CHAPITRE II. — ARÉOMÈTRES
ser, puis les vernir avant de les plonger dans l'eau, ce qui, sans augmenter leur volume, les empêche de s'imbiber et rend l'opération possible. Slls sont solubles, on les placera dans l'huile et l'on conduira l'expérience absolument comme on vient de le faire dans l'eau. Leur poids (P) dans l'air est égal à w/, le poids (P") d'un volume égal d'huile sera w/', et l'on aura
(P')~rY/'' (F)
On calculera donc la densité cl du corps si l'on a déterminé à l'avance la densité cl' de l'huile dont on se sert.
Densité des liquides. — Il y a trois procédés généraux, qui correspondent aux précédents..
I. On suspend au plateau d'une balance, par un (il mince, une masse quelconque, par exemple une sphère de verre, et on l'équilibre (Jig. i45, p. i34).
On la plonge dans le liquide à zéro dont on cherche la densité, et Ton rétablit l'équilibre en ajoutant dans le plateau qui la porte un poids (P); c'est le poids d'un volume de liquide égal à celui de la sphère plongée.
On essuie cette sphère, et l'on répète la même opération dans l'eau ; on obtient le poids (P') d'un volume d'eau égal à celui de la masse plongée. La densité est
Pour avcir la densité exacte, il faut se rappeler que le corps suspendu f.èse dans l'air vd — t'a, dans le liquide vd — vjt, en désignant par x la densité cherchée. La différence, ou fx — va, représente la valeur dans l'air du poids (P) qui rétablit l'équilibre, ou (P)(i — ç ); donc
Pour l'eau à zéro, on a
et en éliminant i^, on trouve la Valeur de x :
^(PI i (P)-(P^),
II. On se sert d'un petit flacon à goulot mince (/r'g, 148), fermé par un bouchon tubulairê terminé en pointe fine; on l'équilibre dans une balance ; on l'emplit ensuite de liquide, et l'on trouve une augmentation de poids égala (P); c'est le poids du liquide enfermé dans le flacon. Dans l'eau, on
trouve (P').
Le rapport de (P) à (P') exprime la densité brute. La correction se fait comme dans le cas précédent.
Fîg. ij8. Fig. 1^9.
fp
If
in. L'aréomètre de Fahrenheit {fi^^. 149) est tout semblable à celui de Nicholson ; la seule différence est que le contre-poids est fixe et ne porte pas de plateau. On le pèse d'abord dans une balance, il a un poids a ; on le plonge ensuite dans le liquide, et l'on y ajoute un poids p pour produire l'affleurement; alors l'appareil pèse a -»-/.>, et puisqu'il est en équilibre, ce poids est celui du liquide déplacé.
En répétant la môme expérience avec l'eau, il. faut un poids additionnel
/>'; a -h p' est le poids d'un volume d'eau égal à celui de l'aréomètre, et
l'on a
Aréomètres à volume variable. — Les aréomètres de Fahrenheit et de Nicholson gont disposés de manière à s'enfoncer toujours d'une même quantité dans les liquides, ce sont des appareils à volume constant; on les charge d'ailleurs de poids différents pour obtenir le même affleurement dans les divers liquides, ils sont donc à poids variables. On a construit d'autres aréomètres avec des conditions inverses, à volume variable et à poids constants. Ce sont des tubes de verre lestés dans le bas jwr
Fi(j. i3o. Fig. i5i.
ut-