‹ Petite flore latineChapitre 186 sur 254 · SIC TRANSIT GLORIA MUNDI · texte numérisé non relu

SIC TRANSIT GLORIA MUNDI

(Ainsi passe la gloire de ce monde.)

Pensée tirée de l'Imitation de Jésus-Christ; c'est une variante du « Yanilas vanitaîum, omnia vanitas, vanité des vanités, tout est vanité. »

APPLICATION

Dans les phrases suivantes, l'élève remplacera chaque tiret par Vune des locutions latines expliquées ci-dessus.

Comment les princes ne recherclieraicnt-ils pas la gloire qui vient des armes, quand les historiens, aussi bien que les poètes, ne cessent de s'écrier; — ?

On comprend qu'un sorcier conserve avec ceux qui viennent le consulter la gravité que comporte son profond savoir; mais qu'il se trouve en tête-à-tèle avec un autre sorcier, adieu la gravité ;

Nos faiseurs de romans-feuilletons ne laissent pas échapper le plus léger prétexte à description, hôlelierie, château, paysage, costumes, etc.; que deviendraient-ils s'ils étaient obligés de suivre le précepte — î

Le duc de Lauzun, dans son îiùiel de l'île Saint-Louis, avait un cabinet qui fut longtemps l'objet dos commentaires de la cour; personne n'y pouvait pénétrer que lui, c'était son — .

Persée, dernier roi de Macédoine, mourut à Rome prisonnier; son fils fut obligé, pour vivre, d'exercer la profession de greffier :

La France impériale succombe à Waterloo; les puissances alliées marchent sur Paris, l'invasion s'avance menaçante, elle est sous nos murs, elle les franchit : — .

Les poètes se laissent trop aller aux détails; même quand ces détails sont charmants, ils font oublier l'idée principale. La règle — est vraie même pour le poète lyrique.

A côté des réputations solides et durables, il y a des célébrités éphémères : tel homme a occupé un instant Paris et la France, et quelques jours après, nul ne se rappelait son nom : — .

Le puissant ministre de Louis XIV reçut un jour une lettre dont le signataire avait poussé loin la flatterie : cette lettre était adressée « à mon. Dieu , mon Dieu Louvois ( — ) ! »

La phrase — , s'applique parfaitement aux anciens chroniqueurs, qui, devisant naïvement sur ce qu'ils ont vu et entendu, se reprennent, se contredisent avec une bonhomie parfaite et sans le moindre embarras.

Des casiers de bois noir remplis de cartons étiquetés, quelques cliaises de merisier dépareillées, un bureau plus ou moins boiteux, tel est l'ameublement ordinaire du — de l'écrivain public.

Depuis longtemps la France a le beau privilège de donner le ton à la mode : les autres peuples, — , s'empressent de se modeler sur nous.

Un brave homme, sollicitant une place de garde champêtre, écrivit au neveu de monsieur le maire : « Je viens vous prier de m'appuyer près de votre ongle ( — )... »

Écrire en tête de son livre : — , c'est, pour un historien, changer de rôle et de plume avec le romancier.

Tous les chefs d'école^ soit en littérature, soit en peinture, voient se lever derrière eux une armée d'imitateurs, — , qui , ne pouvant égaler le maître dans ses qualités, trouvent plus facile d'exagérer ses défauts.

En 89, chacun croyait à la régénération de la France; chacun travaillait à hâter ce brillant avenir, les femmes dans leurs conversations, les écrivains dans leurs ouvrages, les parlements dans leurs remontrances, les prédicateurs dans leurs sermons. Ainsi s'avançait la Révolution... — .

Avoir peu de modestie, beaucoup de savoir-faire, de l'argent,

quelques amis bien placés, voilà le moyen de réussir, de s'élever :

Il faut éviter, sous peine de ridicule , l'usage trop fréquent des longs adverbes, — , tels que : incontestablement, inévitablement, indubitablement.

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