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136 LIVRE II,- DE LA CHALEUh.
3° Procédé de l'aréomètre. ~ Ici la balance est remplace par l'aréomètre de Nicholson. C'est un vase creus et léger B \fig. 147) de cuivre ou (ie fer-blanc verni, surmonté par une tige mi^- '8- '17- lallique fine et terminé par une coupe D qui a
la forme et l'usage d'un plateau de balance ; enfin il est lesté par un poids inférieur C qui le tient en équilibre verticalement dans l'eau et sur lequel on voit une seconde coupe horizontale. Placé sur l'eau, cet appareil plonge partiellement el s'enfonce progressivement quand on le charge de poids graduellement croissants. Pour un poids a, il affleure jusqu'à un trait A marqué sur la tige; ce poids, qui est à peu près constant, et ce trait A se nomment pmds et point d'nj/leiiremenl.
Pour avoir la densité d'un corps de poids (P) , nous plaçons celui-ci dans la coupe supérieure et nous ajoutons ce qu'il faut de poids notés (/>) pour amener l'affleurement en A; à ce moment la charge totale (?) -1- {p) est égale au poids d'affleurement <?; on a donc
Sans rien changer à l'appareil , on enlève le corps qui était sur la coupe, et on le place dans le liquide sur le contrepoids C; il perd un poids (P') égal à celui d'un égal volume d'eau, ce qui fait remonter l'aréomètre; on reproduit l'affleurement en ajoutant des poids notés qui sont égaux à (P') ; alors la densité d se calcule par la formule
Quand la tige est très-mince, les moindres variations de poids atiffiscnt pour augmenter ou diminuer beaucoup la hauteur de l'affleurement; aussi l'appareil de Nicholson est-il une balance fort sensible dont on pourrait tirer un bon parti si elle n'était soumise à des causes de perturbation inévitables, et en particulier a des actions capillaires qui se produisent le long de la tige et contre les parois du vase : c'est un instrument qui donne rapidement la densité approximative d'un corps, ce n'est pas un apj^reil de précision.
Si les corps sont poreux, comme la craie, il faut commencer par les pe-