‹ Petit traité de physiqueChapitre 66 sur 408 · CHAPITRE l. - TMEBMOMÉTHOCHAPHES · texte numérisé non relu

CHAPITRE l. - TMEBMOMÉTHOCHAPHES

Thermomètres à marimnm et à minimum. — RutherTord emploie

coLiime appareil it maximum un thermomètre à mercure ordinaire AB [fg. 127), gradué comme tous les autres, mais horizontal et contenant dans sa tige au del^i de la colonne mercurielle un petit '^' '■' ■ cylindre de fer B que Ton voit agrandi en B'. Quand la température s'élève, l'index est chassé par le mercure; quand elle baisse, te mercure se contracte et relluc vers le réservoir, mais il laisse l'index au point où il l'a poussé au moment du maximum.

Pour thermomètre à minimum, le même physicien construit un appareil à l'alcool CD, ne ditTérant des autres que par un index d'émail D et D'; c'est un petit tube creux, ordinairement coloré, ([ui plonge dans l'alcool. Si la temliérature croit, l'alcool dépasse l'index sans le déplacer; mais si elle diminue, le sommet de la colonne d'alcool rétrograde, atteint l'index et l'entraine avec lui par adhérence jusqu'au point où il se fixe au moment du mini-

Le thermométrographe de Six et Bellani indique à la fois le maximum et le minimum [fig. 128). Il se compose d'un réservoir D'plein d'alcool, d'un siphon DCB contenant une colonne de mercure CB, et d'un tube droit BA où se trouvent encore de l'alcool et une chambre vide A. Quand la température croit, le niveau C baisse et le niveau B monte ; le contraire a lieu si elle di5crolt. Au-dessus de B et de C sont deux index formés par une ampoule de verre dessinée à part en F; elle contient un cylindre lie ter et se soutient dans l'alcool par la pression d'un petit ressort de

verre P. Quand l'un des sommets C ou B s'élève, l'ampoule qui lui est Fiff. 120. superposée est chassée par le mercure et s'élève avec lui ; mais quand il baisse, l'ampoule reste dans l'alcool à l'endroit où elle a été soulevée. On voit que l'index B marquera les maxima et que C donnera les mini ma. Après chaque observation, on les ramène au contact du mercure au moyen d'un aimant qui attire les cylindres de fer enfermés dans chaque ampoule.

M. Walferdin à construit un autre thermomètre à maximum : il termine la tige par une pointe fine B [fig. 129) et il l'enveloppe dans une cavité à panse C où se trouve assez de mercure pour la recouvrir quand on retourne l'appareil. On conçoit que dans celte position renversée on peut remplir la tige en totalité, et qu'en redressant le thermomètre, le mercure sortira par la pointe et tombera dans la pansé quand la température monfera. Au moment du maximum, la tige sera pleine ; si un refroidissement survient, le mercure baissera, mais on pourra retrouver le maximum en réchauffant le thermomètre dans l'eau jusqu'à ramener le sommet en B, et en mesurant la température de cette eau .

Thermomètre différentiel. — Pour apprécier une différence

de température, Leslie a imaginé l'instrument représenté dans

Itt ^^.fiS' '3o. C'est un siphon CABD terminé par deux boules C

I et D égales entre elles, fermées et pleines d'air. Une colonne

d'acide sulfurique coloré occupe la partie inférieure AB et prend

le même niveau dans les deux branches quand les températures de C et

Fig. i3o.

Fig. i3i.

de D sont les mômes. Aussitôt qu'on échauffe D, l'air se dilate et fait

Page 1