‹ Petite faune entomologique du Canada (volume 2)Chapitre 12 sur 483 · II. DU iMÉSOTHORAX · texte numérisé non relu

II. DU iMÉSOTHORAX

Le mésothorax, comme l'indique son nom forme le second segment thoracique, entre le prothorax et le métathorax fig. 1, c. Il est toujours facile à distinguer, en ce

3f) EXTOMOLOGIE É :.ÉMEXTAIRE.

qu'il porto en dessus la lùre paire d ailes, et en dcs=;ois la 22 paire de pattes ou pattes intermédiaires. Dans les Coléoptères, Orthoptères, etc., le mcsotliorax est reçu dans sa partie antérieure, dans l'orifice du prothorax, et dans les ordres ou celui-ci est réduit à un siaiple collier, il est simplement joint à celui-ci par ses bords. A sa partie postérieure il s'unit au métathorax, quelquefois sans aucune trace de suture, et d'autres fois en laissant voir un sillon bien marqué. Dans tous les cas, il forme avec celuici cette grande plaque qui, dans tous les insectes, s'étend en dessous, depuis le prothorax jusqu'aux premiers anneaux de l'abdomen.

Le développement du niésothorax est en raison inverse de celui des deux autres segments. Dans les Coléoptères, Hém-ptères, etc., où le prothorax est très grand, ses dimensions sont assez exigiies, et dans les Ilyinénoptères et les autres ordres où le prothorax ne forme qu'un simple collier, le mé.othorax prend un développement énorme.

Les pièces qui entrent dans la composition du mésothorax sont les mêm s et occupent les mêmes positions que celles du prothorax. Des 4 pièces qui, suivant les entomologistes, forment le dos de chacun des segments thoraciques, savoir: le prœsternvm, \e scutum, \e scufelhnn et post-scuicUmn, quoique quelques unes se trouvent souvent plus ou moins oblitérées, il en est une dans le mésothorax qui mérite de fixer particulièrement l'attention, par ce qu'étant presque toujours bien apparente, elle fournit de précieux caractères génériques et spécifiques, c'est le scuteUinn ou écusson.

L'écusson, fig. 3, o, est cette pièce, ordinairement triangulaire, qui s'avance entre les élytres, à leur base, et

qui parait être une continuation du Fcutum qui la précède ; quelquefois cependant elle est distinguée de celuici par une suture bien marquée. Quoique le plus souvent triangulaire, il est aussi parfois carré, ovale, cordifornie, acuniiné, bifide, etc. ; il porte aussi quelquefois des épines, ou cornicules. Dans les Hémiptères-hétéroptèrcs, l'écusson est souvent tellement déveloi)pé (ju'il couvre entièrement l'abdomen avec les ailes. Chez les Ciirales, il se piésente sjus la forme d'une petite élévation sillonnée d'une croix de St. André et se terminant postérieurement; par une espèce de fourche, Dans la plupart des Hyménoptères, l'écusson prend la forme d'un croissant. C estsur la dernière pièce du dos du mésothorax, le post-scutellum, que s'articule la première paire d'ailes ou élytres dans les Coléoptères et les Hémiptères.

La poitrine du mésothorax présente les mêmes pièces que celle du prothorax. Le mésosternum, comme nous l'avons dit, est tantôt échancré antérieurement pour recevoir le prosternum, co nme chez les Elatérides, et tantôt allongé en pointe reçue par le premier. Les épisternums et les épimères s'unissent sur ses côtés, souvent sans aucune trace de suture. Les épisternums occupent,, comme dans le prothorax, la partie antéro-inférieure du mésothorax, et forment la majeure partie de cet étranglement ou pédoncule que reçoit le prothorax. Les épimères qui viennent à la suite se dirigent, dans les Coléoptères, en dehors, à leur partie postérieure, de sorte que l'orifice postérieur du mésosternuin se trouve bien, plus grand que l'antérieur.

Le mésothorax présente encore, dans certains ordt^s,. deux autres pièces qui ne se trouvent point dans le pror-

thorax ; ce sont les paraptères. Les paraptères sont deux petites pièces linéaires qui s'appuient à leur base sur 1 episternum et vont se joindre à la base de l'aile, le long de laquelle elles se prolongent un peu.. Chez les Hyménoptères et les Lépidoptères, les paraptères devenant libres, viennent se placer au-dessus de l'aile, et forment dans ces derniers, où ils sont ordinairement très-velus et mobiles, ces appendices au-xquels ou a donné les noms A'écaWettes, épaidette&, sqnamules, ptérigodes.

3^ DU MÊTATHORAX.

Le Métathorax est le troisième des segments thoraciques; il s'articule par sa partie antérieure avec le mésothorax et par sa partie postérieure avec le premier segment de l'abdomen. Il porte, comme celui qui le précède une paire d'ailes et une paire de pattes. Les pièces qui le composent sont en même nombre que celles du mésothorax, et dans les mêmes positions relatives, a 1 exception toutefois des paraptères dont il est dépourvu.

Dans les Hyménoptères et les Diptères le dos du métathorax offre une conformation assez singulière. C'est qu'alors le scutellum et le post-scutellum de ce segment sont recouverts par une pièce demi-circulaire qui n est rien autre chose qu'une section du premier anneau de l'abdomen. La poitrine du métathorax dans ces ordres, comme la chose se voit aussi fréquemment dans les Coléoptères, ayant une tendance à se porter en arrière, en refoulant les premiers anneaux de l'abdomen, force ceuxci à se porter en avant dans leur partie supérieure, de .orte que le premier, et souvent aussi le deuxième, n of-

frent alors que des portions de segments, qui se soudent le plus souvent avec le thorax.

Ayant décrit les pièces qui forment les différentes parties du thorax, nous allons maintenant passer à l'examen des organes de la locomotion qu'il porte. Ces organes sont les ailes pour la loco. notion aérienne et les pattes pour la locomation terrestre.

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