‹ Petit traité de physiqueChapitre 387 sur 408 · CHAPITRE X. - POLARISATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. - POLARISATION

dans les mêmes conditions que s'ils partaient d'un point o. Par suite, l'image sur l'écran sera en 0 snr la ligne qui joint o avec le centre optique C, prolongée jusqu'en 0.

Fig. 6j5.

Un rhomboèdre de spath se conduira absolument de la même manière; il donnera une image 0 qu'on nomme image ordinaire^ mais il exercera une action de plus. Le faisceau incident LA non-seulement se réfractera en AA', mais il donnera un deuxième système de rayons AS qui s'écarteront des premiers dans le cristal, et reprendront leurs directions primitives en sortant; ils seront dans les mêmes conditions que s'ils venaient d'une ouverture e, et ils feront en E, sur la ligne eC prolongée, une image réelle qu'on nomme j'mnge extraordinaire.

Ces deux images, l'une en 0 peu déviée, l'autre en E qui l'est davantage, sont dans la section principale; et si l'on fait tourner celle-ci, elles tournent autour du point L' et prennent, quand cette section fait avec le plan vertical des angles de o, 45, 90, i35, 180, aaS, 170, 36o degrés, les dispositions présentées dans la^. 6^5, n° 3.

U y a maintenant deux questions à traiter : 1° il y a à chercher si la lumière qui forme les deux images 0 et E possède les même^ propriétés physiques que la lumière incidente, ou si elle a subi des modifications ; 1° il y a à étudier les lois de la réfraction des deux images. Commençons par la première.

. PoUrisation dn rafon ordinaire. — Becevons les rayons émanés d'une ouverture circulaire très-petite L sur un premier rhomboèdre fixe, dont la section prJDcipaleSÇ (/g-. 646] sera, par exemple, verticale; puis,

interceptant le faisceau extraordinaire par un écran HN, nous laisserons passer les rayons ordinaires BD qui seront dans les mêmes conditions que s'ils étaient envoyés par une ouverture 0. Nous les réfracterons ensuite à travers un second rhomboèdre S'E, et nous ferons avec cette lumière, qui a subi une première réfraction ordinaire, les mêmes expériences que précédemment avec la lumière naturelle. Comme précédemment, nous aurons sur l'écran deux images, l'une ordinaire 0', l'autre extraordinaire E'; elles seront encore dans la section principale du second cristal et prendront les mêmes positions que dans ia fig. Gjj5, n° 2; seulement leurs intensités varieront avec l'angle a que fait la seconde secijon principale avec la première, c'esl-^-dire avec le plan vertical. L'aspect de ces images est représenté (/^. 6^6, n° 2}.

Quand cet angle a est nul, l'image extraordinaire E a disparu. Elle aug* mente peu à peu d'intensité quand l'angle croît, mais en même temps l'image ordinaire diminue. A 45 degrés, les deux images 0' et E' sont

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