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CHAPITRE I. — DILATATION APPARENTE

prochées pour nous faire découvrir la loi de variation du coefficient /•. Il était donc à désirer qu'on pût les reprendre et les multiplier. C'est ce qu'a fait M. Regnault en conservant le principe de la méthode, mais en modifiant considérablement les appareils et évitant quelques causes d'erreur.

Expériences de M. Regnault. — L'appareil de M. Regnault se compose de tubes de fer forés {fig' l'îi)- Deux d'entre eux A A', BB' sont verticaux; en les réunissant, deux tubes horizontaux AB, A'B' complètent un cadre rectangulaire de canaux en communication, suspendu à une barre de fer horizontale GH par quatre étriers et par quatre tirants métalliques Q, Q, Q, Q.

Un manchon de tôle galvanisée enveloppait BB', et un filet d'eau y maintenait une température basse et constante; arrivée en B, cette eau remontait par le haut et refroidissait les deux conduits horizontaux. Le tube A A' était entouré d'une chaudière percée de trous qui laissaient passer les branches horizontales et remplie d'huile dont on rendait la température uniforme par des a^jitateurs N, ^. Cette température se mesurait par un thermomètre à air CDE.

Les hauteurs des deux colonnes de mercure, dont les pressions se font équilibre, sont déterminées de la manière suivante. Le tube inférieur A'B' est interrompu vers son milieu, et les deux parties séparées par cette interruption se raccordent avec deux tubes de verre K et L, ouverts à leur sommet, réunis dans un conduit unique m/n, et mis en communication avec un ballon M rempli d'air que Ton comprime pour faire descendre le mercure en K et L et le faire monter en A' et B'. On cesse d'augmenter la pression quand le mercure vient effleurer à une ouverture o percée dans le tube AB, et par laquelle la pression atmosphérique s'exerce dans l'appareil. A ce moment, on observe les hauteurs des sommets K. et L, et celles des colonnes A A' et BB' au-dessus des branches horizontales A' et B'. Il y a alors équilibre entre les pressions exercées des deux côtés, et cela s'exprime en égalant la longueur de la colonne BB', diminuée de la différence des sommets K, L, à la hauteur de A A' réduite à la température du filet d'eau, que nous supposons être zéro :

A A' BB'-hK — L=— ^-.

C'est ainsi que M. Regnault a déterminé ^^ pour une série de températures comprises entre 25 et 35o dejjrés; il a trouvé que les dilatations observées du mercure pouvaient se représenter par la formule

Pour f = 100 degrés, celte formule donnerait

• «^loo = o»0'8i53.

Dilatation apparente du mercure. — Maintenant qu'on connaît la dilatation absolue -î, on va chercher l'augmentation apparente du mercure chauffé dans un vase de verre. On se sert à cet effet du thermomètre à poids.

Un vase cylindrique de verre A, qui se termine par un tube recourbé, est (l'abord pesé, et ensuite cliauiïé dans un fourneau B, pendant que la pointe du tube plonge dans un godet D plein de mercure {j%. i4a). L'air

du vase se dilate alors et s'échappe à travers le godet, et si l'on soulève l'instrument pour le laisser refroidir, la contraction de l'air permet au mercure d'y pénétrer et de le remplir peu à peu. On chasse les dernièrts bulles d'air en chauffant le vase jusqu'à faire bouillir le mercure déjà introduit, et quand il est refroidi et entièrement rempli, on le place dans de la glace pilée et on attend qu'il ait pris la température de léro, ce qui a lieu au bout d'un quart d'heure. Soient P le poids du mercure contenu dans le vase, i-, son volume ; on vide le godet D.

On chauffe ensuite l'appareil à ( degrés dans une enceinte quelconque. Le volume du mercure devient «', celui du vase "; il sort une quantité de mercure dont le volume est •■' — v et le poids p; il en reste un volume i' et un poids P — />.

On jippelie t/ilaiation ap/iarcnie û, la quantité : ce serait la i/i/ii-

talion nbsnhw si v était égal à ",. On a

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