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CHAPITRE IX. — THÉORIE ONDULATOIRE

deux lignes LDB, LD'B; et les rayons, continuant leur route, se superposent sur récran EH, où ils donnent des franges.

Fig. 637.

En résumant ces divers exemples, on peut énoncer d'une manière générale le principe suivant : a Quand deux lumières partant d'un même point se superposent après avoir parcouru des chemins divers, elles donnent de l'obscurité ou un redoublement de lumière, si la différence des

chemins parcourus est égale à un multiple impair ou pair de - ? ^ étant

une longueur très-petite qui a été mesurée pour les diverses couleurs. »

Théorie des ondulations. — L'analogie de ces phénomènes avec ceux de l'acoustique est évidente. Il faut chercher à les expliquer par le même mécanisme. Pour établir la théorie de l'optique , on fait une hypothèse : on suppose qu'un fluide lumineux, qu'on nomme éther, est répandu dans toute la nature ; qu'il a dans les divers milieux des densités différentes, qu'il est élastique, et que ses molécules exécutent et transmettent des vibrations très-rapides comme les molécules pondérables exécutent et transmettent les vibrations sonores.

Il n'y a qu'à répéter ici ce que nous avons exposé en acoustique : 1** Un mouvement vibratoire régulier, dont la durée estT, se transmet dans une direction B"B'B. A un moment donné , il est figuré par une courbe sinusoïdale (yîg'. 638).

Fig. 638.

a** Cette courbe se déplace avec le temps. Pendant une durée T, le point B' se transporte en B, et B a accompli une vibration entière.

3° La vitesse de transmission est a\ l'espace BB' est parcouru pendant T : c'est une longueur d'onde ; on la représente par \ et on a

4"" Si N est le nombre des vibrations pendant une seconde.

Explication des interférences. — Ces principes expliquent les interférences. Considérons deux points lumineux A et B concordants (fig, 633). S'ils envoient deux mouvements vibratoires en M et que les distances parcourues soient les mômes, les deux vitesses vibratoires sont égales et s'ajoutent. Il en est de même si les distances de M à A et à B diffèrent d'un

multiple pair de - • Dans ce cas, il y aura aux points tels que M un redou-

blement de lumière.

Au contraire, les vitesses envoyées en M seront opposées et se détruiront, si la différence des distances parcourues est égale à un multiple

impair de - î et les deux lumières superposées produiront de l'obscurité.

Jm

Les longueurs d'onde sont représentées par les valeurs de \ mesurées précédemment ; elles diminuent du rouge au violet. Le nombre des vibrations N effectuées pendant une seconde est égal à

r-* a est la vitesse de la lumière, X est connu*, on peut calculer N, on

trouve 497 milliards pour le rouge et 728 pour le violet. Le rouge est assimilable aux notes graves, le violet aux sons aigus.

n. — DIFFRACTION.

Quand la lumière rase le bord d'écrans opaques, elle produit des phénomènes variés qu'on explique par les interférences. Nous considérerons deux cas.

Fente étroite. — Soit une ouverture étroite et linéaire CD [fig, 639]

Fig. 639.

éclairée par une fente 0, elle devrait envoyer sur l'écran de la lumière limitée par OCF, ODE ; mais le phénomène est plus compliqué. Soit A le

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