BEETHOVEN — BELLINI
(iérable. Il a laissé trente-cinq sonates pour piano, soixante-quatorze pièces pour le chant avec accompagnement de piano, douze morceaux de chant pour une ou plusieurs voix avec orchestre, deux messes (en ut et en ré), un oratorio : le Christ au mont des Oliviers, un opéra : Fidelio, un mélodrame : Egmont, neuf symphonies et onze ouvertures pour orchestre, et un grand nombre de morceaux pour différents instruments seuls ou concertants.
L'œuvre de Beethoven se divise en trois parties bien distinctes : la première, où l'on sent l'influence marquée de Mozart, dont Beethoven était un admirateur enthousiaste ; la seconde, qui renferme les chefs-d'œuvre du maître : son opéra, son oratorio, ses symphonies en si héraol, en ut mineur et pastorale, les sonates de piano, en fa iidneur, en fa dièse et en mi mineur, etc. Dans la troisième partie, on remarque une pensée moins nette et une forme moins précise ; ridée devient nuageuse et mystique et l'harmonie plus cherchée et plus dure. Cette dernière manière s'explique par la mélancolie et l'humeur noire qui envahirent alors l'esprit de Beethoven, et aussi par la cruelle infirmité qui le força à une perpétuelle concentration intérieure.
L'influence de Beethoven sur l'art musical et principalement sur la musique instrumentale a été considérable. Il a fixé d'une façon définitive les formes de la symphonie, qu'il a portée à son plus haut degré de perfection. « Ce fut, dit Fétis, un de ces rares génies qui dominent toute une époque et lui impriment une direction caractéristique dans l'art qu'ils cultivent. La grandeur, la force poétique sont ses attributs. Il n'eut pas, comme Mozart, l'abondance d'idées qui déborde de toutes parts ; sa pensée s'élaborait lentement, laborieusement et ses thèmes, même ceux qui se présentent sous l'aspect le plus simple et le plus naturel, étaient souvent remaniés par lui, avant qu'il s'arrêtât à Jeur forme définitive ; mais lorsqu'il était fixé, tout l'ensemble de la composition était saisi par sa vaste intelligence. »
BELLINI (Vincent) est né le 3 novembre 1802, à Catane, en Sicile. Après quelques études sommaires au Conservatoire de Naples, et sous la direction de Tritto et de Zingarelli, il se fit connaître par une cantate, Ismène, et par plusieurs morceaux de musique instrumentale et religieuse. Le succès de l'opéra Bianca e Fernando, qu'il fit représenter en 1826, lui fit avoir un engagement pour le théâtre de la Scala de Milan, où il donna le Pirate, dont la réussite fut éclatante
En 1828, la Straniera; en 1830, i Capuleti ed i Montechi et la Somnambida ajoutèrent à sa réputation. Mais c'est dans son opéra la Norma que Bellini déploya tout l'éclat de son talent. En 1833,1e compositeur vint se fixer à Paris et donna au théâtre Italien son dernier opéra, les Puritains, qui fut chanté par Rubini, Tamburini, Lablache et M"e Grisi ; ce fut un succès de pièce et d'artistes. Bellini mourut le 24 septembre 1835, à l'âge de trente-trois ans, et fut inhumé à Paris. En 1876, son corps fut réclamé par le gouvernement italien, et la ville de Catane célébra par des cérémonies grandioses le retour des dépouilles mortelles du grand artiste.
BELVAL (Jules-Bernard GAFFIOT, dit), basse profonde de l'Opéra, né le 2 juin 1819 à la Fère, mort à Paris le 5 septembre 1879, parcourut pendant près de dix ans la province, où il fit quelques importantes créations (entre autres celle de Peters, de VEtoile du Nord, à Lyon), avant de débuter avec éclat à l'Académie de musique dans le rôle de Marcel, des Huguenots (1855). Pendant plus de vingt ans (18o5- 1876) sa voix, d'un volume exceptionnel, son talent emphatique, mais incontestable, lui permirent de supporter à lui seul le poids écrasant des grands rôles du répertoire : Robert le Diable, la Juive, Guillaume Tell, etc.; ses principales créations dans la Reine de Saba (SoUman)» dans Roland à Roncevaux (Turpin), dans V Africaine (Don Diego), lui valurent de légitimes succès. Après sa retraite, il se fit encore entendre sur diverses scènes étrangères et particulièrement en Espagne.
Sa fille, M^^* Marie Belval, a débuté aux Italiens dans Bon Pasquale en 1873, et à fOpéra, dans les Huguenots, en 1874; mais, n'obtenant sur ces deux scènes que de médiocres succès, elle abandonna la France pour l'Angleterre et l'Espagne.
BENDA (François), né en 1709, mort àPotsdam en 1786, commença fétude de la musique à l'âge de sept ans et fut admis comme sopraniste à la chapelle du roi de Saxe. En 1732, Frédéric II le prit à son service et le nomma, en 1772, maître de ses concerts. Benda fut un violoniste très remarquable, original et d'une grande virtuosité.
Ses nombreux élèves conservèrent et répandirent en Allemagne ses traditions, qui ont été connues sous le nom (ï Ecole de Benda .
BENDA (Georges), né en 1722, mort en 179o, se fit connaître d'abord par un grand nombre de compositions religieuses. En 1766, il