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4. La neige recouvre et protège nos prairies et nos pâturages. Elle engraisse la terre ; au point que toutes autres choses égales d’ailleurs, plus il y a de neige, plus la récolte sera bonne.
à. Les longues gelées de nos hivers travaillent la terre, et l’ameublissent de telle sorte qu'un labour ordinaire fait autant d'effet, en Canada, que deux ou trois labours en Europe.
6. La Belgique est considérée, avec raiscn, comme le jardin de l'Europe. Or, règle générale, ce qui mürit en Belgique, mürit également dans notre province On peut dire la même chose de l'Ecosse. De plus, :ous n'avons pas les vents perçants de ces pays, qui nuisent tant aux herbages et qui pénètrent juxqu’aux os pendant plusieurs mois de l’année.
7. Soyons justes ; mais sachons conduire nos travaux de manière à tirer parti du climat. Soyons intelligents, actifs et prudents, Bénissons la Providence. Acquittons-nous, envers Elle, du tribut de reconnaissance qui revient à Dieu pour toutes les sources de richesses agricoles, encore trop inexploitées, malheureusement, dont il a comblé ce pays.
8. EGouTTER.—Une terre qui n’est pas bien égouttée, soit naturellement, soit artificiellement, ne produira jamais une récolte abondante, quels que soient les autres soins qu'on pourrait y apporter.
9. Une terre s'égoutte naturellement quand il ne reste jamais d’eau, dans le fond des raies, entre les planches, vingt-quatre heures après les plus fortes pluies. On dit
Résumé.—4, 5, Compensations : neige, gelées.—6. Le Canada comparé à la Belgique et à l'Ecosse.—7. Qualités nécessaires au succès en agriculture.—8, Egoutter ; son importance. —9, Egouttement naturel (sol permeable).
alors que le sous-sol est perméable à l’eau ; c'est-à-dire que la couche de terre, en-dessous du labour, laisse passer toute l'eau qui traverse /e so/, ou la couche labourée,.
10. Toutes les terres qui ne remplissent pas ces conditions ont besoin d'égouts artificiels, Elles sont appelées imperméables.
11. Trois choses sont indispensables à la germination des semences: la chaleur, l'air, l'humidité. Mais pour que la chaleur et l'air puissent pénétrer la terre, le cultivateur devra ouvrir des issues à l’eau qui est de trop. Celle-ci ne demande qu’à sortir. Mais l'humidité nécessaire restera. Ce sont ces issues qui forment les égouts artificiels.
12, Travailler, au printemps ou en été, une terre forte qui est imbibée d’eau, c'est le moyen de faire de /a brique. Plus la terre sera ainsi travaillée, plus elle deviendra dure.
13. La terre forte s’ameublit par la gelée, les labours faits en bonne saison, les hersages, etc. Elle tombe alors plus ou moins en poussière. Si cette poussière est mêlée à une quantité d’eau, elle se transforme en vase, que la chaleur durcira bientôt, presque autant que la pierre.
14. Les plantes se trouveront ainsi emprisonnées et étouffées dans cette espèce de ciment, et pourront à peine y vivre. Les plus faibles y périront sans aucun doute. Les égouts sont donc tout à fait indispensables dans les terres fortes.
RÉSUMÉ, — 10, Sols imperméables ; égouts artificiels. — 11. Germination des plantes; conditions, pourquoi égoutter,— 12. Danger de travailler au printemps une terre forte très mouillée.— 13, Comment s’ameubiit une terre forte; ce qui la durcit.—14, Mauvais effet sur les plantes.
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15. Une terre imbibée d’eau restera froide. La chaleur du soleil, en réchauffant la surface, fera évaporer une partie de l’eau que contient le sol. Üette forte évaporation refroidira grandement la terre. Le sol restera donc froid, aussi longtemps quil contiendra un excès d’humidité et que l’évaporation se continuera.
16. L'excès d’eau dans le sol remplit tous les vides qui se trouvent dans la terre. Elle empêche l'air d'y pénétrer. Les terres mouillées, étant privées de chaleur et d'air, resteront à peu près stériles, tant qu’elles ne seront pas bien égouttées,
17. Pour qu’une pièce de terre s’égoutte bien, il faut que les dernières raies soient droites, nettes, qu'elles aient un peu de chute vers les rigoles; que les rigoles coupent ou saignent les raies dans les parties basses de la pièce et se vident dans les fossés ; enfin, que les fossés soient plus creux que le fond de la rigole et bien nettoyés jusqu’à leur décharge.
18. Sur combien de terres dans notre pays ces conditions sont-elles remplies ? Combien de levées de fossés, non étendues, sont couvertes de mauvaises herbes, et servent de refuge aux insectes les plus nuisibles ?
19. Ces levées non étendues font perdre autant d’excellente terre; elles exposent les fossés et les décharges des rigoles à se remplir.
20. Combien de raies r9n débourrées et plus basses. que les rigoles ? Combien de rigoles plus basses au milieu de la pièce qu’à leur entrée dans le fossé ? Combien de fossés remplis de terre et d'herbe ?
Résumé. 15. Refroidissement du sol; sa cause. — 16. Ses effets. —. 17. Conditions d'un bon égouttement. — 15. Défauts signalés : levées de fossés non étendues.— 19, Conséquences. — ?0. Défauts dans les raies, rigoles, fossés.
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21. Combien de labours d'automne restent couverts de glace pendant tout l'hiver, faute d’égout, et que produisent des pièces de terre dans de semblables conditions ?
22, Quand vous faites des fossés, donnez-leur un fort talus. La largeur du fossé à = l'ouverture devrait toujours Fc, 1.—Fossé bien fait. être du double de la pro-
fondeur, afin d'empêcher que la terre ne s'éboule. Une largeur de pelle est ordinairement suffisante au fond ;
car la pression de l’eau dans un chenal étroit lui permet de s’écouler plus vite. Le fossé ainsi fait est plus facile à entretenir,
28. Il est assez 7 Z 777, vaxe de trouver les ////, levées de fossés étendues. Elles sont fréquemment de 18 pouces plus hautes que la pièce, et couvertes de mauvaises herbes, dont les semences muürissent et se répandent au loin. À l’endroit où les rigoles joignent le fossé, la levée est encore plus haute. Ce poids de terre sur le bord du fossé fait souvent qu'il s’'éboule. De plus, comme il faut jeter très haut les curures, celles-ci reviennent en partie dans le fossé et obstruent presqu'aussitôt le passage de l’eau.
24. En attelant deux chevaux l’un devant l’autre, on peut labourer toute la levée du fossé ; puis, après avoir
Résumé.— 21. Défauts dans les labours d'automne et conséquence.— 2?. Fossés; leur largeur, profondeur, fond, — 23. Levées de fossés ; défauts à corriger. — 24, Levées et fossés améliorés.
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hersé, pour briser les mottes, on peut étendre cette terre à la pelle sur les planches voisines, ou la charroyer plus loin au tombereau, ou bien la mélanger aux tas de fumier. Cependant la meilleure manière d'étendre ces terres est au moyen de la pelle à cheval, avec laquelle on les transporte très rapidement dans Les bas-fonds ou sur le milieu des pièces. En répétant ces labours deux ou trois fois, on arrivera à labourer jusque dans le fond du fossé ; on l’élargira et on enlèvera toutes les terres
ÿ 25, Les fossés | ‘ ainsi faits ne sont LL LL plus exposés aux Fic. 3.—Fossé labourable jusqu’au fond. éboulis. On les entretient très facilement au moyen d’une raie de charrue, et d’un nettoyage à la pelle. De plus, la terre peut se cultiver et se nettoyer jusque dans le fond du fossé. 26. La gravure No 4 représente une excellente pelle à cheval, dont le prix est de $10 à $12, selon la gran-
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Fic. 4.—Pelle à cheval.
deur. Les dimensions ordinaires sont de 30 à 34 pouces de largeur, de 86 à 40 pouces de profondeur et de 12 à 13 pouces de hauteur. Les côtés sont en bois franc, de
Résumé.—?5, Facilité d'entretien, — 26. Pelle à cheval, dimensions, emploi, prix, etc.
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