‹ Petit traité de physiqueChapitre 386 sur 408 · I. -^ nOVBiCTÉS DBS BAT0I8 F0LIBI8É · texte numérisé non relu

I. -^ nOVBiCTÉS DBS BAT0I8 F0LIBI8É

Double réfraction. — Vers le milieu du xtii* siècle, un savant médecin danois, Érasme Bartholin, découvrit que l'on voit une double image des objets quand on les regarde à travers une lame de spath d'Islande. Ce

minéral cristallise dans la forme rhomboédrique. Qu'on se figure un parallélépipède MPQM'P'Q' (/g'. 64 4) formé par six losanges égaux entre eux. Les trois premiers se rencontrent en O par leurs angles obtus; qui sont égaux à ioi%55, et ils font entre eux des angles dièdres égaux à io5**, 5. Les trois derniers se rencontrent dans les mêmes conditions en 0'.

0 et 0' sont les deux sommets du rhomboèdre ; la ligne 00' qui les joint est Taxe du cristal ; elle fait un angle de 45"* %i' avec les six faces qui y aboutissent, et de 63** 45' avec les six arêtes.

Si par l'axe 00' on mène un plan MOM' normal à une face PMQ'Q du cristal, il passera par les arêtes O'M et O'M'; cette section, ou toute autre section parallèle menée par un point quelconque de la face P'MQ'O, est dite section principale du cristal. Elle a la forme d'un parallélogramme MOM'O' dont les angles 0, 0' sont égaux à 109° 8' ; l'axe 00' fait avec l'arête OM un angle de /i5°ii'.

Cela posé, faisons arriver les rayons solaires par une petite ouverture située en L (y%. 645, n" i) ; mettons une lentille en M' et un écran en L'OE réglé de telle sorte que les rayons partis de L fassent un foyer en L'. Interposons maintenant entre le point L et la lentille un rhomboèdre de verre, de manière que sa section principale SS soit dans le plan du tableau. Un faisceau de lumière LA se réfractera en AA', et les rayons émergents seront

Page 1