ALTO
Le violoncelle s'écrit en clef de fa, et, pour les notes élevées, en clef à'ut, quatrième ligne. Il est également accordé, par quintes, une octave au-dessous de l'alto. Ses cordes se nomment: lx% 3% 2<= et r^ corde, ou ut, sol, ré, la.
On devra éviter l'emploi simultané des notes produites par la
A, VIOLON. — B. ALTO. — C, VIOLONCELLE. — D, CONTREBASSE. — E, ArCHET.
DÉTAILS DES INSTRUMENTS. 1, table. 2, les f. 3, chevalet. 4, cordier ou tirette. 5,boutnii.
6, éclisses. 7, manche. 8, talon. 9, touche. 10, silet. il, chevilles.
12, corde la (violoncelle et alto), mi (violon^, la (contrebasse).
13, corde ré — la — ré —
14, corde sol — ré — sol
15, corde ut — sol —
16, volute.
198 PETITE E.NCYCLOrÉDIE MUSICALE.
même corde et qui sont impossibles sur l'alto. Elles le sont également sur le violoncelle à l'octave inférieur.
Autrefois, on se servait très peu du violoncelle, en dehors de ses fonctions d'instrument donnant la basse de l'harmonie. Maintenant on lui confie volontiers des phrases mélodiques, auxquelles son timbre pénétrant excelle à donner une expression poétique et passionnée.
Les violoncellistes modernes sont d'ailleurs si habiles et d'une virtuosité si sûre, que l'on peut écrire pour le violoncelle les traits les plus rapides et les plus difficiles, à condition pourtant qu'on le fasse rester dans son étendue normale :
On avait jadis l'habitude, peu logique, d'écrire le violoncelle en clef de sol, a partir de 1'//^ aigu de la clef de fa (37). Il en résultait que la note produite était souvent une octave au-dessous de la note écrite, on a réformé cet abus . On emploie aujourd'hui la c\ef à' ut, quatrième ligne, pour les notes (élevées) à lignes supplémentaires, et la clef de sol pour les notes sur-aiguës. Chaque note est donc bien à sa place.
Le violon, l'alto et le violoncelle peuvent donner, outre leurs sons naturels, ce que l'on appelle les sons harmoniques. On les obtient en effleurant la corde du doigt, et les notes qui en résultent, différentes selon la position de ce doigt sur la corde, peuvent être à l'octave, à la douzième, à la double octave supérieures de la note effleurée. L'emploi de ces sons est principalement réservé aux solos ; on ne s'en sert qu'assez rarement dans les parties d'orchestre.
La contrebasse est écrite en clef de fa. Il n'y a que cent soixante ans à peu près que la contrebasse fît sa. première apparition à l'orchestre de l'Opéra, dans les Fastes
de l'été, par Monteclair (1716). On ne se servait même que d'un seul de cet instrument, pour renforcer la partie de basse des chœurs et appuyer les forte.
Maintenant, la contrebasse fait partie de tous les orchestres. C'est un instrument indispensable; à l'église même il a remplacé le serpent du lutrin, heureusement tombé en désuétude.
Il y a deux espèces de contrebasse : la plus ancienne à trois cordes et l'autre, toute moderne, à quatre cordes.
Cette dernière est incontestablement supérieure, tant pour son étendue que pour la facilité d'exécution dans les traits rapides, à l'ancienne, qu'elle est destinée à faire oublier complètement.
On pourrait cependant tirer bon parti de l'emploi simultané de ces deux espèces d'instruments par la combinaison des sons fournis par leurs cordes à vide.
La contrebasse à trois cordes est accordée par quintes :
La contrebasse à quatre cordes est accordée par quartes
Les sons de la contrebasse se produisent à l'octave inférieure de la note écrite.
Instruments à vent.
Dans l'orchestre symphonique, il existe deux sortes d'instruments à vent :
1° Les instruments naturels, qui donnent la note telle qu'elle est écrite : ce senties flûtes, hautbois, bassons et la clarinette en
ul (dont on ne se sert plus que très rarement), les trompettes en
ut, les trombones et l'ophicléide.
2° Les instruments transposûeurs, qui ne donnent pas la note
telle qu'elle est écrite : ce sont les clarinettes en la et en si bémol, ainsi nommées parce qu'elles sont accordées l'une une tierce, l'autre une seconde au-dessous du ton normal ut ; la clarinette basse, le cor anglais, les trompettes (sauf celle en ut), les cors, qui, au moyen d'un tube allongeant ou diminuant la colonne d'air et abaissant ou haussant d'autant la tonalité de l'instrument, font entendre à l'oreille un autre son que la note écrite. Le tube de rechange se nomme lui-même : ton.
Instruments en bois.
La flûte est le plus aigu des instruments à vent. Elle peut exécuter les traits les plus brillants, les plus rapides et les plus disjoints, aussi bien que les mélodies les; plus larges et les plus expressives. Elle est écrite en clef de sol; en voici l'étendue :
Cependant nous devons faire observer que, grâce au perfectionnement introduit par le système Bœhm, la flûte a gagné deux demi- tons au grave {ut, ut #).
Ce n'est qu'à partir de sa seconde octave que la flàte doit être employée, dans le forte, pour être bien entendue ; en revanche, dans les phrases douces et piano, les notes graves ont une couleur poétique et mystérieuse qui fait merveille dans les solos.
La petite flûte, que les Italiens appellent p?cco/o ou ottavino, est accordée une octave au-dessus de la grande flûte.
(^1) ^ ^ mi
Note écrite ^^^^<>=| Effet produit ^
A, GRANDE FLUTE. — B, PETITE FLUTE. — C, CLARINETTE. — D, HAUTBOIS — E, BASSON. — F, ANCHE DE CLARINETTE. — G, BEC DE CLARINETTE. — H, BEC DE CLARINETTE AVEC ANCHE. — I, ANCHE DE HAUTBOIS.
202 PETITE E>XYCLOI'ÉDIE MUSICALE.
Pour qu'elle soit entendue dans un forte d'orchestre il ne faut écrire qu'à partir de ce ré, première note de la seconde octave.
Elle a, du reste, la même étendue que la grande flûte.
Hautbois. — Tout le monde connaît le timbre particulier du hautbois, qui imite celui de la musette. Aussi cet instrument est-il souvent appelé à exprimer des motifs champêtres. Il excelle cependant aussi à rendre les phrases langoureuses et tendres, même les chants religieux.
Son étendue pratique, sur la clef de sol, est :
Cor anglais. — Par le timbre, aussi bien que par la position qu'il occupe sur l'échelle des sons, le cor anglais est exactement au hautbois ce que, dans la famille des instruments à cordes, l'alto est au violon.
Ecrit en clef de sol, comme le hautbois, dont il possède l'éten due, il produit le son à la quinte juste inférieure de celui-là.
A- / Effet produit . 7>) '-
Il faut donc, pour le lire, supposer mentalement la clef d'wf, deuxième ligne.
D'un timbre plus mystérieux, plus plaintif que le hautbois, le cor anglais, dans les solos principalement, excelle à exprimer les idées mélancoliques et tendres.
Meyerbeer, àd^ns Robert le Diable; Rossini, dans l'ouverture de Guillaume Tell^ et Halévy, dans la Juive, en ont fait un admirable emploi.
Clarinettes. — Il y a trois sortes de clarinettes à rorcheslre : la clarinette en ut, la clarinette en si bémol qï la clarinette en la.
La première de ces clarinettes était la seule qu'employaient nos pères ; la rudesse et la vulgarité de son timbre l'ont fait abandonner. On ne se sert plus, généralement, que des deux autres clarinettes : la clarinette en si bémol, pour les tons bémolisés, et la clarinette en la, pour les tons diésés. Il arrive même souvent que les clarinettistes habiles ne se servent que de la première et transposent constamment pour n'avoir pas à changer d'instrument.
C'est un abus contre lequel il faut protester ; car, outre la présomption assez naturelle que le compositeur a eu des raisons pour indiquer l'emploi de tel instrument préférablement à tel autre, nous remarquerons que la clarinette en la possède au grave une note de plus que la clarinette en si bémol {ut #, ré l> enharmoniquement), note dont l'usage est très fréquent dans la musique moderne, et que la mauvaise habitude des exécutants forcerait à transposer à l'octave supérieure.
Sauf ces réserves, convenons cependant que le timbre de la clarinette en si bémol est plus doux, plus expressif, plus fécond en effets de toute nature que celui des autres instruments de la même famille.
La clarinette en si bémol se lit mentalement sur la clef d'ut, quatrième ligne.
Si on se sert de la clarinette en la, lire mentalement sur la c\eî d'ut, première ligne. Grkce aux perfectionnements apportés par le système Bœhm à la facture des intruments en bois, la clarinette peut exécuter facilement les passages les plus ardus et les plus accidentés ; elle excelle dans les tenues, les contrepoints d'accompagnement et les chants un peu larges. Ses sons graves, que l'on appelle sons de chalumeau, produisent un magnifique effet dans les scènes dramatiques.
L'étendue de la clarinette :
-i / Il
donne, en notes réelles, pour la clarinette en si bémol
SI
et pour la clarinette en la :
5^11 n'jl II
Clarinette basse. — La clarinette basse, assez peu usitée, est cependant susceptible, par la nature de son timbre solennel et sombre, de certains effets caractéristiques, pour la production desquels elle ne saurait être remplacée par aucun instrument. Dans les Huguenots et le Prophète, Meyerbeer en a tiré un parti merveilleux.
La clarinette basse, en si bémol ordinairement, est accordée à l'octave inférieure de la clarinette ordinaire. — Exemple :
"Effet pr
3uit .^' ^'^
Le basson est aussi indispensable, dans un orchestre, que la clarinette. Comme elle, il est utilement employé dans les tenues et dans les batteries d'accompagnement. Il double avec succès les chants de violoncelle et de basse. On l'écrit en clef de fa et en clef d'ut, quatrième ligne, comme le violoncelle. Son étendue est de trois octaves.
Instruments de enivre.
Trois instruments transpositeurs : le cor, le cornet à pistons et la trompette. (Seule, la trompette en ut doit être exceptée de cette classification, car elle produit la note écrite à la place exacte qu'elle occupe sur l'échelle des sons.)
Deux instruments naturels :\e trombone et l'ophicléide.
Cors. — Il y a deux espèces de cors : le cor ordinaire, appelé aussi cor d'harmonie, et le cor à pistons.
Il est difficile de bien écrire pour le cor ordinaire. Sa gamme se compose de notes de diflerentes natures : les unes, que l'on nomme ouvertes, sont produites par la résonance naturelle du tube et par la pression des lèvres dans l'embouchure ; les autres, qu'on appelle bouchées, s'obtiennent à l'aide de la main de l'exécutant, introduite dans le pavillon. Elles n'ont pas d'homogénéité avec les notes ouvertes et n'arrivent pas toujours à une émission parfaite. Ce n'est donc qu^avec circonspection que l'on doit les employer.
Les notes ouvertes sont les suivantes :
rt -. f'ii.
Comme nous l'avons dit plus haut, le cor est un instrument transposiieur — il n'a jamais d'accidents à son armure — c'est le ton (le tube de rechange) indiqué en tète du morceau qui lui donne sa gamme réelle.
Les meilleurs tons à employer pour le cor d'harmonie' sont les suivants :
Si ïf bas n ^^^) n LM
(Lire en Clef d'Ut, 4« li
gne, à la 9' maj. grave de la note écrite.)
Eflet lôul.
Dï
PETITE EXCYCLOPÉUIE MUSICALE.
(Lire en Clef de Sol, l'octave grave de la note écrite.)
E (Tel réel . ^S
ilZ)
Ré (Lire en Clef d'£7,3« ligneà la 7' min. grave de la note écrite.)
f'.fll
Effet rcp|.
3Ii ^ et Mi ^ (Lire en' Clef de Fa, i' ligne, à la sixte majeure ou mineure grave de la note écrite. 1
Effatre'ol;
Fa (49^ (Lire en Clef A'Ut, 1' ligne. -Q à la quinte grave de In "/*7 i^ note écrite.) tT '
EK'et rccl.
Sol (Lire en Clef de Fa, 3 gne, à la quarte grav de la note écrite.)
, (40) rave yJ
Elfei réel.
Les tons de la et de si b aigu doivent être évités, à moins de n'employer pour eux que les notes graves et du médium.
Le cornet à pistons est très usité dans les orchestres modernes, malgré l'extrême vulgarité de son timbre ; mais il est d'un usage facile, c'est ce qui peut expliquer et excuser sa vogue. Jamais, de l'avis des musiciens sérieux, il ne peut remplacer la trompette, avec laquelle, pour des oreilles délicates, il n'a aucune analogie. — Aussi devrait-il être banni de tout orchestre bien organisé et remplacé par la trompette à pistons, qui, par l'ampleur du son et la noblesse du timbre, a sur lui une incomparable supériorité.
Trois tons sont usités pour le cornet dans l'orchestre symphonique : si bémol, la bémol et la naturel.
Cet instrument est toujours écrit sur la clef de sol. Voici son étendue :
La trompette ordinaire, écrite en clef de sol, comme le cornet, est, par malheur, délaissée aujourd'hui. Nous convenons volontiers qu'elle est difficile et scabreuse ; mais, comme nous le disions tout à l'heure, pourquoi n'emploie-t-on pas la trompette à pistons? On se prive ainsi d'une excellente sonorité, bien franche et bien nette, que le cornet ne peut remplacer.
Les tons usités, pour la trompette, sont : Ut, ré, mi t], mi \f, fa.
Etendue ^ 1>0 ^33=
Le trombone, l'instrument sonore par excellence, est la basse naturelle de la trompette. Malgré son- timbre mâle et puissant, il offre de telles ressources qu'on en peut tirer les effets les plus variés et les plus dramatiques, même dans les pianissimo. On se sert du trombone à coulisse dans les théâtres et dans les concerts, mais le trombone à pistons est usité dans les orchestres militaires. Ce sont presque les équivalents du cor ordinaire et du cor à pistons.
On se servait autrefois de trois espèces de trombones : le trombone alto, que l'on écrivait en clef dJut, troisième ligne ; le trombone ^e/zor, clef d'î<?, quatrième ligne elle ivombone. basse clef de /Î2. Chacun de ces instruments ayant sa position naturelle, au premier étaient réservées les notes aiguës ; au second, les notes du médium ; au dernier, les notes graves. On n'a gardé de cette famille que le trombone ténor, auquel sont dévolues indistinctement les parties graves, intermédiaires ou aiguës.
A, COR d'harmonie. — B, COR A PISTONS. — Cf, ALTO. — D, SAXOPHONE. E, SAXHORN BASSE.
A, CORNET A PISTON. — B, BUGLE OU TROMPETTE A CLEFS. — C, OPUICI.ÉIDE. D, TROMBONE A COULISSE. — E, TROMBONE A PISTONS.
Ordinairement le troisième trombone est écrit en clef de /a, le deuxième et le premier en clef d'ut, quatrième ligne.
. Etendue (17). jl. ^ '^f ^ ^^ )
Ténor
L'ophicléide occupe dans la famille des cuivres la place des contrebasses dans la famille des instruments à cordes. — Malheureusement son timbre est lourd, pâteux; sa justesse n'est pas irréprochable et il n'offre pas aux trombones, auxquels il est généralement accouplé, une basse suffisamment homogène. — Son étendue est la même que celle du basson. (Voir l'exemple, p.20i.)
Instruments à percussion.
Timbales. — Le premier de tous ces instruments, le seul qui donne une note appréciable sur l'échelle des sons, le seul, en un mot, qui soit musical, ce sont les timbales.
Deux caisses de cuivre, de forme circulaire, à fond concave, recouvertes d'une peau mise en vibration par la percussion de deux baguettes garnies, à leur extrémité, de peau ou d'épongé, forment l'ensemble de cet instrument. On peut, grâce à des clefs qui tendent la peau ou la distendent, obtenir une octave chromatique.
>^-' . , . .. 4>^fe<>-^'=â;r o '^^ ï^i^
Les compositeurs modernes emploient souvent trois et même quatre timbales.
On indique au commencement du morceau les notes que doivent faire entendre les timbales. Quand on change ces notes, il faut laisser une assez notable quantité de mesures de silence, pour que le timbalier puisse faire manœuvrer les clefs qui opèrent le changement.
Grosse caisse et cymbales. — La partie de grosse caisse se joint ordinairement à celle des cymbales. On les écrit sur la clef
de fa et, pour indiquer que les deux parties sont connexes, on met à la note une queue en haut et une en bas.
Le tambouF) le triangle, etc., s'écrivent sur la clef de sol.
Pour la tablature de la partition, les modernes ont adopté l'ordre que nous allons transcrire :
La grande flûte.
LsL petite flûte. On place celle-ci au second rang, parce qu'étant déjà à l'octave de la grande flûte, elle est moins sujette que celle-ci à avoir besoin de lignes supplémentaires.
Les hautbois.
Les clarinettes.
Les bassons.
Les cornets à pistons.
Les trompettes.
Les cors, sur deux portées, s'il y a quatre cors (1" et 2% 3* et k^) ; avoir soin, à chaque page, de répéter le ton dans lequel les cors sont écrits, pour la facilité du lecteur.
Les, tjwnbones, sur deux portées (1" et 2% 3^).
Les tambour, triangle, timbre^ etc.
Les timbales.
La grosse caisse et les cymbales.
Le premier violon ) unis par une accolade et désignés quel-
Le deuxième violon ) quefois par un W.
Valto.
Ici l'on place les voix : soli, chœurs, etc.
Le violoncelle \ le plus souvent réunis par une accolade sous
La contrebasse \ le titre générique : Basses.
Comme exemple de partition d'orchestre, nous donnons ici les premières mesures de la marche du Prophète, de Meyerbeer.
Tempo di Marcia' Maesloso a -- ' ' '
■Flûtes.
P.lcFIuie.
Hautbois.
Clarinettes eiiSib.
Bassons.
• Cors; en Mi b
Cors cil Si !> grave.
Trompettes
à Pistons
en Ml'?.
^Cuniets • a Pistons .
en Si b>
Trombones
et ^ .
OpViieleide.
û Timbales en Mi 1; Re'-Sil>. ,
Cymbales. .
" et .
G.- Caisse.
^^fitëk^m
Vs".r^'fPJ^
^2 ,flTi-f't
Violoncelle et C'Basse.
éMU^dM^^M^
^^jTtLJ.
iîU^
^Ttt
^ jié/s
:iN=«t
rtf^
iJl^
fe;
=BtBC
Me^erbeer^Ze P/'0/)Aèze-{Marclie du Saere.)
11 y a deux espèces de bandes militaires (pour employer l'expression italienne) : la musique d'hai-mom'e et la fanfare. Elles ont toutes deux la même base : les trombones et basses ; mais elles diffèrent, en ce sens que la première possède des mslruments en bois et que, dans la seconde, il n'existe que des instruments de cuivre.