‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 20 sur 97 · ALBRECHTSBERGER — ANFOSSI · texte numérisé non relu

ALBRECHTSBERGER — ANFOSSI

ver à chacun sa couleur propre sur le même instrument, tant étaient grandes les ressources de sonorité de son jeu admirable. Chaque année, le maître donne encore aujourd'hui des séries de matinées qu'il intitule Petits Concerts, où il est l'unique interprète, et qui sont des merveilles de goût et d'érudition musicale. Son œuvre, considérable, se compose, en majorité, de musique de piano, d'une saveur typique et originale.

ALLEGRI (Grégoire), illustre compositeur de musique religieuse, né à Rome vers 1560. Son ouvrage le plus célèbre :est un Miserere, que l'on exécute encore chaque année à Rome, à la chapelle Sixtine. Il était défendu, sous peine d'excommunication, de copier ce chant religieux. Mozart cependant le nota, en l'entendant exécuter.

ALTÈS (Ernest-Eugène), violoniste, né à Paris le 28 mars 1830, a publié plusieurs morceaux pour le violon. Il est aujourd'hui chef d'orchestre de l'Opéra.

AMAT (Paul-Léopold), compositeur de chansonnettes et de morceaux légers, dont plusieurs ont eu une grande vogue : la Feuille et le Serment, Où vas-tu, petit oiseau ? etc. Né à Toulouse en 1814, mort en 1872.

AMATI. jNom de famille de luthiers illustres, établis à Crémone aux seizième et dix-septième siècles, et dont les plus fameux furent, le premier, André, et son petit-fils Nicolas, qui eut pour élèves Stradivari et Guarneri. Les instruments sortis de leurs mains sont très rares et excessivement recherchés.

AMBROISE (Saint), évêque de Milan, né en 340, régla et organisa le chant liturgique dans les Eglises d'Occident, en adoptant le système des huit tons de FEglise grecque. On attribue à saint Ambroise le chant du Te Deum.

ANFOSSI (Pascal), célèbre compositeur italien de la seconde moitié du dix-huitième siècle, était élève de Piccini. Ses œuvres les plus applaudies furent : l'Incognita perseguitata, Geloso in cimento, Chi cerca trova, etc. Anfossi a donné également plusieurs pièces de musique religieuse.

ARBAN (Joseph-Jean-Baptiste-Laurem), né à Lyon en 1825, se lit connaître d'abord comme virtuose sur le cornet à pistons, instrument dont il a publié une méthode complète et qu'il professe au Conservatoire. Depuis, M. Arban a dirigé plusieurs orchestres de danse et de concert : au Casino, à Valentino, à Frascati et à l'Opéra, dont il conduisit les bals masqués pendant quelque temps, après la retraite de M. Strauss. On doit à cet artiste une grande quantité de morceaux de danse, composés sur les œuvres en vogue.

ARCADELT (Jacques), un des plus savants musiciens du seizième siècle, originaire des Pays-Bas. 11 a publié nombre de madrigaux, motets, messes, etc.

ARDITI (Louis), violoniste, chef d'orchestre et compositeur, né à Crescentino en 1822, a donné plusieurs opéras et un grand nombre de mélodies et de valses chantées, dont plusieurs, il Baccio principalement, ont joui d'une vogue immense.

ARMIXGAUD (Jules), né en 1823. Violoniste fort habile, il a publié plusieurs morceaux pour violon seul, violon et piano, violon et orchestre, etc. Ses séances de musique de chambre avec MM. Lalo, Jacquard et Mas, sont demeurées célèbres.

ARNE (Thomas-Augustin), musicien anglais très remarquable, né en 1710. Il fit jouer une vingtaine d'opéras : Cornus, Artaxercès, etc.,

et publia plusieurs morceaux de musique de chambre.

ARNOULD (Samuel), compositeur anglais, né en 1740, a donné une cinquantaine d'opéras, plusieurs oratorios et nombre de farces et pantomimes. Mort en 1802, il fut enseveli dans l'abbaye de Westminster.

ARNOULD (Madelelve-Sophie), célèbre cantatrice de l'Opéra, née en 1744, morte en 1802, se fit une grande réputation par son esprit et par son talent. Elle excella dans les opéras de Rameau, dont elle fut l'interprète favorite. Ses meilleurs rôles furent ceux qu'elle interpréta dans Atys, Roland, les Indes galantes, Jrphté.

ARRIETA (Juan-Émile), compositeur espagnol, né en 1823, direc-

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leur du Conservatoire de Madrid et l'un des musiciens les plus féconds et les mieux doués de l'Espagne contemporaine. Il compte à son actif une quarantaine d'ouvrages dramatiques, dont plusieurs, comme Marina, la Estrella de Madrid, etc., ont obtenu des succès retentissants.

ASGHER (Joseph), pianiste renommé et auteur de compositions nombreuses pour le piano. Né en 1829, il est mort en 1869.

ATWOOD (Thomas), compositeur anglais, né en 1767, a composé un grand nombre d'opéras, de morceaux pour piano et d'œuvres religieuses.

AUBER (Daniel-François-Esprit), compositeur français, né à Gaeii le 29 janvier 1782 et mort à Paris, sous la Commune, le 12 mai 1871 . Cet illustre et fécond musicien a exercé une très grande influence par la clarté, le charme et la mélodie que l'on remarque dans la plupart de ses ouvrages.

Ses parents le destinaient au commerce ; mais Auber avait d'autres idées. La musique l'attirait invinciblement et il commença à se faire connaître par quelques romances et quelques morceaux de musique de chambre. Ce fut en 1813 qu'il fit jouer son premier ouvrage, le Séjour militaire, sur cette scène de l'Opéra-Comique qu'il devait tant illustrer plus tard. Cette pièce n'obtint aucun succès, non plus que le Testament et les Billets doux, qu'il donna au même théâtre en 1819. Mais l'année suivante il fit applaudir la Bergère châtelaine, point do départ d'une série ininterrompue de triomphes, dont les plus grands furent : la Neige, le Maçon, Fra Biavolo, le Cheval de bronze, UAmhaS' sadrice, le Domino noir, les Diamants de la couronne, Haydée, etc. A l'Opéra, Auber fit représenter également avec succès : le Philtre, le Serment et la Muette de Portici, son chef-d'œuvre, ouvrage plein de charme et d'énergie dramatique.

Auber fut maître de la chapelle royale sous Louis-Phihppe et do la chapelle impériale sous Napoléon III. Il succéda à Chérubini comme directeur du Conservatoire, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort, l' joignait à une grande science musicale une entente parfaite de la scène et une habileté remarquable dans le maniement des masses chorales et instrumentales. Son jugement était sûr, son esprit très vif et sa bienveillance connue de tous. Auber est mort à quatre-vingt-

jieuf ans, chargé, à juste titre, de gloire et d'honneurs : le nom de ce maître est un de ceux qui honorent le plus l'école française.

AUDINOT (Nicolas-Médard), né en 1730, mort en 1801. D'abord acteur à la Comédie italienne, Audinot prit ensuite la direction du théâtre de Versailles, puis revint à Paris en 1769 et y ouvrit un théâtre de marionnettes, qui obtint une vogue immense.

AUDRAN (Marius), ténor français, né à Aix en 1816. Il obtint ses plus grands succès dans le Chalet, la Dame blanche, le Domino noir, les Diamants de la couronne et le Roi d'Yvetot. En 1863, il fut nommé professeur au Conservatoire de Marseille. On doit à cet artiste excellent un certain nombre d'aimables mélodies.

AUDRAN (Edmond), fils du précédent, est né en 1842. Après de bonnes études musicales à l'École religieuse de Niedermeyer, il alla se fixer à Marseille, où il fit jouer plusieurs opérettes et opéras-comiques, dont un principalement, le Grand Mogol, obtint le plus vif succès. En 1879, M. Audran a donné aux Bouffes les Noces d'Olivette; en 1880, la Mascotte, et en 1882, Gillette de JSarbonne, opérettes qui ont grandement réussi.

AUTERI-MAZZOCCHI (Salvatore), compositeur italien, né en 1845. Son premier opéra, Dolorès, eut un grand succès, en 1873, à Milan.

BACH. Nom patronymique d'illustres musiciens allemands dont les plus célèbres furent :

BACH (Jean-Christophe), né en 1643, mort en 1703. Habile organiste, il composa nombre de pièces vocales et instrumentales, remarquables par leur science harmonique.

BACH (Jean-Sébastien), né à Eisenach le 21 mars 1 68o, mort le 30 juillet 1750 àLeipsick, est un des plus grands génies dont s'honore l'art musical. Il reçut de son frère aîné, Jean-Christophe, les premiers éléments du clavecin et perfectionna ensuite son instruction auprès de

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