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14 pouce sur 12, et de 6 à 64 pieds de longueur, y compris les mancherons. Le fond est fait d’une plaque de fer, et encore mieux d'acier, fortement vissée aux côtés. De bonnes ferrures, rivées à la plaque du fond et solidement clouées aux dessus des côtés, s'étendent jusqu'aux mancherons. Tout cultivateur adroit, aidé d’un forgeron, peut se faire cet instrument avec beaucoüp d’économie; il lui servira non-seulement à étendre les levées de fossés, mais également à arrondir son chemin, aplanir les buttes dans ses champs, etc.
27. On trouvera également, dans le marché, d’excellentes pelles à cheval, toutes en acier, qui sont plus durables que celles partiellement en bois. Le prix en est de $10 à $12 selon la grandeur.
28. Le meilleur temps pour nettoyer ou curer les fossés est à l'automne, quand ils contiennent un peu d’eau. La terre se travaille alors plus facilement et on peut mieux suivre le niveau de l’eau. Si ces travaux éfaient
Résumé.—?7, Pelle à cheval; dimensions, emploi, prix, etc.— 28. Quand nettoyer les fossés.
CE | pe faits plus tôt, on s’exposerait à les voir se couvrir d’herse, ce qui retarderait le passage de l’eau, à l'automne et au printemps.
29. Les terres, ou curages, prises au fond des fossés sont généralement très riches. Etendus sur les prairies, ou sur les pâturages, à l'automne, ces curages ont presque autant d'effet que le fumier. Il ne faut donc pas négliger cet épandage des curages. Autrement, au lieu d'être utiles, ils deviendraient nuisibles, et encombreraient la levée des fossés.
30. Trop souvent, dans nos anciennes paroisses surtout, il existe bien des fossés de travers et de refentes qui sont de trop. De bonnes rigoles remplaceraient avantageusement la plupart de ces fossés, et permettraient d’allonger et d'élargir ces pièces, ce qui en faciliterait grandement l’ameublissement,
31. Règle générale, les pièces peuvent avoir 3 arpents de long, sur autant de largeur. On évite ainsi la construction et l'entretien de bien des ponceaux (petits ponts), on perd bien moins de terrain, et on sauve beaucoup de temps dans les labours et les hersages, puisqu'on tourne sur les abouts bien moins souvent.
32. Aussitôt qu'une pièce de terre est labourée, et avant que l’on en commence une autre, on devrait se hâter d'en nettoyer les rigoles. Si la pluie tombe, en abondance, avant que la pièce soit bien égouttée, l’eau, en lavant le guéret et en détrempant la terre, fera un grand dommage.
Résumé.— 29. Utilisation des curages.— 30. Avantage d'agrandir les
pièces de labour. — 31. Dimensions à leur donner. — 32. Quand faire les rigoles.
l'herbe, 833. Un bon nombre de cultivateurs font leurs rigoles RONA uniquement à la pelle. Souvent elles sont très croches.
On devrait toujours ébaucher les rigoles par deux silfossés lons de charrue aussi droits que possible. Ces sillons rairies, doivent être faits absolument comme si l’on tirait une nt pres- dernière raie, entre deux planches. On faciiite ainsi le onc pas travail à la pelle, qui se fait beaucoup plus rapidement ; au lieu on redresse ses rigoles, et on leur donne une pente plus -ombre- uniforme.
34. Une fois les rigoles bien tracées dans un champ, ses surrefentes ceralent permeten faci- FiG. 6.—Charrue à double versoirs,
la charrue à double versoir nettoie les rigoles et les il ATDEnS raies plus rapidement et mieux que la charrue ordinaire. il la cons- de | : h k 85. Dans le but de mieux égoutter leurs terres fortes, || a ie) d un bon nombre de cultivateurs font encore des planches | de - bien trop étroites. Les planches de 5 à 6 pieds de larbo geur ne sont nécessaires que dans des terres excessivepurée, et evrait se mbe, en ée, l’eau,
| fera un WW TN Fire. 7,—Raie bien tirée et labour hien fait.
ment fortes. Règle générale, dans ra plupart des terres fortes, il suffit de faire des planches de 10 à 15 pieds de
grandir les Quand faire
RÉSUMÉ.— 33. Défauts signalés et remède, — 34. Entretien des rigoles. — 35, Largeur à donner aux planches.
largeur, pourvu que les rigoles soient nombreuses, que les raies soient nettoyées avec soin, et les fossés, en ordre.
86. La figure 7 représente une raie bien tirée, entre deux planches. Les deux derniers sillons seulement de chaque planche sont indiqués. La ligne 4 montre la hauteur du sol avant qu'il soit labouré ; la ligne b b donne le niveau du fond du labour, et la cavité c est faite dans le sous-sol, avec la charrue ordinaire, ou, encore mieux, avec la charrue à double versoir, de manière à bien égoutter le fond du labour.
37. On appelle égouts superficiels, les égouts faits au moyen de fossés ouverts, de rigoles et de raies entre les planches, parce que ces égouts ne dessèchent que la surface du sol, ou la partie labourée.
88. Les égouts superficiels ne sont que partiels. Ki la pluie est excessive, la terre reste mouillée et froide, et les récoltes peuvent en souffrir grandement.
39, DRAINAGE.—Le drainage consiste à faire, à une profondeur de 8 ou 4 pieds, et plus, des canaux en bois, en pierre, ou en briques creuses et arrondies ayant la forme de tuyaux. Ces canaux sont recouverts d’abord d’écorces, ou de branches, de joncs, ou de petits cailloux, etc., puis d'assez de terre pour que l’on puisse labourer profondément par dessus.
40. L'opération du drainage est coûteuse. Son succès demande des connaissances particulières, et des soins minutieux dans l’exécution. Il ne faudra donc pas commencer le drainage sans être sûr de le mener à bonne fin.
RÉsuMÉ, — 36. Raie bien tirée. — 37. Egouts superficiels. — 38, Leurs inconvénients, — 39. Drainage ; description. — 40. Précautions à pren ‘re.
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