pouvoirs absorbants des deux substances.
llavaitprécédemmentroesuré le rapportdes pouvoirs éroissifs des mêmes corps pour les rayons obscurs émis à loo degrés, et il trouva que pour toutes les substances le rapport du pouvoir émissif E à celui du noir de fumée E' est égal au rapport du pouvoir absorbant A à celui du noir A' ; ■
Depuis lors, Ritchie institua une expérience pour démontrer cette proposition (Jtg. 620). ÂBCÂ' est un thermomètre différentiel dont les boules
sont remplacées par des tambours A et A'; entre eux on place un cylindre EE' rempli d'eau chaude. Les faces en regard E' et A sont couvertes : la première de métal, la deuxième de noir de fumée; c'est l'inverse pour les autres faces E, A'. Dans ces conditions, on trouve que les deux réservoirs thermomé triques prennent la mëms température quand EE' est au milieu de leur distance. Or il est évident que A absorbe une quantité de chaleur proportionnelle à son pouvoir absorbant A et au pouvoir émissif E' de la
face en regard, c'est-à-dire une quantité /wAE', tandis que A' absorbe /;iA'E; il faut donc que Ton ait