‹ Petit traité de physiqueChapitre 73 sur 408 · ET DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

ET DES LIQUIDES

D'après ce qui a été démontré au Chapitre précédent, les corps soijt composés de molécules en mouvement. L'ensemble de ces molécules j)0Ssède, à un moment donné, une somme de force vive qui est la chaleur quelles contiennent. Les échauffer, c'est augmenter cette somme; les rt»froidir, c'est la diminuer. Elles ressemblent h un timbre en vibration; elles transmettent leurs mouvements aux corps environnants. Inversement, ceux-ci peuvent leur en céder; lorsque l'échange est égal dans les deux sens, il y a équilibre de température, et, de deux substances en contact, celle qui a la température la plus haute est celle qui cède plus de mouvement qu'elle n'en reçoit.

L'expérience a déjà prouvé qu'en accumulant de la chaleur, c'est-à-dire en augmentant leurs mouvements moléculaires, les corps se dilatent. Cela est facile à concevoir: cela veut dire que les molécules exécutent des oscillations plus amples. autour de leurs positions d'équilibre, et que par suite l'espace total qu'elles occupent s'agrandit. De même une verge qui vibre occupe entre ses positions extrêmes un espace d'autant plus grand que les oscillations sont plus étendues.

L'étude de la chaleur, privée jusqu'à ces derniers temps d'un guida théorique, a été purement empirique. On a comparé les températures entre elles par les thermomètres à mercure, c'est-à-dire par les changements de volume d'un index arbitrairement choisi, et la première question qu'on a expérimentalement étudiée a été de mesurer le changement de volume ou la dilatation de tous les corps, pendant qu'un thermomètre placé près d'eux s'élève de i degré.

Nous allons résumer les travaux très- nombreux que les physiciens ont exécutés sur ce sujet.

Nous mesurerons : i*" les changements de volume ; i"* les variations de la densité ; 3^ les quantités de chaleur absorbées par les corps pendant ces changements de volume ou de densité.

Page 1