‹ Petite faune entomologique du Canada (volume 2)Chapitre 18 sur 483 · DE L'ABDOMEN · texte numérisé non relu

DE L'ABDOMEN

La partie qui termine le corps des insectes en se soudant au thorax, se nomme V Abdomen, Fig. 1, c'est elle qui porte les organes de la génération. L'abdomen surpasse d'ordinaire en longueur chacune des deux autres ■parties, et quelquefois les deux réunies, comme dans un grand nombre de Névroptères.

L'articulation de l'abdomen avec le métathorax paraît se faire de deux manières, quoique en réalité elle soit la même dans tous les cas. Dans la première manière, \ l'abdomen tient au métathorax par le diamètre entier de sa base, comme dans les Coléoptères, les Orthoptères, les Hémiptères, etc., on le dit alors sesstle. D;ins la seconde, l'abdomen semble rétréci et ne tenir au thorax que par une faible portion de son diamètre, on le dit alors pé'hiicuJé : Hyménoptères, Diptères, etc. Mais, com^'C nous l'avons expliqué en parlant du niéthathorax, la pièce au dessus du pédoncule appartenant à l'abdomen, il s'en suit que le pédoncule n'est en réalité formé que du 2e et quelquefois partie du 3o anneau de l'abdcmen. D ins tous les cas, l'articulation de ce pédoncule avec la pièce qui le précède se fait de telle f u;on qu'elle permet

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des mouvements considérables, de haut en bas, à l'abdomen qui le porte comme, on le voit dans les Iclineumons, etc.

Les pièces qui composent le corps de- l'abdomen sont beaucoup plus simples que celles qui forment les 2 autres parties. Elles se composent néanmoins de 2 arceaux, l'un fiupérinir ou dorsal et l'autre inférieur ou ventral. Ces 2 arceaux se soudent sur les côtés, au moyen d'une lame membraneuse qui porte les stigmates ou bouches respiratoires. Cette bande a plus ou moins de largeur, suivant les espèces, Fig. 13.

Les anneaux de l'abdomen s'articulent entre eux, de deux manières. Tantôt, comme dans les Coléoptères, Orthoptères, Hémiptères, les anneaux inférieurs sont soudés entre eux, et les supérieurs seuls se recouvrent d'avant en arrière ou se touchent simplement ; alors l'abdomen ne peut jouir que d'un mouvement très restreint. Tantôt, tous les anneaux sont libres et se recouvrent plus ou moins, comme les pièces d'un télescope, comme dans les Guêpes, etc., alors leur mouvement est aussi étendu que possible. Le passage d'une manière à l'autre présente des nuances très variées.

De même que les anneaux thoraciques, ceux de l'abdomen sont susceptibles de se refouler les uns les autres. Tantôt les anneaux inférieurs prenant un plus grand développement, empiètent sur les arceaux supérieurs correspondants, en réduisant le dos à une simple ligne ; et tantôt le contraire ayant lieu, le ventre se trouve réduit à une étroite carène. Dans ces cas, la bande membraneuse forme un repli et se trouve cachée à l'intérieur.

Les segments abdominaux varient en nombre chez

les différentes espèces. Chaque segment porte 2 stigmates, l'un de chaque côté, sur la bande membraneuse qui réunit les arceaux, Fig. 13, a.

L'abdomen est souvent muni à sa partie inférieure d'appendices en forme de filets, cornes, pinces, tenailles, aiguillons, etc. Les uns sont destinés à retenir la femelle dans l'accouplement, et il en est un grand nombre d'autres dont on ignore entièrement l'usage.

L^organe sexuel mâle se montre quelquefois à l'extérieur, sous forme de pinces ou de crochets, mais souvent aussi il est entièrement caché. Quant à l'organe sexuel femelle, le plus souvent aussi il est invisible, et dans plusieurs cas il se montre sous forme d'une tarrière, foimée d'une seule ou de plusieurs pièces, capable de pénétrer dans les corps où elle doit déposer ses œufs : Ehysses, Urocères, etc.

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