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CHAPITRE I. -7- THERMOMÈTRES

Celui de ces appareils que Ton emploie le plus habituellement est connu de tout le monde. C'est un vase de verre composé d'un réservoir que surmonte un tube étroit, bien calibré et fermé à son extrémité [fig. vii), Fig. 192. ^® réservoir et une partie du tube contiennent du mercure, et le niveau de ce liquidé s'élève ou s'abaisse dans la tige suivant twiHc que la température de l'instrument augmente ou diminue. Pour graduer d'une manière identique les thermomètres construits par divers expérimentateurs, on est convenu do marquer zéro à. l'endrok de la tige où le mercure se fixe lorsque l'appareil est plongé dans la glace fondante, et 100 au point où se maintient le sommet de la colonne, quand le thermomètre se trouve dans Feau bouillante sous la pression de 760 millimètres. Ces deux températures étant invariables, il est permis de les prendre o|4 pour points de repère; on divise ensuite en 100 parties égales la capacité intérieure de la tige comprise entre ces points, et Ton prolonge les divisions au-dessous de zéro et au-dessus do 100. Une division s'appelle un déféré; quand on dit ensuite, par exemple, que la température est de i5 degrés, cela exprime que V3/ le thermomètre est arrivé à un état calorifique défini par cette condition, que le volume de mercure s'est accru, depuis zéro, des i5 centièmes de sa dilatation totale entre zéro et 100 degrés.

Gonstmction du thermomètre à mercure. — On choisit d'abord le tube thermométrique, dont le canal intérieur doit être fin et parfaitement cylindrique. Pour savoir si cette condition est remplie, on introduit dans ce canal une colonne continue de mercure de 5o millimètres environ, on la promène de l'un à l'autre bout du tube et on mesure sa longueur exacte dans les diverses positions qu'elle occupe. Quand en avançant elle s'allonge ou se raccourcit sensiblement, le tube doit être abandonné; mais, lorsque sa longueur demeure constante à i millimètre près, de l'une à l'autre extrémité, il peut être considéré comme bon.

Le tube étant choisi, on le lave d'abord à l'acide azotique bouillant pour brûler les matières organiques qu'il contient, puis à l'eau pour la rincer, et on le dessèche par un courant d'air chaud. Ensuite, il faut adapter à cette lige le réservoir à mercure. On soufQe ce réservoir à une des extrémités avec la lampe d'émailleur ; la forme cylindrique est la plus commode. Pour introduire le mercure, on commence par soufQer ou souder à l'autre bout du tube un large entonnoir, et après y avoir versé du mercure, on dépose le tube sur un gril incliné AB [fg. l'iS). En chauffant avec des charbons, l'air intérieur s'échappe, et, en refroidissant, le mercure prend la place

Hfi LIVRE 11. — DE LA CHALEIJK.

(Jo l'air. Il faut avoir soin d'Échauffer lo verre dans toute sa. longueur ■ aussi bien que le mercure dans Uiuies ses parties et de faire bouillir ce

liquide plusieurs fois dans le réservoir pour ne laisser aucune trace d'Iiu-

niiditi! dans l'nppareil.

Avant de fermer le lliermomètre, on le |K)rle à la lempérature maxiraa qu'il doit indiquer, afin de chasser de la '8* '*''■ tige l'excédant de mercure; on le refroidit

ensuite, afin de voir quel sera le minimum de température que l'instrument pourra donner. Ces essais ont pour but de déterminer à l'avance la quantité do mercure qu'il faut laisser. Quand ils sont terminés, on réchauffe le tube jusqu'à faire arriver le mercure au sommet de la lige et chasser tout l'air qu'elle contenait, puis on la ferme dans le dard du chalumeau.

il reste enfin à chercher les poinls fixes o et 100. Pour le premier, l'opération est trèssimple : on enfonce l'appareil tout entier dans une éprouvetlc à pied remplie de glace [fig. 124); on attend que la colonne mercurielle soit devenue stationnaire, et l'on soulève le tube juste de ce qu'il Tant pour apercevoir le sommet du mercure au-dessus de -=^■=7=^—^^ r^— - la glace : c'est là qu'est le point zéro. On le

marque sur la tige. Pour le point loo^ il

faudrait plonger le thermomètre dans l'eau bouillante sous la pression de

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