CHAPITRE III. - MACHINE DE BIANCHI
piston s'élève ou s'abaisse en mémo temps qu'il oscille, et le cylindre mo-
liilc s'incline et oscille avec lui. Le mouvement alternatif de l'ancienne
machine est donc remplacé par un mouvement de rotation, ce qui est toujours plus simple, et la vitesse est rendue constante par le moyen d'un ^'(daiit très-lourd. Tout l'appareil est en tonle. Le tube d'aspiration qui part lie l'extrémité F est formé d'une spirale recouverte de caoutchouc, et on peut la mettre en relation avec tous les appareils où l'on veut faire le
88 LIVRE l. — PESANTEUR, ÉLASTICITÉ.
Hémisphères de Magdebourg. — Grèye-Tessie. — On peut faire, jri„ ,q/ avec la machine pneumatique, une foule
d'expériences propres à montrer l'énorme pression que l'atmosphère exerce. L'une de ces expériences est connue sous le nom des hémisphères de Magdebourg; elle est due à Otto de Guéricke, bourgmestre de Magdebourg, l'inventeur de la. machine pneumatique. Deux hémisphères creux [fig. io4) à bords rodés, s'appliquent exactement l'un sur l'autre, et forment par leur réunion une sphère entière. Si l'on y fait le vide par le robinet R ejt qu'on le ferme ensuite, il faut un effort considérable pour séparer les deux hémisphères.
Otto de Guéricke employa des globes creux d'a-sez faibles dimensions, et huit chevaux attelés, quatre de chaque côté, ne parvenaient pas à les dédoubler.
\ Soit, en effet, r le rayon d'une splière, en centimètres; sa plus grande section offrira une surface égale à tt/', et la composante de la pression atmosphérique, normale à cette section, sera représentée par 7rr*.io33 grammes. Cette force
s'exercera de chaque côté de la section. En prenant r = 23 centimètres, elle devient égale à 1718 kilogrammes, et l'effort de traption de [\ chevaux n'est que de 1 600 kilogrammes.
L'expérience du crève-vessie consiste à placer sur le plateau de la machine pneumatique un cylindre de verre [fig, io5) fermé par un morceau de vessie que l'on attache sur le bord. Lorsqu'on fait le vide dans le cylindre, le vessie se creuse sous le poids de l'air et finit par se briser.
Lorsqu'on place sous la clpche de la machine pneumatique une vessie presque vide, comprimée et fermée, on la voit se gonfler par ^ la pression de l'air qu'elle renferme encore , à mesure que le vide se fait dans la cloche ; finalement, elle éclate et laisse échapper l'air qu'elle contenait.
Fig. io5.
Fig. loG.