Tête de la même— « a, mandibules. — b, labre
3. La lèvre très grossie. — a, portion terminale et fixe paraissant représenter la languette.— 6, e, d, les trois articles des palpes labiaux; celui de droite étant dépouillé de sa villosité pour mieux laisser voir sa forme.
^ ENTOMOLOGIE ÉLÉMENTAIHE.
l='biaiu qui aient conservé leurs dimensions; toute., les ^utres^ parties se trouvent extrêmement réduites, et de forme ,„sol«e. Immédiatement au dessus du filet enroulé
qu.sert de trompe à ees inseete., fig, 8, . se trouve une très petite p.èce triangulaire ou sémi-eireulaire
u.e„ e, a base, c'est le labre. De ehaquelsté
u tuîr r 'T- "' '""" P^"'^ P'^'- --essemblant à
l fl> . "''"="' '^'^ ".andibules. Près de l'ori^in s lets de la trompe, au dessous d'un léger enfonce! nient se trouve un petit rudiment, bi-artieulé, de pdpe -ax,la.re; ce qui prouve qu'ici comme dans les Hplé! nopteres, ce sont bien encore les mâchoires qui en s'-.
tromp.. La lèvre se retrouve encore dans une netite P-e cornée, unie par une men,bra„e à la t Je la ^■o.npe et portant à sa base 2 palpes labiaux trér^rand Cspa ,eompo..utde3artic,es,dontle;reni
It leT" "-t' '^ """"'"« P'- «--'.«'•«
verts déeiÎ''"'V"'" "'^ P''P- -nt toujour,; cou-
aenses, a I exception du dernier article oui e«t . . .ue ois JJ^^e. Ces palpes sont to,ourstle::::r,:i
a tête et recouvrent d'ordinaire la trompe oui s'en roule en spirale entre euz, dans le repos. ^
le noir:" T'^"''"'' ''""""■''"' '"•-■'Ji»-- à donner nom de sp.ntrompe à la bouche des Lépidoptère».
rl.,vMnf. 1 luodification qui s'écarte
se «I^'''^ '•!^ '"'^^^'- ^™^-- I-. cette boucb ^ ^ coiiace, û ou 4-articulée, portant
à sa base une pièce conique, très alloniiée, qui représente le labre, fig. 9, 1, a ; la lèvre se retrouverait dans l'étui nienie de la gaîne, qui offre d'ordinaire à sa partie supérieure une gouttière ou une simple suture. JjQs 4 filets y dont se compose la gaîne, représentent bien les mandibules et les mâchoires, mais les palpes maxillaires et labiaux ont disparu complètement.
1 Fig. 9.
Le rostre, dans la majeure partie des Hémiptères qui vivent du suc des végétaux, est gr île et appliqué sous la poitrine, en passant entre les pattes. Sa longueur dépasse quelquefois celle du corps, comme on le voit dans quelques espèces de pucerons, et il simule alors une soiecaudale. Dans les Chermès, les Cigales, etc., le rostre parait partir de la poitrine ; mais cette anomalie n'est
Fig. 9. — 1. Tête de Cigale vue de face. — a, pièce enchâssée à lapartie supérieure du rostre et représentant le labre. — 6, resîe du rostre représentant la lèvre. — c, épistome renflé et strié transversalement. Plus bas se voit le repli qu'il furme et qui est le rlùaarium de certains auteurs.— cZ, vertex. — e e, yeux situés sur un prolongement. latéral du front.—/, soies contenues dans l'intérieur du rostre et représentant le» mandibules et les mâchoires. *
2. Tête de Taon, vue de face. — a, proboscis. — b, épistome et postépistomo réunis sans trace de suture. — c, vertex. — e e, antennes.—//)^ yeux.
'^0 ENTOMOLOGIE ÉLÉMEXTAIRE.
qu'apparente, elle est due à la confor. nation du front qui, bombe de son milieu, se trouve replié sur la poitrine et soudé avec elle dans sa moitié inférieure.
Enfin la bouche de Diptères, que d'après F.ibrieius, on qualifie du nom de trompe ( proh >f;cis), s'écarte encore davantage des types que nous venons de décrire, et laisse encore moins apparente l'anologic des parties qui la composent avec celles des insectes broyeurs. Dans toutes les espèces cependant, on retrouvera une o-aîne renfermant un suçoir, fig. 9, 2, a. La première repré^^entera bien la lèvre qui s'est repliée en dessus, comme l'indique la suture qu'elle laisse voir, pour renfermer les filets du sr.çoir, analogues aux n)andibulcs et aux mâcboires des premiers •insectes. Mais les filets du suçoir sont en nombre variable. Lorsqu'il n'y en a que deux, comme dans les Tipulcs, c'est suivant Latreille, le labre et la languette ; s'il y en a quatre, ce sont les mâchoires de plus que dans les premières; enfin s'il y en a l), comme dans les Cousins, ce sont de plus les mandibules. La gaîne est tantôt molle, charnue, rétractile, comme dans les Muscides; tantôt assez longue, presque cornée, conique — Asiliques; ou très allongée et très grêle — Bombyliens. On donne le nom de lèvres aux pièces qui terminent la gaîne, et qui dans les Muscides sont vésiculeuses, dilatables, et hérissées de poils courts. La gaîne porte de plus que dans les Hémiptères, 2 palpes bien distincts, qui sont les analogues des palpes maxillaires.
Dans les Muscides, la bouche est Jogée dans une cavité profonde, relevée sur ses bords de manière à cacher entièrement la trompe qui se replie sur elle-même dans le repos. Mais dans d'autres groupes, comme les
Aziliques, les Bombyliens. la bouclie forme une saillie proportionnée à la longueur de la trompe.
Les soie* du suçoir dans les Diptères agissent de la même manière que celles du rostre des Hémiptères, c'està-dire, qu'elles font l'office de lancettes pour pénétrer d ns le corps jusqu'aux liquides dont se noun-it l'insecte: la gaîne agissant alors sur les soies par une pression graduée de bas en haut, force les liquides ù s'élever dans le canal du suçoir, jusqu'à ce qu'ils soient reçus par le pharynx, de sorte qu'il n'y a pas de véritable succion, quoique les lèvres paraissent jouer le rôle de véritables ventouses.
D'après ce qui précède, il est donc facile de voir par un examen comparatif de la boache des insectes dans tous les ordres, que l'appareil qui la forme peut se rapporter à 2 types principaux. L'un propre à broyer ou à triturer les aliments, et l'autre modifié de manière à former une trompe pour aspirer les substances li ^uides ; ces deux types se rapprochant ou s'éloignant plus ou moins dans toute la série entomologique, mais pouvant toujours se laisser distinguer.
Le Thorax ou corselet,comme ncus l'avons déjà dit, est la seconde division primaire du corps des insectes; il est situé entre la tête et l'abdomen. C'est le thorax qui porte les organes de la locomotion tant aérienne que terrestre fio-. 1.
Si, prenant un Hyménoptèrc, par exemple une Guêpe nous lui envelons la tête, puis l'abdomen, c'est-à dire cette partie inférieure du corps qui n'est liée au reste que
82 ENTOMOLOGIE Él.É.MEXTAlRE.
par un pédicule très délié, nous aurons alors un tronçon do forme à peu près cubique, semblant ne former qu'un seul tout, portant 2 paires d'ailes à sa partie supérieure et 3 paires de pattes à sa partie inférieure, ce sera le thorax. Mais si nous faisons subir les mêmes mutilations ù un Coléoptère, la partie qui nous restera entre les doigts nous offrira une apparence bien différente : nous trouverons, en l'examinant en dessous, que la première paire de pattes tient à un anneau bien divisé d'avec le reste, tandis que la partie supérieure semblera aussi ne former qu'un tout. Ce n'est pas à dire pour cela pourtant que le thorax des premiers soit différemment organisé de celui des seconds, car dans les uns et les autres, de même que dans tous les autres ordres, le thorax est toujours composé de 3 anneaux différents, renfermant un môme nombre de pièces. Le plus antérieur, qui porte la première pjire de pattes, est appelé jjroi'/ioraaî; celui qui le suit, et qui se trouve situé au milieu, est le mémthorax, et enfin le dernier, qui s'articule avec l'abdomen, est le mélatliorax ; ces deux derniers portent chacun une paire de pattes à leur surface inférieure et une paire d'ailes à leur surface supérieure, fig. 1, h, r, d.
On donne le nom de dos ou tergum à la surface supérieure du thorax, et celui de poitrine (^pec(us) à la surface inférieure ; cependant on désigne plus souvent cette dernière par le nom de sferinim, qui s'applique à chacun des anneaux; ainsi on dit le j:>rnsfcrnumj pour désigner Yà surface inférieure du prothorax ; le mésostermun, pour celle du mésothorax; et le métasternum pour celle du métathorax, fig. 2, o, x, z. Les côtés portent généralement le nom àejîincs (^pleurœ) ; ils se composent dans
cliacuii (les anneaux de deux pièces, savoir : les épiternnnis et les épiuièrcs, les premiers étant toujours placés en avant des seconds.
]\[ais si les 3 segments tlioraciques se retrouvent dans tous les ordres, ils varient tellement, tant dans leur ensemble respectif que dans les différentes parties qui les composent, de dimensions et de formes, que ce n'est que par anologie que l'on peut les distinguer. Ainsi dans les Coléoptères, fig. 3, l. Orthoptères, Hémiptères, (Carabes, Sauterelles, Punaises), le prothorax a pris un développement extraordinaire et s'est pour ainsi dire séparé du mésothorax et du métathorax ; tandis que dans les Hyménoptères, Lépidoptères, Diptères, (Guêpes, Papillons, Mouches), le prothorax ne forme qu'un mince filet, et le mésothorax uni au métathorax ont pris un développement énorme. De même aussi, tantôt le dos très développé refoulera les flancs vers le sternum, et tantôt ceux-ci remontant, réduiront le dos à un simple tubercule. Enfin il arrive encore souvent que toutes ces différentes parties, et surtout les épisternums et les épimères se trouvent tellement unies, qu'elles ofî^rent à peine des traces de sutures.
Nous allons traiter séparément de chacun des segments tlioraciques et des pièces qui les composent.
Le prothorax, comme nous l'avons fait observer, dans les Coléoptères, Orthoptères et Hémiptères, prend un tel développement qu'il semble former à lui seul le thorax entier, fig. 1, h. Son dos semble d'ordinaire composé d'une seule pièce, si ce n'est dans les Orthoptères où l'on
distino;ue les sutures de ses différentes parties. Le prosterniim, fig. 2, o, qui souvent est uni aux flancs do manière à ne pouvoir en être que difficilement distingué, offre une très grande variété de formes. Il se dirige tantôt en avant, tantôt en arrière, et tantôt verticalement. Sa pointe postérieure est tantôt libre et tantôt réunie aux pointes postérieures des épimères qui viennent se souder sur elle; tantôt elle présente une échancrure pour recevoir la pointe du mésosternum ; et tantôt, faisant saillie, c'est elle-même qui est reçue dans une excavation du mésosternum. Le prosternuni présente quelquefois une ou plusieurs carènes, et d'autres fois, comme dans quelques Curculionites, un sillon longitudinal ; dans les Hémiptères, ce sillon "devient une rainure qui reçoit le rostre dans le repos.
Les flancs du prothorax, lorsqu'ils sont complets, offrent 2 pièces de chaque côté, ce sont les épisternums et les épimères. Les premiers, fig. 2, j:, situés à la partie antérieure, s'appuyent par leur base sur le prosternum o, qu'ils longent un peu, et vont se souder avec le dos par le côté opposé; ils forment ainsi le bord antérieur et latéral du prothorax, en occupant d'ordinaire la majeure partie des flancs.
Aux épisternums viennent se souder les épimères, jo qui comme eux s'appuyent aussi sur le prosternuin, et vont se souder sur la partie opposée au dos, puis se recourbant, viennent former le trou qui reçoit la hanche q. Tantôt la partie postérieure de l'épimère vient se souder avec le prosternum en arrière de la hanche, et tantôt elle se termine en pointe avant d'y arriver ; c'est là un caractère qui, avec le plus ou moins de développement des épi-
DU TH ;rax. H5
mères et des épisternunis, est fréquemment employé d.ins la classification des Coléoptères.
Si maintenant nous passons aux autres ordre-, Hyménoptères, Lépidoptères, Névroptères, Diptères, nous trouverons que chez eux c'est le mésothorax qui par son développement a remplacé le prothorax, pour jouer le rôle principal. Dans ces derniers ordres, le prothorax n'est plus qu'un simple filet ou rebord ; aussi certains entomologistes lui ont-ils donné le nom de collier. Dans les Guêpes le prothorax, quoique réduit en dimensions, porte encore un sillon transversal qui le divise en deux.
Dans les Coléoptères et les autres ordres mentionnés plus haut, le prothorax est tantôt glabre et taatôt velu ou soyeux ; il est parfois ponctué, sillonné, rebordé, échancré. armé d'épines, de cornes, etc., mais les termes usités pour dé.-igner ces différentes modifications, rentrant dans les acceptions du language ordinaire, nous pensons n'avoir pas besoin d'en donner ici d'explications particulières. Plusieurs Scarabéides portent sur le prothorax, une corne qui est un signe distinc;if du sexe, la femelle en étant dépourvue ou n'en ayant qu'un rudiment. Dans les Membracis (Hémiptères), le prothorax est d'ordinaire bizarrement conformé, et muni d'appendices en forme de faulx de glaives, de cornes, de tridents, etc., qui semblent impropres à" aucun usage et ne pourraient être que très difficilement décrits.