BELVAL — BENOIST
aborda le théâtre et fit jouer plusieurs opéras et opéras-comiques qui obtinrent le plus brillant succès. Parmi ces productions, nous citerons la Foire du village, Walder, Ariane à Naxos, Médée, Pygmalion, Roméo et Juliette, Lucas et Barbe et l'Enfant trouvé.
BEiNEDIGT (Jdles), né à Stuttgard le 24 décembre 1804, fut élève de Hummel pour le piano et de Weber pour la composition. En 1838, il se fixa à Londres, où il donna d'abord des leçons de piano et où il accepta ensuite la place de chef d'orchestre du théâtre de Drury- Lane. Il s'est fait connaître par un grand nombre de compositions pour piano et par plusieurs œuvres dramatiques, parmi lesquelles nous citerons le Lac de Glenaston et le Lis de Killerney. M. Benedict s'est acquis également une grande réputation comme chef d'orchestre, directeur des concerts populaires de Londres et organisateur de festivals. C'est un des artistes les plus appréciés de l'Angleterre.
BENINCORI (Ange-Marie), né à Brescia en 1779 et mort à Belleville en 1821. Après avoir fait de bonnes études musicales sous la direction de Rolla et de Gimarosa, il produisit quelques quatuor et plusieurs opéras-comiques qui furent représentés à la salle Favart. Ce fut lui qui fut chargé d'achever l'opéra la Lampe merveilleuse, que Nicolo n'avait pu terminer et qui obtint un brillant succès. Le talent de Benincori consistait principalement dans l'originalité de l'idée et dans la pureté de la forme.
BENiNETT (William-Sterndale) est né à Sheffield en 1816 et est mort à Londres en 1875. Après avoir reçu des leçons de piano de Moschèles, il publia diverses compositions pour musique instrumentale et pour musique vocale. Il se fit rapidement une grande situation en Angleterre et fut créé baronnet en 1871 par la reine Victoria. Lorsqu'il mourut, son corps fut déposé dans l'abbaye de Westminster.
BENOIST (François), né à Nantes en 1795, mort à Paris en 1878, fit ses études au Conservatoire de musique, où il obtint le premier prix de piano et le grand prix de composition. En 1859, il fut nommé professeur d'orgue au Conservatoire, place qu'il a occupée jusqu'en 1872. Benoist s'essaya plusieurs fois, mais sans succès, dans la composition dramatique; ce fut priacipalement comme professeur et
comme organiste qu'il se fit une place honorable et distinguée dans le monde artistique.
BENOIT (Pierre -Léonard-Léopold), né en 1834 dans la Flandre occidentale, a acquis une grande notoriété artistique en Belgique, où il est directeur de l'Ecole flamande de musique d'.\nvers. Doué d'un vif sentiment poétique et dramatique, M. Benoît a composé de nombreux morceaux pour l'orchestre et pour léchant. Il s'est aussi essayé au théâtre, où ses opéras flamands ont été fort bien accueillis. Son oratorio Lucifer, exécuté à Paris en 1883, a été reçu très froidement, à la grande déception des Belges, ses compatriotes, qui avaient acclamé cette œuvre dans leur pays.
BENTAYOUX (Frédéric), né à Bordeaux en 1840, a suivi les cours du Conservatoire et s'est fait connaître par une quantité de compositions pour le chant et pour le piano. Il a fait également représenter plusieurs opérettes sans importance sur des scènes de second ordre.
BÉRAT (Frédéric), né à Rouen en 1800, s'est fait une grande réputation comme compositeur de romances et de chansonnettes, dont plusieurs sont devenues très populaires. Il est mort en 1855.
BERCHEM (Jacques) a été un des plus habiles compositeurs que la Flandre ait produits au seizième siècle. Ses œuvres se composent en grande partie de motets religieux et de madrigaux à plusieurs voix.
BERGER (LoLis), né à Berlin en 1777 et mort en 1839, reçut des leçons de Clémenti, de Field et de Steibelt. Il a laissé une grand«' réputation comme pianiste et comme compositeur.
BERIOT (Charles-Auguste de), un des plus grands violonistes qui aient existé, naquit à Louvain en 1802 et mourut à Bruxelles en 1870. Après avoir joué en 1821 devant le célèbre Yiotti, qui lui prodigua des encouragements, il entra dans la classe de Baillot au Conservatoire, où il ne resta que peu de temps. Après plusieurs tournées artistiques très brillantes, il fut nommé professeur de violon en 1843 au Conservatoire de Bruxelles. De Beriot a laissé pour le violon un grand nombre de compositions très appréciées, ainsi qu'une méthode pour cet instrument.
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BERIOT (Gharles-Wilfrid de), fils du précédent et de M""" Garcia- Malibran, compositeur et pianiste distingué, né à Paris le 12 février i833, se destina d'abord à l'armée après l'achèvement de ses études, et entra à l'école militaire de Bruxelles en 1850. Ayant bientôt abandonné cette carrière pour se vouer complètement à l'art musical, M. de Beriot s'est distingué, depuis lors, comme virtuose dans l'interprétation des classiques, et comme compositeur par un certain nombre d'ouvrages, au nombre desquels il faut citer deux concertos, une Tarentelle, une Valse-caprice, une Fantaisie de concert et quelques mélodies.
BERLIOZ (Hector), né en 1803 à la Côte-Saint- André (Isère), est mort à Paris le 8 mars 1869. Ses commencements furent des plus pénibles. Il fit d'abord exécuter une messe avec orchestre, qui fut déclarée inintelligible ; loin d'être rebuté par cet insuccès, il produisit les ouvertures de Waverley et des Francs-Juges et une symphonie fantastique intitulée : Episode de la vie d'un artiste, qui n'eurent pas un meilleur sort. Irrité par ces échecs successifs, Berlioz se lança dans la presse et se vengea de ses détracteurs par des critiques acérées. Les deux symphonies dramatiques d'Harold en Italie et de Roméo et Juliette, ainsi que l'ouverture du Carnaval romain, obtinrent un meilleur accueil ; mais son opéra Benvenuto Gellini essuya une chute complète. Berlioz parcourut alors l'Europe en donnant des concerts et fut tour à tour sifflé et applaudi. En 1846, son oratorio fantastique, la Damnation de Faust, fut joué sans aucun succès ; l'Enfance du Christ, au contraire, oratorio religieux, fut fort applaudi.
En 1863, Berlioz fit représenter au théâtre Lyrique un grand opéra, les Troyens à Carthage, qui n'eut que vingt et une représentations.
Depuis la mort de Berlioz, un revirement subit s'est manifesté dans le public en faveur de ses œuvres, jusque-làles plus discutées. LaBamnation de Faust et Roméo et Juliette ont été, en particulier, chaleureusement applaudis par un public enthousiaste. La justice est venue tardivement pour ce grand artiste, dont le tempérament fut, il est vrai, heurté et inégal, mais dont le génie pittoresque et dramatique se fait jour à chaque instant dans ses compositions d'une originalité grandiose et poétique.
Berlioz s'est acquis également une juste réputation par ses travaux de critique, dont les principaux ont été depuis réunis en volume. Il a laissé également un Traite d'instrumentation, qui dénote une rare connaissance de l'orchestre et qui est devenu classique.
128 PETITE E^XYCLOPÉDIE MUSICALE.
BERNACCHI (Amolne), célèbre sopraniste, se distingua également comme chanteur et comme professeur. Ce fut lui qui, vers 1730, mit à la mode les traits rapides de chant auxquels on a donné le nom de
roulades.
BERNARDINI (Marcello), né à Capoue en 1762, a joui d'une grande réputation en Italie comme compositeur dramatique. Il a écrit une vingtaine d'opéras.
BERNER (Frédéric-Guillaume), né à Breslau en 1780, mort en 1827, a été un des premiers organistes de l'Allemagne. Il a laissé pour l'orgue des compositions très estimées.
BERR (Frédéric), né à Manheim en 1794, mort en 1838, s'est acquis un grand renom comme virtuose sur la clarinette ; il a laissé pour cet instrument un certain nombre de compositions et une méthode très appréciée.
BERTEAU, musicien du dix-huitième siècle, a été un violoncelliste d'une habileté vraiment remarquable, et ce fut lui qui fonda réellement en France l'école de violoncelle. Il mourut en 1756.
BERTIN (M^^^ Louise-Angélique), née en 1805, morte en 1877, a fait représenter un opéra-comique, le Loup-garoK, et un opéra, Faust, qui ont obtenu quelque succès à la salle Favart. En 1836, l'Opéra a donné une œuvre plus importante, Esmeralda, qui échoua devant l'indifférence du public.
BERTIM (Henri), né à Londres en 1798, mort en 1876, s'est acquis comme pianiste et comme compositeur une grande et légitime réputation. Ses œuvres sont au nombre de deux cents, et ses Études spécialement sont devenues classiques.
BERTON (HEXRi-MOiMAN), né à Paris en 1767, mort en 1844, reçut de Sacchini d'excellents conseils sur la composition. A l'âge de dix-neuf ans, il fit entendre au Concert spirituel plusieurs oratorios ou cantates et il donna, l'année suivante (1787), son premier opéra à la Comédie italienne. D'une grande fécondité, Berton fit représenter plus de quarante ouvrages dramatiques, parmi lesquels il faut citer Ponce de Léon, Montano et Stéphanie, son chef-d'œuvre; le Dé-
BERNACCHI — BIZET. 129
lire et Aline. En l79o, il fat nommé professeur d'harmonie au Conservatoire et, en i807, directeur de la musique à l'Opéra italien. En 1815, il entra à l'Institut et fut nommé quelque temps après chevalier de la Légion d'honneur. La musique de Berton est remarquable surtout par une grande facilité, une originalité réelle et un grand instinct de la scène.
BERTONI (Ferdinand-Joseph), né en 1725, mort en 1813, eut pour professeur le savant P. Martini. Il se fit connaître d'abord par de très belles compositions religieuses et ensuite par un certain nombre d'opéras, qui obtinrent de grands succès en Italie et en Angleterre.
BIANCHI (François), né à Crémone en 1752, mort à Bologne en 18H, a composé plusieurs opéras d'un style gracieux, mais sans grande originalité. Parmi celles de ses œuvres qui ont eu le plus de succès, nous citerons il Dissertore, Tarara et Mérope.
BILLLXGTON (Elisabeth), née à Londres en 1763, morte en 1818, a laissé un nom illustre comme cantatrice. Sa voix était d'une pureté, d'une sonorité et d'une étendue remarquables. Elle obtint ses plus grands succès à Londres, à Naples, à Venise et à Milan.
BISHOP (Henri-Rowley), né à Londres en 1782, mort en 1853, étudia la composition sous la direction de François Blanchi. Après s'être fait une brillante réputation comme chef d'orchestre, il fut créé baronnet par la reine Victoria. Ce compositeur n'a pas travaillé à moins de soixante et dix œuvres dramatiques, dont plusieurs joui-
BISHOP (M'"^ Anna), célèbre cantatrice anglaise, née en 1814, s'est d'abord fait entendre dans les grands festivals, si en usage dans toute l'Angleterre. En 1839, elle aborda le théâtre Italien, et parcourut ensuite une partie de l'Europe, en compagnie de Bochsa, le célèbre harpiste. Depuis la mort de ce dernier (1836), M°^« Bishop a renoncé à se produire en public.
BIZET (Alexandre-César-Léopold, connu sous le nom de Georges), un des compositeurs les plus distingués de l'époque contemporaine, est né à Paris le 23 octobre 1838 et mort à Bougival le 3 juin 1873,
à l'âge de trente-sept ans. Après avoir fait de brillantes études au Conservatoire,d'où il sortit en 1857 avec le grand prix de composition, Bizet donna au théâtre Lyrique les Pêcheurs de perles, trois actes (1863), et la Jolie Fille dePerth, quatre actes et cinq tableaux (1867); mais le public accueillit froidement ces deux ouvrages, d'un sentiment indécis, bien ([ue d'une facture très remarquable. Un autre ouvrage en un acte, Bja- ??u7e/i, échoua complètement à TOpéra-Gomique (1872); mais l'Arlésienne, partition symphonique et chorale, écrite sur le drame si poétique d'Alphonse Daudet, obtint un très grand succès. Rien de plus frais, de plus gracieux et de plus pénétrant que ces pages exquises, qui sont inscrites maintenant au répertoire de tous les concerts. En 1875, Bizet affirma la supériorité de son talent par un ouvrage en quatre actes, Carmen, qui le plaça au premier rang des compositeurs. Cet opéra-comique, plein de couleur, de charme et de pittoresque et dont rinstrumentation est si fine et si élégante, fut la dernière production du jeune artiste, qui mourut trois mois après, sans avoir pu réaliser les grandes et légitimes espérances que son talent faisait concevoir. Bizet a, en outre, publié plusieurs ouvertures {Patrie, etc.), un grand nombre de mélodies et de morceaux de piano, et a laissé d'importants ouvrages inédits.
BLAES (Arnold-Joseph), né à Bruxelles en 1814, s'est fait un grand renom comme clarinettiste. Il a été nommé en 1842 professeur de clarinette au Conservatoire de Bruxelles.
BLANGINI (Joseph-Marie-Félix), né à Turin en 1781, mort à Paris en i841, fut un compositeur plein de charme et d'élégance, qui se fit une brillante réputation par un grand nombre de romances, dont plusieurs obtinrent une vogue inouïe. Il s'essaya aussi au théâtre, où il fit représenter une vingtaine d'ouvrages, aujourd'hui oubliés.
BLASIUS (Mathieu-Frédéric), né en 1758, mort en 1829, a été un des meilleurs chefs d'orchestre de l'Opéra-Comique. On lui doit plusieurs travaux didactiques, un certain nombre de compositions instrumentales et quelques œuvres dramatiques.
BLAZE (Fraxçois-Hexri-Joseph, dit Castil-Blaze), né en 1784, mort en 1857, a été un musicographe plein de verve et d'esprit. Il a publié, entre autres ouvrages, une Histoire de l'opéra en France et un Dictionnaire de musique moderne, qui établirent promptement sa ré-
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putation. Il collabora comme chroniqueur musical au Journal des Débats, au Constitutionnel, à la Revue de Paris, au Ménestrel, etc. C'est à lui que l'on doit la première représentation en France des œuvres de Mozart, de Rossini et de Weber, dont il fit paraître des traductions plus ou moins fidèles, et dans lesquelles il ne craignit pas d'intercaler jusqu'à sa propre musique.
BLUM (Charles), poète et musicien allemand, est né en 1788 et mort en 1844. Il a fait représenter plusieurs opéras d'un style gracieux et léger, mais dépourvus de force et d'originalité, et dont les plus applaudis furent Claudine de Villa-Bella et le Petit Chapeau de roses. 11 a laissé également plusieurs compositions vocales et instrumentales.
BOCCHERINI (Louis), né à Lucques en 1740, mort à Madrid en 1805, a été un compositeur d'un génie fécond et original. Il s'est fait connaître comme violoncelliste hors ligne et a laissé de nombreuses œuvres de musique instrumentale, presque toutes fort remarquables. Ses adagios et ses menuets sont en particulier de petits chefs-d'œuvre d'harmonie piquante et de grâce mélodique.
BOCHSA (Robert-Nicolas-Charles), né en 1780 à Montmédy, est mort en Australie le 7 janvier 1856. Son éducation musicale fut une des plus précoces et il a composé un nombre considérable de morceaux pour différents instruments ; il donna ensuite plusieurs opéras-comiques à la salle Favart ; mais il dut la plus grande partie de sa brillante réputation à son talent prodigieux d'exécution sur la harpe.
BOCQUILLON-WILHEM (Guillaume -Louis) naquit à Paris en 1781 et y mourut en 1842. Il a contribué à l'introduction de l'étude de la musique dans l'enseignementprimaire. C'est à lui que l'on doit la création des orphéons, qui se sont répandus depuis dans toute la France. Il a laissé plusieurs ouvrages où il explique sa méthode d'enseignement musical et aussi un certain nombre de compositions vocales.
BOEHM (Théobald), célèbre flûtiste allemand, est né en 1802. On lui doit une transformation de la flûte, instrument qu'il a perfectionné sous le rapport de la justesse et du doigté.
BOIELDIEU (Fraaçois-Adrien) naquit à Rouen le 16 décembre 1775 et mourut le 8 octobre 1834. Cet illustre compositeur apprit les pre-
miers éléments de la musique à la maîtrise de l'église métropolitaine de Rouen, sous la direction d'un organiste du nom de Broche. A l'âge de quinze ans, il possédait un agréable talent sur le piano, quelques notions d'harmonie et une grande passion pour le théâtre. Un jour, redoutant les brutalités de son maître, lequel était aussi ivrogne et violent que musicien habile, il s'enfuit à Paris, où il demeura environ trois ans. De retour à Rouen en 1793, il se livra plus que jamais à l'étude du théâtre et y fit ses premiers débuts avec la Fille coupable (1793) et Rosalie et Myrza (1795), dont les livrets étaient de son père. Il retourna alors à Paris, où il fut accueilli gracieusement par les chefs de la célèbre maison Érard, et commença à se faire une véritable réputation en composant de charmantes romances, que Garât mit à la mode. Ce fut en 1797 que Boïeldieu fit représenter à Paris son troisième ouvrage, la Famille suisse, qui fut favorablement accueilli. Il donna successivement l'Heureiise Nouvelle, Mombreuil et Merville, Zoraime et Zulnare et la Dot de Suzette, qui amenèrent sa renommée. Boïeldieu entra alors au Conservatoire comme professeur de piano, mais ces nouvelles fonctions ne l'empêchèrent pas de continuer sa carrière dramatique. Le Calife de Bagdad obtint un très grand succès, et il fut suivi bientôt de Ma Tante Aurore, une des plus charmantes partitions du célèbre musicien.
Sur ces entrefaites, de violents chagrins domestiques lui firent prêter l'oreille aux propositions qui lui étaient faites au nom de l'empereur de Russie, et il partit pour Saint-Pétersbourg au mois d'avril 1803, avec ses amis Rode et Lamare. Son séjour à la cour du czar Alexandre fut de sept années, pendant lesquelles il produisit plusieurs opéras et opéras-comiques : Rien de trop, Amour et Mystère, Calypso, les Voitures versées, etc.
Boïeldieu, lorsqu'il revint à Paris en 1811, se trouva en rivalité avec Nicole, qui était le fournisseur attitré du théâtre de l'Opéra- Comique. Les deux compositeurs eurent chacun leurs partisans et leurs détracteurs; mais la gloire de Boïeldieu ne fit que grandir et éclipsa promptement la notoriété de l'auteur de Joconde. Un éclatant succès accueillit Jean de Paris (1812) et le Nouveau Seigneur de village (1813), œuvres charmantes que suivirent bientôt la Fête du village voisin, le Chaperon rouge et enfin la Dame blanche, ce chefd'œuvre de rOpéra-Comique, représenté en décembre 1823 et dont nous admirons toujours la grâce pénétrante, la variété d'inspiration et la gaieté spirituelle.
Boïeldieu fut moins heureux avec les Deux Nuits (1829), dont le