OHGANISATION INTERIEURE DE L INSECTE
dans les insectes, les poumons n'existant pas, ce n'est pas le sanjr qui vient rencontrer l'air atmosphérique, mais c'est l'air qui, au moyen de trachées se ramifiant o j l i k c
■pue k m l^ ë f ^
Fig. 13.
à l'infini, va le trouver dans toutes les parties de l'inimal. Les orifices, en forme de boutonnières, par où l'air atmosphéri(|ue pénètre ainsi dans le corps de l'insecte, ont reçu le nom de stigmates, Fig. 11, a, a, h, h.
Fig. 13. — Anatomie d'un papillon Sphynx. — a, la trompe, qui dans le repos s'enroule entre le- palpes labiaux b ; c, cerveau ou ganglions céphfiliques, qui sont beaucoup plus développés que ceux du thorax d, et de l'abdomen e ; le cordon ganglionaire c, k, e, qui se continue du cerveau c, jusqu'à l'extrémité de l'abdomon, envoie une paire de nerfs à chaque paire de pattes /, g, h. — Le vai.-îseau dorsal, {,j, qui remplace le cœur, repose immédiatement au dessous de la ligne médiane du corps et est l'etenu en place par des bamlcs musculai/os /.— Le canal alimentaire l, m, n, forme un tube droit dans la tête et le thorax ; l, est le principal estom;jc dans lequel débouche l'œsophage ; m, e?t le ventricule chylifique qui f^e contracte postérieurement pour se dilîiter vers son extrémité dans le cloaque, dont n indique la place. C'est aussi à l'endroit n que se trouvent les v^aisseaux urin aires qui forment de longs tubes, correspondants aux reins des vertébrés, prenant naissance dans la partie pylorique ou rétrécie de l'estomac j o, désigne les ovaires ou les te.*ticule.', et la ligne ponctuée p, montre la course de l'oviducte ou du vase déférent. Les replis des lignes extérieures indiquent les différents segments du corps.
EXTOMOT.OGIE ÉLÉMENTAIKE.
Les stigmates qui varient dans les diff^'rents genres de 4 à 20, sont toujours couples, c'est à dire qu'il y en a toujours deux sur le même segment, Tun à droite et l'autre à gnuelie de la ligne médiane du corps.
lia ti^te est la seule partie qui r\m p^rte pas; 1 5 sont distribués sur le thorax et l'abdomen.
|»es stigmates thornciques sont rarement visibles extérieurement, tandis que les abdominaux le sont presciue toujours.
Ces derniers se trouvent d'ordinaire sur le bord postérieur de chaque anneau, tantôt sur Tarceau supérieur, tantôt sur ri„fé,icur, e.''^'a'u1:res fois .«r U bundc ,neu>bru.ea.e qui les unit, Fig. H-
ii. 14 -Système nerveux des insectes représenté dans la Corydaiî.
t,g.l4 .y»tem ^^,„t. c c, ganglions thorac^ques qui
cornutu..-a, ««^^^ .' . t'o '/ d clniMions abdominaux,
distribuent un nerf à chaque patte , <l, d, „.ni„ au nombre de 8 paires. Les lignes ponctuées représentent le= élytre.
et les ailes.
ORGANISATION INTERlECftE DE l' INSECTE.
Quoique le système nerveux des insectes soit très complet, il présente cependant une différence bien notable d'avec celui des vertébrés; c'est que pendant que chez ceux-ci le cerveau se trouve comme le réceptacle où viennent aboutir toutes les ramifications des fibres sensibles ; chez ceux-là, le cerveau n'existant pas, les différents ganglions nerveux distribués dans tout le corps sont autant de centres indépendants, d'où s'échappent les nerfs propres aux organes qui les avoisinent, Fig. 14.
Nous nous occuperons plus tard du système nerveux en parlant de la vie de relation des insectes, mais il convient aup-iravant de parler des métamorphoses auxquelles ils sont soumis, et qui distinguent cette classe d'animaux de toutes les autres.