BOIELDIEU — BONONCINI
succès iacertain lui causa une déception violente. Cet échec inattendu empoisonna les dernières années de sa vie. On lui fit de splendides funérailles à l'église des Invalides, où l'on exécuta solennellement la messe de Requiem de Ghérubini. Boïeldieu avait été nommé membre de l'Institut et chevalier de la Légion d'honneur.
Au mois de juin 1873, la ville de Rouen a célébré avec grand éclat le centenaire de Boïeldieu, et une foule considérable d'étrangers sont venus témoigner par leur présence de la haute admiration que leur inspirait le génie de l'auteur de la Dame blanche. Il est utile de consulter sur ce maître l'intéressant volume : Boïeldieu, sa vie, ses œuvres, que lui a consacré M. Arthur Pougin.
BOIELDIEU (Adrien), fils du précédent, est né en 1816 et a reçu de son père son instruction musicale. Il a fait représenter jusqu'à ce jour une dizaine de partitions, dont les plus favorablement accueillies ont été le Bouquet de l'Infante, trois actes, à l'Opéra-Comique, en 1847, et la Butte des Moulins, trois actes, au théâtre Lyrique, en
BOISSELOT (Xavier), né en 1811 à Montpellier, obtint en 1836 le premier prix de composition et fit jouer à l'Opéra-Comique un ouvrage en trois actes, Ne touchez pas à la reine, qui obtint un brillant succès. Trois ans plus tard, l'Opéra donnait trois autres actes, Mosquita la Sorcière, que le public accueillit avec la même faveur. Depuis lors, M. Boisselot a renoncé à la composition pour s'occuper uniquement d'industrie, consacrant tous ses soins à la direction d'une importante fabrique de pianos.
BOITO (Arrigo), compositeur, poète et critique musical, né vers 1840, est un des musiciens les plus renommés de la jeune école italienne. Son œuvre de début, Mcfistofele, jouée sans succès à Milan en 1868, a été acclamée à Bologne en 1875 et a fait depuis le tour de l'Europe, interprétée par les premiers artistes.
BONONCINI, famille d'artistes célèbres, originaires de Modène, dont les plus illustres furent : Jean-Marie (1640-1678), compositeur et savant théoricien. — Jean f 1672-1 754), compositeur dramatique, dont plusieurs opéras, entre autres Cajnilla, jouirent d'une vogue extraordinaire. En 1720, il commença à faire jouer ses œuvres sur le théâtre royal de Londres, rivalisant ainsi avec Haendel, alors en possession
de la faveur publique. Outre ses opéras, il a laissé plusieurs compositions symphoniques et religieuses. — Amoine (167o-1726), frère du précédent. Le père Martini faisait le plus grand cas de son talent. Il composa nombre d'opéras pour les théâtres d'Italie, et obtint principalement à Venise un très vif succès.
BORDE (Jea?<-Benjami\ de la), compositeur amateur, né en 1734 et mort sur l'échafaud en 1794, était premier valet de chambre et favori de Louis XV. Passionné pour la musique, il fit jouer une foule d'opéras-comiques, plus médiocres les uns que les autres, et publia, avec luxe, un recueil de chansons très recherché pour la beauté de ses gravures. On lui doit aussi un Essai sur la musique ancienne et moderne, qui est une compilation sans valeur.
BORDÈSE (LuiGi), né en 1815, a fait ses études musicales au Conservatoire de Naples et est venu se fixer de bonne heure à Paris. Après s'être inutilement essayé à la scène avec plusieurs opéras-comiques {la Mantille , l'Automate de Vaucanson , Jeanne de Japlcs avec Meaupou), il se livra à l'enseignement et à la composition de petits morceaux de chant qui sont, pour la plupart, d'une grande facilité et destinés à la jeunesse.
BORDOGNI (Marc), chanteur et professeur de chant, né à Bergame en 1788, est mort à Paris le 31 juillet 1856. Ce fut un ténor remarquable, non par l'étendue de sa voix, mais par la facilité de sa vocalisation et le bon goût de son exécution. Il fut nommé professeur de chant au Conservatoire en 1820 et il a publié un certain nombre de vocalises pour voix d'homme et de femme.
BORGHI-MAMO (Adéla'jlde), née à Bologne en 1829, a obtenu les succès les plus éclatants dans la carrière italienne et sur la scène française. Sa voix est un mezzo-soprano d'un accent pathétique et pénétrant.
BORNACCINI (Joseph), né à Ancône en 1805, écrivit d'abord pour le théâtre et se consacra ensuite à l'enseignement. Il a composé un certain nombre de morceaux religieux, des cantates et quelques ou-
BORTiMANSKV (Dmitri-Stepaxovitch), compositeur russe, né en 1751, est mort en 1825. L'impératrice Catherine II lui fournit les moyens