CHAPITRE i. — THERMOMÈTRES
760 millimètres. Mais comme la tempéraliire augmente depuis la surfece pj j^j jusqu'au fond d'une colonne d'eau bouil-
lante, il vaul mieux plonger le Ihermomètrc.non dans l'eau, mais dans la vapeur qu'elle fournil. On emploie à cet effet l'étiive reprtsentée^g'. ia5. Le thermomètre est en T. La vapeur en s'élevant l'enveloppe de toute part; elle redescend ensuite dans le manchon CC qui prévient le refroidissement du tube BB; elle s'échappe enfin par l'ouverture 0. Sa température est égale à 100 degrés lorsque la pression est
.;■ 760 millimètres; mais en général le baro-
mètre est à une hauteur quelconque il au moment de l'observation, et comme la température de l'ébullttion s'élève avec la pression, c'est une autre température qu'il faudra marquer; on la trouvera dans des Tables que nous ferons connaître dans la suite.
Quand la température maxima que peut indiquer un thermomètre ne doit pas atteindre 1 00 degrés, on la marque par comparaison avec un thermomètre étalon, et
on divise l'intervalle depuis zéro on autant de parties qu'elle contient de
degrés.
Les divisions ainsi obtenues ne repréaeiitent cependant pas des capacités «C>les, a cause des défauts inbéreiita au calibrais de la tige. II y a plusieurs procédés pour corriger cette imperfectian, \oici le plus pratique : quand les pointa fiies sont marqué*, on frappe avec Ih doigl un coup sec sur la tige du Ihcmiomèlre retourné, et on détache ainsi une portion de la colonne niercurielle qu'on peut librement faire glisser d'une extrémité à l'autre. Supposons qu'elle soit ii peu près la moitié de l'intervalle de 0 à loo. On mettra suclicitement les deui extrémités, antérieure et poslérieure, en contact avec <«> et 0, on noiera b^s positions des deux autres bouts, qui seront trésluisines, on prendra le milieu de l'intervalle 1 ce sera le point jo. On opérera de même entre o et 5o, entre bo et 100, et, quand les repères ainsi délerisinés seront asseï nombreux, on divisera en parties égales les distances qui lu séparent.
En Allemagne, on emploie encore l'échelle de Deluc, qu'on attribue à Ion i Rmnuiur ; elle ne dîHero de notre échelle centigrade qu'en ce que l'eau bouil-
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lanlc j marque Ro «n lieu do loo. On paste de l'êrbelle Réaumur ù l'échelle
cenligrade en multi|)lianl les degrés Rpoumur par ;.
En Angleterre, on se sert de la division de Fahrenheit, où la glace est marquée + 3i degrés, l'eau bouillante +Qi] degrés. Pour convertir le» degrûs Fahrenheit en degrée lentigrados, on retranche îi, et l'on multiplie lp reatit par ;.
L'un des principaux inconvénients des thermomètres à lige est ce qu'on appelle le tléptacemcnt du ztro. Quand on a déterminé les points fixes' immédiatement après la construction du thermomètre, on trouve souvent, quelque temps après, que ces points se sont relevés de i degré et plus, comme si le vase avait diminué de capacité. Desprelz a même vu ces déplacements se continuer progressivement pendant cinq années. Ils sont produits par la trempe du verre, et ils diminuent d'amplitude quand ce verre est souRlé depuis longtemps et qu'il a été bien recuit. Mais il est importaot de vérifier de temps à autre les points fixes des thermomètres.
Antres thermomètres. — Toutes les matières se dilatant petiveni être employées pour construire des thermomètres. Ainsi l'on remplace souvent le mercure par l'alcool coloré qui ne se congèle jamais et peut indiquer les températures les plus basses. On peut aussi construire des thermomètres à air comme nous le verrons bientâl; enfin il existe des thermomètres métalliques : nous n'étudierons que celui de Breguet.
On construit ces instruments en composant une lame avec trois ... „ métaux soudés : le platine, l'or et
l'argent, superposés par ordre croissant de dilatabilité. On amincit celte feuille au laminoir et l'on en détache un ruban très -étroit et très-mince que l'on enroule en spirale. On suspend ensuite cette spirale à un sup- P*»''' (.A'- '^6), et l'on attache à son extrémité une aiguille qui parcourt les divisions d'un cadran. Si l'argent est a l'intérieur, Uiute augmentation do température fait détordre la spirale, toute diminution la fait (ordre davantage, et l'aiguille marche dans un sens ou dans un autre, suivant que l'appareil s'échauffe ou se refroidit. Comme la spirale a très-peu de masse, elle partage et accuse ù l'instant tous les changements de tempe-