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En résumé, au point de vue pratique, la loi de Mariette peut toujours être adoptée ; au point de vue théorique, il faut considérer les gaz comme soumis à des perturbations moléculaires inégales.
Mélange des gaz. — Jusqu*ici nous avons étudié l'effet des pressions sur un seul gaz ; mais on peut aisément étendre la loi de Mariette au cas de plusieurs gaz mélangés, quand ils n'exercent entre eux aucune action chimique. On se fonde sur une expérience de Berthollet. Deux ballons de capacité égale et pouvant se visser ensemble, avaient été remplis l'un d'acide carbonique, l'autre d'hydrogène à la môme pression, puis réunis et placés l'un au-dessus de l'autre de manière que l'hydrogène, qui est le plus léger des deux gaz, fût au-dessus de l'acide carbonique, afin qu'ils ne pussent se déplacer par Teflet de leurs densités. Après quelques heures, la pression n'avait point changé, mais les deux gaz s'étaient uniformément répartis dans les. deux vases, malgré la pesanteur qui devait les tenir, séparés. On admet que chacun des deux gaz se répand dans tout l'espace
18 LIVRE 1. — PESAMEUR, ÉLASTICITli.
comme s'il était seul, qu'il prend une pression moitié moindre en âc dilalant dans un espace double, et que les pressions des deux gaz s'ajoutent. Ces résultats se généralisent comme il suit. Soient i; i-', i'', , , . , /),;/,//,..., les volumes et les pressions de plusieurs gaz que l'on condense dans un volume unique V; chacun d'eux y acquerrait, s'il était seul, une
force élastique -^i -^j -^i ■ ■ ■ ' et la somme de ces quanlilés sera la pression totale P du mélange, ce qui conduit à la relation générale FV = ,'p + ,',>'-i- .,',/,....
Ce mélange suit la loi de Mariette dans ta limite des pressions oii elle est vraie pour chacun des ga?. qui le composent.
rr. — AFFUCATIOSS SE U LOI HE UBIOTTE.
HuiométreR. ~ Les manomètres font dos instruments destinés à mesurer les pressions dans les gaz. Ils sont généralement composés d'une cuvette de verre (/§■■ 91) pleine de mercure où plonge un tube cylin- Fic. 91 . driquc do verre fermé par le bout et contenant de, l'air
sec; les deux niveaux du liquide sont les mêmes à la pression moyenne de l'atmosphère. La euvetl* est enfermée dans nn cylindre de bronze A, scellé en C contre le tube, et mis en communication par un robinet B avec l'enceinte dont on veut mesurer la pression.
On peut graduer un manomètre en le comparant avec un manomètre à air. libre; on peut aussi le graduer par le calcul. A la pression initiale de l'atmosphère, le volume de l'air est égal à itr'h, en désignant par r et A le rayon et la hauteur du tube. A la pression de « atmosphères, le mercure s'élève d'une quantité x et le volume se réduit à 7rr'(/( — .r); mais en même temps le mercure s'abaisse dejdans la cuvette, x et r sont en raison inverse des sections du tube et de la ciivetle, et si r et R sont leurs rayons, on a
D'un autre côté, la pression éprouvée par l'air est Il la pression extérieure de '/ atmosphères, diminuée de la diiïé-