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BACH — BARONI

BALFE (MiGHEL-GuiLLAUME BALPH, dit), musicien anglais très populaire, né en 1808 à Limerick, mort en 1870, fut successivement chanteur, chef d'orchestre et compositeur dramatique. Ses ouvrages principaux sont : FaYsto^ (Londres), le Puits d'amour, opéra-comique (Paris), les Quatre Fils Aymon, opéra-comique (Paris), la Jeune Bohémienne (Londres), Satanella (id.), etc.

BANDEBALl (DAvm), chanteur remarquable et professeur de chant au Conservatoire, né en Italie en 1789, mort à Paris en 1849.

BARBEKEAU (Mathurin-Auguste-Balthasar). Né à Paris en 1799, mort en 1879, obtint le grand prix de composition musicale en 1824 et fut successivement professeur de composition et d'histoire musicales au Conservatoire (1874). Cet artiste a surtout produit des ouvrages théoriques, au nombre desquels se trouve un Traité de composition musicale.

BARBIER (Frédéric-Etienne), né à Metz en 1829, a fait représenter sur divers théâtres de Paris un grand nombre d'opérettes et d'opérascomiques.

BARBIERI (Francisco ASENJO), compositeur espagnol, né à Madrid en 1823, remarquable par sa fécondité, son imagination brillante et sa science musicale. Il a fait représenter plus de soixante opéras-comiques, dont beaucoup ont obtenu un très grand succès. M. Barbieri, qui a, en outre, publié de nombreux morceaux de musique de chambre et des travaux littéraires et critiques, est un des musiciens les plus illustres de l'Espagne contemporaine.

BARBOT (Joseph-Théodore-Désiré), né à Toulouse en 1824, ténor très distingué, brilla à l'Opéra et au théâtre Lyrique, où il créa le rôle de Faust, dans l'opéra de Gounod. En 1875, il fut nommé professeur de chant au Conservatoire.

Sa femme, M"« Caroline Barbot, est elle-même une cantatrice très remarquable.

BARONI (Léonore), célèbre cantatrice italienne, née en 1610. Elle brilla au commencement du dix-septième siècle sur les principales scènes del'Italie. En 1645, le cardinal Mazarin la fit appeler à Paris

pour y interpréter les opéras de Cavalli. Malheureusement, le peu de faveur dont jouissait la musique italienne à cette époque en France, ne permit pas à la célèbre artiste d'obtenir tout le succès qu'elle était en droit d'espérer. Elle revint alors remporter de nouveaux triomphes au pays qui l'avait vue naître. La Baroni exerça un si grand charme sur les dilettanti de son temps, que l'on put former de véritables volumes avec les éloges en vers qui lui furent adressés.

BARROILHET (Paul), baryton remarquable, néàBayonneen 1810, mort en 1871. Il obtint ses plus grands succès dans la Favorite, Guillaume Tell, la Reine de Chypre, Charles YI, etc.

BARTHE (Grat-Xorbert, dit ADRIEN), né à Bayonne en 1828, remporta le grand prix de composition musicale en 1854. Il fit représenter en 1865 la Fiancée d'Abydos, en trois actes, qui n'obtint qu'un demi-succès.

BASADONNA (Jean), célèbre ténor italien, né en 1806, mort en

BASILI (Fra>(çois), compositeur italien, né en 1766, mort en 1830, écrivit beaucoup de musique religieuse et donna au théâtre plusieurs opéras sérieux et bouffes, dont quelques-uns obtinrent un brillant succès.

BASSANI (Jean-Baptiste), né à Padoue en 1657, mort en 1716, habile compositeur et remarquable violoniste.

BASSI (Louis), chanteur très distingué, né à Pesaro en 1766, mort en 1825. Mozart écri\1t pour lui le rôle de Don Juan et celui d'Ahnaviva [Noces de Figaro).

BASSINI (Achille BASSI, dit de), chanteur renommé en Italie, né en 1819, a obtenu de grands succès dans les voyages qu'il a souvent entrepris à travers l'Europe.

BAT TA (Alexandre), né en 1816 à Maestricht, violoncelliste très remarquable, a écrit plusieurs morceaux pour violoncelle seul ou avec accompagnement.

B ARROILHET — BEER . 121

BATTAILLE (Charles-Amable), né à Nantes en 1822, mort en 1872, fut un chanteur des plus remarquables. Il se fit applaudir dans un grand nombre d'ouvrages à l'Opéra-Comique et au théâtre Lyrique, notamment dans le Val d'Andorre^ le Toréador, l'Etoile du Nord et Philémon et Baucis.

BATTU (M"« Marie), chanteuse remarquable, née en 1839, parut successivement au théâtre Italien et à l'Opéra, où elle a obtenu de très grands succès.

BAZIN (François-Emmanuel-Joseph), né à Marseille en 1816, est mort à Paris en 1878. Il remporta le premier grand prix de Rome en 1840 et vit exécutera l'Opéra sa cantate de concours, Loyse de Montfort. De retour d'Italie, il s'adoana à la composition dramatique et fit représenter les opéras-comiques suivants ; le Trompette de Monsieur le Prince, le Malheur d'être jolie, la Saint-Sylvestre, Madelon, les Désespérés, Maître Pathelin, le Voyage en Chine, l'Ours et k Pacha.

Bazin a professé l'harmonie au Conservatoire de Paris avec un réel éclat et il a publié un Traité d'harmonie, devenu promptemeni classique.

BAZZINI (Antonio), né en 1818 à Brescia, s'est fait connaître de bonne heure par son habileté sur le violon. Paganini lui prodigua des éloges et lui conseilla de voyager. M. Bazzini parcourut une partie de l'Europe, donnant des concerts et se perfectionnant dans son art. Ce violoniste hors ligne a écrit plusieurs compositions pour son instrument et différents morceaux de musique religieuse. En 1864, il s'essaya au théâtre et fit jouer, à la Scala de Milan, un opéra : Turandot, qui n'eut aucun succès.

BECKER (Jean), violoniste remarquable, est né à Manheim en 1836. Après s'être fait applaudir à Londres et à Paris, il se fixa à Florence, où il fonda une société de quatuor, le Quatuor florentin, qui s'est fait entendre, avec succès, dans diverses villes de l'Europe.

BEER (Joseph), né en 1744 en Bohème et mort en 1811, a été un des plus habiles virtuoses sur la clarinette qui aient jamais paru. Ce fut lui qui ajouta une cinquième clef à cet instrument, qui n'en avait auparavant que quatre.

i22 PETITE ENCYCLOPÉDIE MUSICALE.

BEETHOVEN (Louis van), un des plus grands génies qui aient illustré l'art musical, naquit à Bonn sur le Rhin le 17 décembre 1770. Son père lui enseigna les premiers principes de la musique à l'âge de cinq ans. A douze ans, Beethoven exécutait déjà les fugues et les préludes de Rach et s'exerçait à la composition. A la un de l'année 1786, il se rencontra à Vienne avec Mozart, qui fut émerveillé de son talent de pianiste et lui prédit le plus brillant avenir. Le grand théoricien Albrechtsberger l'initia aux premières connaissances de l'harmonie.

En 1793, Beethoven vint se fixer à Vienne et acheva ses études musicales sous la direction de Joseph Haydn. Il trouva dans cette ville un puissant protecteur, le prince Lichnowsky, qui l'accueillil avec bienveillance, le logea chez lui, et lui accorda une pension de 600 florins.

Le jeune maestro, célèbre par sa virtuosité, s'était aussi signalé à raltention du public par un certain nombre de compositions de musique instrumentale. Encouragé par ses amis, il voulut s'essayer au théâtre et fit représenter, en 1805, son opéra de Léoiiore, plus connu aujourd'hui sous le nom de Fidelio. Cette œuvre, pleine de grandes beautés, mais mal conçue sous le rapport des voix, n'eut pas d'abord un grand succès. Cet échec détourna Beethoven de la musique dramatique et il n'écrivit plus pour le théâtre que les entr'actes et ouvertures des Ruines d'Athènes, de Proinéthée, de Coriolan et d'Egmont.

De 1805 à 1808, le génie de Beethoven se manifesta dans toute son activité. C'est de cette époque que datent la symphonie héroïque, la symphonie pastorale et celle en lU mineur, l'oratorio du Christ au mont des Oliviers et ses plus beaux morceaux pour le piano. Il retira (le toutes ses compositions gloire et profit, et son nom devint rapidement populaire. L'illustre artiste, tout en ayant le cœur bon et généreux, était d'un caractère ombrageux et difficile, et ses amis eux-mêmes n'étaient pas toujours à l'abri de ses soupçons et de ses violences. Cette fâcheuse disposition à rirritabihté fut augmentée par les vifs chagrins que lui causèrent différents membres de sa famille et par une complète surdité, cruelle affliction qui empoisonna les dernières années de sa vie.

En 1826, il éprouva les premiers symptômes de l'hydropisie ; les soins les plus empressés ne purent arrêter les progrès du mal et Beethoven expira, le 20 mars 1827, au milieu de la sympathie et de la consternation générales.

Le nombre des productions musicales de ce grand génie est consi-

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