‹ Petit traité de physiqueChapitre 47 sur 408 · CHAPITRE III. - BAROMÈTRE TtE FORTIN. Gtl · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. - BAROMÈTRE TtE FORTIN. Gtl

lie cliumois lié sur soa contour. Ce sac est au Toml de la cuvetlc , il soiilienl le mercure qu'elle contJeiil, et il est lui-n>âmc appuyé sur l'ex- Irémité d'une vis Q qui est |)orlée par un lubfl c\té- '''' ".' rieur EFGH. En élevant ou en abaissant la via Q on

fait monter ou descendre le fond mobile, el, par suite, on amène !e niveau du mercure à l'extréinilé d'une pointe d'ivoire A : c'est le zéro. Une pièce de peau de chamois, liée d'une part sur le lubo et do l'antre sur le Fie- 01. prolongement BB, fixe le tube à lu

cuvette, laisse pénétrer l'air, mais empêche le mercure de sortir. 1« tube est couvert d'une cnvelop|)c de cuivre, vissée en BB, et porlant la division dont le zéro correspond à la pointe d'ivoire. Itans le haut, elle est coupée longitudinalement , [«r deux Tentes opposées, à travers lesquelles on voit le sommet du mercure ; on mesure sa tiauteur par un vernier D ifig-^') que l'on lait monter ou descendre , au moyen d'un pignon C le long d'une crémaillère. On voit {/îg. 8i) le délai! des pièces qui composent la cuvette, dans la situation où elles sont lorsqu'on veut la remplir et la joindre au baromètre.

Quand on veut transporter ce Ijaiomètre, on soulève iwu a [«u la vis Q ; alors le mercure s'élève dans la cuvette qu'il remplit d'abord en chassant à travers la pc&u de chamois l'air qu'elle contenait, puis il monte dans le tube jusqu'au sommet, et aussitôt qu'il y arrive, l'opérateur en est averti par la résistance subito que la vis oppose. On est alors assuré que le mercure ne peut plus éprouver de ballottement, que l'introduction do l'air est devenue impossible, et on peut sans aucun danger incliner, renverser ou agiter l'instrument sans avoir aucune altération m aucune rupture à redouter. On peut alors enfermer le baromètre dans une

ic creuse {Jîg. 84 ) ; elle ec divise en trois parties ariicuk'e

loppent et forment un support pour accrocher l'instrument au moyen d'une suspension i) la Cardan. Tel qui! vient cl'èlre décrit, le baromètre de Foctin oITrc plusieurs avantages. Le niveau extérieur y élant ramené à une liauleur constante, il

Fie. f

CHAP. III. — bAKOMtTRH DE GAY-LUSSAC ET DE BU»TEN. 71

n'y a qu'une seule observalion fi foire. Mais ce qui est surtout imporianl, c'est que la disposition des différentes pièce» rend à peu près impossibles les accidents auxquels on s'expose lorsqu'on veut transporter un baromètre ordinaire. Le baromètre de Fortin est donc parfailemenl appropri'' aux besoins des voyageurs.

Baromètre de Gay-Lnssàc et de Bnnteii. — .^u lieu de plonger le lube dans une cuvette si'paré;.', on peut lo recourber eu forme de siphon. Guy-Lussac le construit ainsi. Il clioisit un tube bien cylindrique, qui est coupé en deux parties : l'une AB {fg. 84) qui formera le haut du baromètre, l'autre CD dont on fera la cuvette. On les réunit par un tube capillaire EF, un peu rejeté sur le côté, de façon que AB et CD, la colonne et la cuvetlc, soient dar.s le prolongement l'un do l'autre. La pression s'exefc*' par un trou percé ik l'extrémité d'une pointe rentrante C que l'on obtient en repoussant de l'extérieur à l'intérieur le verre du tube ramolli à la lampe. Les deux niveaux étant en M et en N au moment d'une observation, il est évident que l'action capillaire se détruit, si la forme des deux ménisques est la même.

L'appareil peut d'ailleurs se transporter aiiément. Pour cela, on l'incline, il s'emplit lentement, puis on le renverse, et le mercure se partage en deux parts : l'une ^ qui se maintient en FA, l'autre qui tombe

au fond do la cuvette en C au-dessous de la peinte rentrante. En cet état, l'instrument n'éprouve aucune secousse pendant les transports, et, si on le redresse, il revient à son état premier.

Bunten a disposé sur le trajet du conduit capillaire un espace dilaté CB {fi^. 85), dans lequel le tube supérieur se prolonge. S'il arrive qu'une bulle d'air s'engage dans la colonne, elle vient se loger dans l'inler- ' valle compris entre la pointe et le tube extérieur. Néanmoins ces appareils sont défectueux parce que le mercure de la cuvette s'altère rapidement, et qu'alors les deux mtnisques prennent des courbures dilTérentes.

-On construit encore, pour l'ornement des maisons, des baromètres à

cadran, où le mouvement du mercure se transmet par un contre-poids à Fig. 86.

une poulie qui porte une aiguille {/îg.S6). Ils ne méritent pas de nous arrêter.

Valeur de la pression. — La hauteur barométrique varie perpétuellement. En général elle augmente par le beau temps et baisse pendant ou avant la pluie. Cela tient à des mouvements de l'atmosphère que nous étudierons dans la suite. En moyenne, au niveau de la mer et à la latitude de 4^ degrés , la hauteur // est égale à 760 millimètres. La pression sur I centimètre carré est donc 76 x. 13,69 = io33 grammes , ou environ 1 kilogramme par centimètre carré.

Cette pression moyenne de l'atmosphère est souvent prise comme unité de mesure. On dit qu'une pression est égale à 2, 3, 4 atmosphères pour indiquer qu'elle est équilibrée par dps hauteurs de mercure égales à 2, 3, 4 fois 760 millimètres, ou qu'elle est égale à 2, 3, 4 fois io33 grammes par centimètre carré.

Corrections. — La capillarité déprimant le mercure dans les tubes étroits diminue la hauteur barométrique. La dépression dépend de la courbure terminale, et celle-ci varie avec les divers instruments. On a construit des Tables pour tous les cas. La suivante donne la hauteur moyenne qu'il faut ajouter à celle qu'on a observée : '

Rayon da lub«.

Dépression.

Rayon du tube.

Dépression

nini

mm 1 ,635

mm

mm 0,117

La hauteur^mesurée est H à la température de t degrés; mais la division, qui était exacte à zéro, est dilatée à r", et le nombre de millimètres H vaut en réalité H(i + cf), c étant le coefTicient de 'dilatation de l'échelle. En second lieu, le mercure a une densité moindre à r" qu'à zéro, et la colonne H équivaut à une

hauteur de mercure à zéro, m étant la dilatation du mercure pour i de

i -\- et

l'ré. La vraie hauteur sera donc H » ou bien approximativement

" i -+- nit

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