MEIVS SA>'A I>' CORPORE SANO
(Une âme saire dans un corps sain.)
« Que peut-on demander de plus aux dieux, a dit Juvénal, que la ianté de l'âme avec la santé du corps ? »
Proudlion a dit : « La vertu est la santé de l'âme et la santé est la vertu du corps. »
Rabelais, avec son luimem^ railleuse et joviale, a parodié ainsi cette maxime : « Mens sana non potest vivere in corpore sicco, une âme saine ne peut habiter dans un corps sec (qui ne boit pas). »
Raspail (De la Santé et de la Maladie) développe ainsi la pensée de Juvénal : il distingue quatre situations différentes dans lesquelles l'homme peut se trouver : — une âme saine dans un corps sain, — une âme saine dans un corps malade, — une âme malade dans un corps sain, — une âme malade dans un corps malade. « Mens sana in corpore sano, voilà l'homme moral, l'homme modèle, l'homme fort, l'homme juste; mens sana in corpore non sano, voilà l'homme malade et souffrant; mens non sana in corpore sano, voilà 1 homme triste, mélancolique et affligé, il devient ou maniaque ou fou; mens non sana in corpore non sano, c'est l'agonie, c'est le prélude de la mort. »
Enfin, La Rochefoucault a dit : « La force et la faiblesse de l'esprit sont mal nommées ; elles ne sont que la bonne ou la mauvaise disposition des organes du corps. »