‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 27 sur 97 · BOURGAULT-DUCOUDRAY^ BRAMBILLA · texte numérisé non relu

BOURGAULT-DUCOUDRAY^ BRAMBILLA

au Conservatoire de Naples, il visita Florence, Vienne et Paris, faisant applaudir son talent de virtuose. En 1857 il fit représenter à Vienne un opéra en deux actes : Estella di San-Germano^ et en 1860 un autre opéra en trois actes : Margherita la Mendicante, qui fut donné sans succès au théâtre italien de Paris, bien que M™® Borghi- Mamo chantât le rôle principal. Depuis lors M. Braga a donné quelques autres ouvrages dramatiques sur différentes scènes italiennes et a publié plusieurs mélodies et un grand nombre de pièces pour musique instrumentale.

BRAHAM (Jean), célèbre chanteur, né à Londres vers 1774, est mort en 1856. Il obtint des succès prodigieux au théâtre de Drury- Lane, à Paris, à Milan, à Gênes, etc. Il revint ensuite à Londres au théâtre de Govent-Garden et occupa, depuis cette époque, le premier rang parmi les chanteurs anglais. Il a écrit plusieurs mélodies et un certain nombre d'opéras.

BRAHMS (Jean), né à Hambourg en 1833, s'estfait connaître de bonne heure comme un pianiste hors ligne et comme compositeur doué de rares facultés. G'est un des artistes les plus remarquables de l'Allemagne contemporaine. Schumann, qui fut son maître, le qualifiait de « garçon de génie ». M. Brahms s'est produit dans tous les genres de composition, excepté le genre dramatique. Ses œuvres pour orchestre et ses pièces de musique religieuse sont principalement admirées des artistes. M. Brahms occupe une grande situation artistique à Vienne, où il dirige la musique de la chapelle impériale.

BRAMBILLA (Paul), compositeur dramatique italien, a donné sur diverses scènes, à Milan, à Turin, etc., quelques opéras parmi lesquels on remarque il Carnavale di Venezia, VApparenza inganna, etc., et un certain nombre de ballets : Giovcmna d'Arco^ Gamma, etc. Il est le père de trois chanteuses, Amaha, Emilia et Erminia Brambilla, qui eurent une certaine vogue sur les théâtres d'Italie.

BRAMBILLA (Marietta, Theresa, ANNiTTA,JosEPmNAetLAURA), cantatrices dramatiques d'une autre famille que la précédente, brillèrent avec un éclat plus ou moins accentué sur les scènes d'Italie, vers 1830. Ces cinq sœurs étaient toutes nées à Cassano sur l'Adda, près Milan. La plus célèbre d'entre elles, Marietta, l'aînée, se fit spécialement remarquer par le style et l'expression de son chant; elle était née en 1807, et est morte en;i875.

138 PETITE ENXYCLOrÉDlE MUSICALE.

BRAN'CHU (Alexandrine-Caroline), née en 1780, morte en I80O, a joui d'une grande réputation comme chanteuse dramatique. Elle lemplit les principaux rôles à l'Académie royale de musique, où elle débuta dans Didon ; sa voix était large et puissante, son jeu intelligent et dramatique.

BRENDEL (Charles-François), né en 1811 à Stollberg, mort à Leipsick en 1868, a été un écrivain musical remarquable et s'est fait connaître par un cours d'histoire et d'esthétique de la musique. En 1844, il succéda à Schumann comme directeur delà iVowi"dZeGrase^fem«simi!e de Leipsick et se fit l'admirateur et le propagateur des idées de Richard Wagner. Brendel a également publié une Histoire delà musique en Italie, en Allemagne et en France.

BRISSON (Frédéric), né en 1821 à Angoulême, s'est fait connaître comme pianiste et compositeur. Il a publié plusieurs traités et un grand nombre de fantaisies pour piano, violon et orgue, sur les opéras en vogue. Ce fut lui (et non Thalberg, comme on l'a dit), qui eut le premier l'idée d'employer des notes de grosseur différente, pour iudiquer plus clairement à l'œil la marche des diverses parties dans un morceau de musique.

BROD (He.vri), né en 1799, mort en 1839, a été un virtuose remarquable sur le hautbois, instrument pour lequel il publia diverses compositions et qu'il contribua même à perfectionner.

BROSCHI (Carlo), connu sous le nom de Farinelli, fut un des sopranistes les plus célèbres du dix-huitième siècle. Porpora fut son maître, et il excita dès l'âge de dix-sept ans l'enthousiasme des Romains par sa prodigieuse virtuosité. Après avoir chanté dans les principales villes de l'Europe, il devint le favori de Philippe V, roi d'Espagne, dont il avait dissipé l'humeur noire et la mélancolie. Après la mort de ce prince, Farinelli revint en Italie, où il se ha d'une vive amitié avec le célèbre P. Martini. 11 mourut le 15 juillet 1782, âgé de soixante-dix-sept ans.

BRUCH (Max), né à Cologne en 1838, s'est fait un nom en Allemagne comme violoniste, comme chef d'orchestre et comme compositeur, lia fait représenter sans grand succès deux opéras, Lorcley et Hermione. Ses œuvres les plus applaudies sont : deux grandes can-

BHANCHU — BURNEY. 139

taies pour chœur et orchestre et divers morceaux de musique instrumentale, dont plusieurs ont été joués dans les concerts de Paris.

BRUMEL (Antoine), né dans la Flandre française, a été un des plus célèbres compositeurs de la fm du quinzième siècle et du commencement du seizième. Presque toutes ses œuvres sont des compositions de^ musique religieuse.

BRUNETTI (Gaétan), célèbre violoniste, est né à Pise en 1753 et €st mort près de Madrid en 1808. Il a laissé plusieurs compositions pour le violon et différents autres instruments.

BLXL (Ole); violoniste norwégien, né en 1810, amené une vie des plus romanesques et parcouru toute l'Europe en donnant des concerts très applaudis. Il a fait aussi plusieurs voyages en Amérique, où il a soulevé l'enthousiasme autant par ses excentricités que par son réel talent.

BULOW (Hans Guido de), est né à Dresde le 8 janvier 1830. Il s'est acquis une grande réputation comme pianiste et comme chef d'orchestre. Il commença par écrire plusieurs articles pour soutenir les idées de la nouvelle école représentée par Liszt et Schumann. Wagner lui apprit l'art de conduire un orchestre et depuis ce temps M. de Bûlow a dirigé l'exécution de presque toutes les œuvres de Fauteur du Tannhauser, dont il est un des admirateurs les plus passionnés.

BURETTE (Pierre-Jeanj, né à Paris en 1665, mort en 1747, a été un musicographe distingué et s'est occupé spécialement de la musique des anciens.

BURGMULLER ;Frédéric), né à Ratisbonne en 1806, mort à Beaulieu (Seine-et-Oise) en 1784, s'est fait connaître comme pianiste et comme compositeur. Il a publié plus de cent œuvres légères pour le piano et il est l'auteur de la fameuse valse de Giselle, intercalée par Adam dans le joli ballet de ce nom.

BURNEY (Charles), docteur en musique, organiste et compositeur, s'est fait connaître principalement par son ouvrage intitulé : Histoire générale de la musique. 11 est né en 1726 et mort en 1814. Les Anglais lui firent de magnifiques funérailles.

BL'SNOIS (Amolne) a été un des plus remarquables musiciens belges du quinzième siècle. Ses œuvres sont en grande partie des compositions de musique religieuse.

BYRD (William), célèbre musicien anglais, naquit vers l'année 1538 et mourut en 1623. Il se fit une grande réputation comme organiste et comme compositeur d'œuvres religieuses.

CABALLERO (Manuel-Fernandez), compositeur dramatique espagnol, né à Murcie en 1835, fit ses études au Conservatoire de Madrid, il a produit diverses œuvres de musique religieuse et une vingtaine d'opéras-comiques qui ont été bien accueillis du public.

CABEL (Marie-Josèphe), née à Liège en 1827, a obtenu de grands succès comme cantatrice au théâtre Lyrique, où elle débuta dans le Bijou pei'du, et àl'Opéra-Comique, où elle créa, entre autres, les rôles de Dinorah du Pardon de Ploèrmel et de Philine dans la Mignon de M. Ambroise Thomas.

CACGINI (Jules), né vers 1546, se fit une grande réputation comme chanteur et comme compositeur. 11 est considéré comme un des créateurs du genre dramatique et du chant récitatif.

CAGNONI (Antoine), un des meilleurs compositeurs dramatiques de l'école contemporaine, est né en 1828 et a fait ses études au Conservatoire de Milan. Il a fait représenter un certain nombre d'opéras-comiques, où l'on remarque surtout de la verve et de la gaieté et une mélodie claire et facile. Ses principaux succès ont été : Don Bucephalo, Michèle Perrin, Claudia, la Tombola, Papa Martin, etc.

CAILLOT (Joseph), célèbre acteur de la Comédie italienne, naquit à Paris en 1732 et mourut en 1816. Il se fit apprécier autant par le charme de son jeu que par la beauté de sa voix de baryton léger. Ses rôles les plus brillants étaient ceux du Sorcier, du Déserteur, du Huron, de Sylvain, de Biaise .dans Lucile et de Richard dans7e Roi et le Fermier,

BUSNOIS — CAMPENHOUT. i4l

CALDARA (Antoine), né à Venise en 1678, mort en 1763, a composé beaucoup de musique religieuse et plus de soixante œuvres dramatiques, remarquables plutôt par une grande facilité que par l'invention et l'originalité.

CAMBERT (Robert), né à Paris vers 1628, mort en 1677, a été un artiste fort remarquable et un des fondateurs de l'opéra en France. Il a fait représenter la PcLStorale, première comédie française en musique, qui obtint un très grand succès en 1647, devant la cour de Louis XIV. Le 28 juin 1669, l'Académie royale de musique ayant été créée par lettres patentes, l'abbé Perrin en prit la direction et s'associa Cambert comme musicien. En 1671, Cambert fit jouer le premier opéra français régulier, intitulé Pomone, qui eut le plus grand succès, et l'année suivante, il donna un autre opéra en cinq actes : les Peines et les Plaisirs de l'amour. Ce fut à cette époque que, irrité de se voir dépossédé du privilège de l'Opéra au profit de Lulli, il quitta la France et passa en Angleterre, où il devint maître de la deuxième Compagnie des musiciens de Charles II, position qu'il occupa jusqu'à sa mort.

CAMBINI (Jaen-Joseph), né à Livourne en 1746, mort vers 1825, a écrit plusieurs ouvrages pour le théâtre et un certain nombre de compositions pour l'orchestre et différents instruments.

CAMPAGNOLI (Bartholomé), célèbre violoniste italien, élève de Nardini, naquit en 1751 et mourut en 1827, laissant un certain nombre de compositions et une méthode de violon.

CAMPANA (Fabio), né à Bologne en 1815, s'est produit comme auteur dramatique, compositeur de romances et professeur de chant. Son plus grand succès théâtral a été l'opéra d'Esméralda, qu'il a fait représenter à Londres.

CAMPEiNHOUT (François van), chanteur et compositeur belge, ne à Bruxelles en 1779, y est mort en 1848. Après avoir obtenu de grands succès comme artiste, il écrivit plusieurs opéras, des morceaux pour orchestre, des compositions religieuses et un certain nombre de morceaux de chant, parmi lesquels le fameux chant national belge connu sous le nom de la Brabançonne.

CAMPI (Amoma), célèbre cantatrice, née en 1773, morte en 1822, avait une voix d'une étendue extraordinaire. Elle obtint les plus grands succès en interprétant particulièrement les œuvres de Mozart et de Rossini.

CAMPRA (André), néen 1660 à Aix en Provence, mourut à Versailles le 29 juillet 1744. Il obtint une brillante réputation comme compositeur dramatique et fut nommé maître de la chapelle du roi en 1722. Il tint la première place parmi les successeurs de Lully, bien que sa musique fut dépourvue d'originalité. Il a laissé un grand nombre de cantates, de motets et une vingtaine d'œuvres dramatiques.

CANDEILLE (Pierre-Joseph), compositeur dramatique, né en 1744, mort en 1827, obtint ses premiers succès en faisant exécuter des motets au Concert spirituel. Il aborda ensuite le théâtre et donna une dizaine d'opéras, parmi lesquels Castor et Pollux, œuvre qui jouit de la plus grande vogue.

CAPOUL (Joseph-Amédée-Victor), né à Toulouse le 27 février 1^39, fit ses études au Conservatoire de Paris, d'où il sortit en 1861, avec le premier prix d'opéra-comique. Engagé à la salle Favart, il se distingua particulièrement dans la Part du diable, Vert-Vert et le Premier Jour de bonheur. Après avoir embrassé la carrière italienne et s'être fait applaudir en Amérique et en Angleterre, il revint en France, où il créa d'une façon brillante le principal rôle de Paul et Virginie, de M. Victor Massé, et des Amajits de Vérojiej de M. le marquis d'Ivry.

CARAFA (Michel), né à Naples en 1787, mort en 1872, reçut de Chérubini des leçons de contrepoint et de fugue, et suivit d'abord la carrière militaire. En 1814, il aborda le théâtre et fit jouer son premier opéra, intitulé il Vascello l'occidente, qui eut beaucoup de succès. Depuis cet ouvrage, Carafa a fait représenter plus de trente opéras ou opéras-comiques, tant en Italie qu'en France. Nous citerons, parmi ceux qui ont été le plus goûtés du public : la Capriciûsa ed il Soldato, le Solitaire, Eufremio di Messina, Abufar, la Violette, Masaniello, la Pnson d'Edimbourg, etc. Carafa succéda à Lesueur comme membre de l'Institut, à Béer comme directeur du Gymnase de musique militaire, et il fut nommé professeur^de composition au Conservatoire en 1840.

Page 1