LES MANDIBULES
Inimédiatcraent an dessous du labre se trouve Cçmx paires de pièces se mouvant horizontalement. Les pièces de la paire supérieure portent le nom de manLibilsi fig. 2, /.
Destinées à saisir les proies ou à triturer les aliments elles sont diversement conformées. Si l'on en excepte les insectes qui se noun-issent du pollen des fleurs, comme les Cétoines, les mandibules sont d'ordinaiie très dui-es et plus ou uioins recourbées en dedans, souvent munies de dents ou de dentelures; elles se croisent ordinairement Tune sur l'autre dans le repos. Chez les pl:ytophao-es ou lignivores, comme les Buprestes, les Ch'tus, etc., elles sont coiirtes, s'ajustent exactement Tune à l'autre à leur extrémité, et tellement fortes qu'el'es peuvent broyer les bois les plus durs ; fig. 4, ], mandibule gauche d'une Cicind'Me.
Les Curculionites qui percent les écorces des fruits pour y déposer leurs œufs, ont aussi des mandibules très fortes, quoique petites.
L'articulation des mandibules avec la tète ne leur permet pas ordinairement de pouvoir s'ouvrir considéniblement. Cependant chez les Cicindèles, fig. 4. j, les Lucanes, où elles sont recourbées dès la base et ramifiées intérieurement, elles peuvent présenter une ouverture plus f;-rande que la tête, de manière à pouvoir saisir le doi<>t d'un enfant, comme plus d'un en ont déjà fait l'expérierce.
ENTOMOLOGIE EI.EMEXTAIRE.
§ o. LES MACHOIRES.
Les nvif'hoires û[^. 2 /, viennent immédiatement au cles.'-oas des mindibules. Comme elles, elles sont toujours au nombre de deux, et se meuvent Lorizontaleme-it ; comme elles aussi, elles sont destinées à la mastication, probiblement pour opérer sur les aliments une trituration plus parfaite qui n'a été que commencée par l'actioa des mandibules. Leur forme est celle de p:ilettes amincies et recourbée.^ à leur extrémité; elles reposent immédiatement sur la lèvre, avec hupielle elles sont plus ou moins liées; elles ne peuvent d'ordinaire offrir une aussi grande ouverture que celle des mandibules.
Les mncboires sont composées de deux parties, savoir: la fige et le lobe terminal. La tige qui forme la partie
FiG. 4. — 1, ur.e tê'e de Cieindèle ; 2, mâchoire de CicinJèle avec son palpe maxillaire 3-articul6 ; 3, menton de Cicindèle avea les palpes labiaux; 4, hanehe postér"eure de la même avec son trochantin ; 5, tarse antérieur d'une Cicindèle j 6, tarse antérieur d'un Omus mâle, avec les 3 article:? bnsilaires dilat-^s; 7, abdomen de Cicindèle, mâle ; 8, une antenne de Cicindèle ; 9, extrémité d'une jambe antérieure de Carabe, face interne; 10, tête d'un Cychre, montrant son labre nllonsc^.
basiiaire de la luaclioire, porte un membre articulé, ressemblant à une petite antenne {anfcnniiUe, suivant certains auteurs), qu'on appelle palpe maxillaire, fig. 4, 2, pour le distinguer de ceux à peu près semblables que porte la lèvre, et qu'on appelle palpes labiaux, fig. 2, c, et fij. 4, 3.
La partie terminale de la mâchoire est bien la plus importante; elle se divise ordinairement en 2 lobes, dont l'extérieur, danr. les Cicindélides, fig. 4, 2, les Carabiques et Itîs Dityscides, est composé de 2 articles, comme un p dpe. Dans les Cicindélides le lobe intérieur porte une dent mobile, ce qui distingue cette famille des Carabiques; dans les Hannetons, les Scarabées, le lobe terminal est simple.
La partie interne des mâchoires est tantôt glabre ou garnie de poils très ras, comme dans les Orthoptères, les Mélolonthides, etc. ; et tantôt munie de soies raides ou de brosses, comme dans les Coléoptères carnassiers : Calosomes, Cicindèles, etc., fig. 4, 2, fig. 5, i et 3.