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CHAPITRE II. —LOI DE DTULONG

y. — LOIS DES CHALEURS SFËCmaUES DES SOLIDES ET DES UQUIDES.

En s'échaufiFant de i degré, l'unité de volume d'un corps se dilate de X, son coefficient de dilatation, et absorbe une quantité de chaleur r/c, c étant la chaleur spécifique et d la densité.

Cette dilatation est un travail déterminé par une force vive absorbée ^fE, E étant l'équivalent mécanique de la chaleur. Il y a nécessairement une relation entre cette cause, l'absorption de la force vive, et cet effet, la dilatation. Examinons donc la chaleur spécifique.

Loi de Dulong. — On a expliqué au Chapitre I**", page 108, comment on mesure les chaleurs spécifiques des corps. En employant ces procédés, Dulong fut conduit à énoncer la loi suivante :

Le produit AC de la cimleur spécifique par V équivalent chimique A (Cun corps simple quelconque est un nombre constant.

Le nombre A représentant le poids d'un atome, AC est la cfwlcur spécifique atomique^ c'est-à-dire la chaleur nécessaire pour échauffer de i degré un atome de tous les corps simples. La loi précédente peut donc se traduire ainsi :

Il faut une même quantité de chaleur pour échauffer également un alome de tous les corps simples.

L'importance évidente de cette loi a engagé M. Regnault à exécuter une longue et remarquable série de mesures de la chaleur spécifique des divers corps simples ou composés. Voici comment il a procédé.

Appareil de M. Regnault. — On échauffe le corps sur lequel on veut opérer, au milieu d'une étuve C [fig. i53), dont \di^fig. i53 bis représente une coupe séparée. Elle est divisée en trois compartiments concentriques. Le premier est un cylindre LGEF qui est fermé à sa base par un double registre que Ton ouvre ou qu'on ferme au moyen d'une poignée I, et à son sommet par un bouchon qui soutient un thermomètre fixe F. Le deuxième DD reçoit par un tube H un courant de vapeur qui lui est envoyé par un alambic A et qui, après avoir circulé tout autour du tube central, arrive dans un manchon BB destiné à empêcher le refroidissement de l'étuve, et vase condenser dans un serpentin 0. Dans le tube central LF, on voit en E une petite corbeille formée par deux cylindres concentriques de toile de laiton, entre lesquels on dépose le corps à étudier ; le thermomètre fixe occupe la partie centrale, et la corbeille est soutenue par un fil de soie G qui traverse le bouchon F et vient s'accrocher à un bouton disposé à cet effet.

iki LIVRE II. — DE LA CHALEUR.

Pour empêcher la chaleur de l'étuve de se transmellre aux autres parties de l'appareil, elle repose sur une boite à eau KK doublée de litige et

percée d'un canal vertical au-dessous de GF. L'espace compris entre la boite KK et l'écran P demeure ainsi à la température de l'air. Le calori-

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