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DES COMPOSITEURS, VIRTUOSES, ETC

ABBADIA (Ldigia), cantatrice célèbre, née à Gênes en 1821. Donizetti écrivit pour elle son opéra Maria Padilla. Elle remporta ses plus grands triomphes dans la Sapho de Pacini, la Vestale de Mercadante et VErnani de Verdi.

ABT (François), compositeur allemand, né en 1819, à Eilembourir (Saxe), a publié une grande quantité de morceaux pour piano, de. chansons et romances {lieder). Très populaire en Allemagne par ses chœurs à quatre voix d'homme.

ACHARD (Léon', ténor français, né à Lyon en 1831. Il débuta au théâtre Lyrique en 1854 dans le Billet de Marguerite de Gevaërt. Eu 1862, il entra à l'Opéra-Comique, où il fit de brillantes créations. M. Achard parut aussi à l'Opéra dans la Coupe du roi de Thulé de Diaz et dans plusieurs rôles du répertoire. Enfin, il revint à l'Opéra- Comique (1876) créer le rôle de Frédéric dans le Piccolino de M. E. Guiraud.

ADAM DE LA HALLE, surnommé le Bossu d'Arras, naquit au treizième siècle. A la fois poète et musicien, il composa un grand nombre de chansons, rondeaux, motets, etc., dont M. de Coussemaker a donné une fort belle édition en 1872. Son Jeu de Robin et de Hdariou est le plus ancien opéra-comique qui existe.

ADAM (Adolphe-Charles), compositeur français dont quelques opéras-comiques sont encore aujourd'hui populaires , naquit à Paris le 24 juillet 1803 et y mourut le 3 mai 1856. Admis à quatorze ans au Conservatoire, il étudia l'harmonie avec Reicha, la composition

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avec Boïeldieu et remporta le deuxième grand prix de Rome en 182o. Après avoir écrit plusieurs fantaisies pour le piano sur des opéras en voguC;, composé un certain nombre d'airs de vaudeville, qui le firent j emarquer, il aborda le théâtre avec un opéra-comique en un acte, Piejre et Catherine^ qui fut favorablement accueilli (1829). En moins de quatre ans, huit autres ouvrages suivirent, tant à Paris qu'à Londres, sans succès bien accentué {Banilowa, Casimir, etc.). Ce ne fut qu'avec le P;oscr?7 (1833), et surtoutavec leChalet (1834) eilePostillon deLonu- Jiimeau (1836), qu'Adolphe Adam conquit la juste renommée qu'il possède encore aujourd'hui comme compositeur dramatique de demicaractère. Après ces succès, il donna sur diverses scènes un grand nombre d'ouvrages (une soixantaine environ), parmi lesquels on cite le Brasseur de Preston (1838), la Reine d'un jour (1839), la Main de fer ou le Secret (1841), le Toréador (1849), Giralda ou la JS'ouvelle Psyché{\SoO), le Sourd (1853), à l'Opéra-Comique ; la Poupée de JSuremberQ ci Si fêtais roi {i Soi), le Bijou pei\lu (1853) au théâtre Lyrique ; G/5e//e (1841) et Griselidis (1848), ballets, à l'Opéra ; les Pantins de Violette, aux BoufTes-Parisiens (18o6).

En 1847, Adolphe Adam prit la direction du Théâtre national, onlieprise nouvelle qu'il inaugura avec les Premiers Pas, prologue en collaboration avec Halévy, Auber et Carafa, et il s'y ruina en moins do deux ans. On le nomma alors professeur de composition au Conservatoire. Il était depuis 1844 membre de l'Institut, où il avait succédé à Berton. On doit encore à ce compositeur plusieurs Messes .solennelles et un certain nombre de chants patriotiques, écrits en 1848, chants dont quelques-uns sont restés populaires :Ma?'c/«e rej9»6/zcaine, le Bappel de la garde nationale, le Réveil du peuple de 1794, a Garde mobile, les Pondeurs, les Uorlorjers, l'Enclume, etc. Consulter sur Adolphe Adam ses principaux écrits rassemblés sous les titres de Souvenirs d'un musicien et Derniers Souvoiirs d'un musicien, ainsi que l'intéressant volume que lui a consacré M. Arthur Pougin.

AGAZZARI (Augustin), célèbre compositeur, né à Sienne en do78, mort en cette ville en 1040, publia surtout des œuvres de musique religieuse.

AGOSTIM (Paul), compositeur, célèbre par ses œuvres religieuses, naquit à Yallcrano en lo93 et mourut à Rome en 1629, après avoir f'té quelques mois directeur de la chapelle du Vatican.

AGAZZARI — ALBONI. 11 i

AGRICOLA (Alexandre), célèbre compositeur belge, né en 1460, mort à Valladolid vers 1527. Il fut élève de Jean Okeghem et entra au service de Philippe le Beau, qu'il suivit en Espagne en 1506.

AGRICOLA (Martin), compositeur allemand et théoricien, né en 1486 à Sorau (Silésie), mort en 1556 à Magdebourg, où il exerça le professorat pendant quarante-cinq ans.

AGUIARI (Lucrèce), célèbre cantatrice, née à Ferrare en 1743. Sa voix ne mesurait pas moins de trois octaves.

ALARD (Delphin), violoniste célèbre, est né à Rayonne en 1815. Professeur au Conservatoire de Paris, il a publié une excellente méthode de violon, qui a obtenu le plus grand succès. Ce brillant virtuose, doublé d'un savant musicien, a composé également un certain nombre d'œuvres fort distinguées, pour violon et piano, etc.

ALARY (Jules-Eugèjne-Abraham), compositeur dramatique, est né à Mantoue de parents français, en 1814. Il vint à Paris en 1833, occupa les emplois de chef de chant et de bibliothécaire à la Société de musique religieuse en 1841, et, après avoir donné sans succès au théâtre Italien Rédemption et le Tre Nozzc (IBoO-El), il fut nommé accompagnateur à la chapelle impériale et directeur de musique au théâtre Italien (1 853). La Beauté du diable à l'Opéra-Comique et la Voix humaine k l'Opéra (1861), Locanda gratis aux Italiens (1866) et quelques autres ouvrages sur diverses petites scènes ne réussirent pas mieux que les précédents.

ALBONI (Marietta), l'une des plus célèbres cantatrices de la génération précédente, naquit à Céséna (Italie) en 1823. Vers 1838, étant élève de M""^ Bertalatti, à Bologne, elle eut le rare bonheur d'être assez appréciée de Rossini pour que celui-ci se chargeât de parfaire son éducation musicale. L'illustre maître la fit débuter, en 1843, à la Scala de Milan, dans la Lucrezia Borgia de Donizetti, et bientôt les principales villes de l'Italie, de l'Autriche et de la Russie retentirent du nom de la jeune artiste. Les succès qu'elle obtint à Londres, au théâtre de Covent-Garden (1847) ; à Paris, la même année, aux concerts de l'Opéra, et au théâtre Itahen, consacrèrent à jamais

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sa réputation. Cependant, le répertoire italien ne lui suffisant pas, elle parcourut la France et la Belgique en interprétant le répertoire français, et parut même à l'Opéra de Paris dans le rôle de Fidès du Prophète (1850) et dans celui de Zerline de la Corbeille d'oranges d'Auber ( 1 854) . Elle obtint dans ces deux rôles un triomphe éclatant. Après une fructueuse tournée en Amérique, elle épousa en 1853 le comte Pepoli, librettiste fort en vogue à cette époque, chanta encore quelques saisons à Londres et au théâtre Italien de Paris, et quitta définitivement la scène en 1863. Depuis elle n'est guère sortie de., sa retraite que pour prendre part, avec M"^" Patti et Nilsson, à la solennité organisée à l'église de la Trinité, lors des funérailles de Rossini ; pour exécuter aux Italiens, après la mort du maître, sa Petite Messe solennelle (1869), et enfin pour quelques bonnes œuvres. Marietta Alboni ne fut jamais une grande tragédienne : son tempérament et un précoce embonpoint s'y opposèrent. Mais en revanche, jamais voix de contralto ne fut plus belle, plus étendue, plus régulière; jamais de talent plus facile et plus pur; jamais accents plus chauds, dramatiques ou délicats ne se firent entendre sur la scène. On cite parmi ses meilleurs rôles ceux de la Cenerentola, Semiramide (Arsace), les Nozze di Figaro, la Favorite, la Reine de Chypre, le Prophète (Fidès), Rigoletto.

ALBRECHTSBERGER (Jean-Georges), né à Klosterneubourg (Autriche) le 3 février 1736, a joui d'une grande réputation comme organiste, comme harmoniste savant et comme habile professeur. Beethoven et Hummel furent au nombre de ses élèves. Il mourut à Vienne en 1809, après avoir composé un grand nombre d'ouvrages (musique religieuse, musique instrumentale et livres didactiques).

ALKAN (Charles-Valentin), dit Alkan Vaine, l'un des plus remarquables pianistes-compositeurs de notre temps, est né à Paris en 1813. Encore tout enfant, il fut admis au Conservatoire et obtint le premier prix de solfège en 1821, celui de piano en 1824 et celui d'harmonie en 1826. Vers 1848, il donna, salle Erard, des Concerts historiques, dans lesquels il passait successivement en revue, sur les instruments de chaque époque, les chefs-d'œuvre de l'école de piano, depuis ses premiers temps jusqu'à nos jours. Non seulement l'artiste excellait à rendre les différents styles, selon les maîtres et leur temps, sur des instruments variés, mais il savait encore conser-

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