TOUCHER
Les téguments plus ou moins cornés qui enveloppent les insectes à l'état parfait, doivent rendre chez eux le toucher tout à fait obtus. Mais il n'en est pas de même chez les larves, dont la peau est plus mince et plus molle, surtout chez celles qui son glabres ; au^si les voyons nous manifester promptenient leur sensibilité au plus léger attouchement. Quant au tact, c'est-à-dire à cette faculté qui concentrant le toucher sur certaines parties, permet à l'animal, non seulement de sentir la présence des corps, mais même d'en connaître la forme, la densité, etc., il (fst certain que l'insecte en jouit ; mais laquelle de ses parties en est spécialement l'organe ? la chose demeure encore douteuse. Quelques auteurs veulent que ce soit les antennes, d'autres les palpes, d'autres les tarses, etc. L'opinion la plus probable est que plusieurs des parties de l'insecte pourraient en être le siège, soit dans les différents genres, soit dans le même individu. Jjorsque nous voyons cette faculté se déplacer dans les vertébrés, comuic nous le voyons dans les membres antérieurs chez l'homme, les inférieurs dans un grand nombre d'oiseaux, dans les lèvres chez le cheval, la trompe chez l'éléphant^ etc., rien ne nous empêcherait de croire ({u'elle peut être distribuée à lu fois dans plusieurs parties chez l'insecte.