‹ Petite flore latineChapitre 20 sur 254 · QUO PULSAT PEDE · texte numérisé non relu

QUO PULSAT PEDE

(La mort frappe d'un pied indifférent...)

Horace invite son ami Sestius à jouir de l'heure présente. « La vie est courte, lui dit-il, et la mort frappe d'un pied indifférent à la chaumière du pauvre et au palais des rois. » Cette pensée a été exprimée par un grand nombre de nos poètes :

Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre.

Est sujet à ses lois, Et la garde qui veille aux harrières du Louvre

N'en défend pas nos rois. Malhhrbe.

Tout doit franchir ce terrible passage :

Le riche et l'indigent, le prudent et le sage,

Sujets à même loi, subissent même sort. J.-B. Rousseau.

Les lois de la mort sont fatales

Aussi bien aiu maisons royales

Qu'aux taudis couverts de roseaux.

Tous nos jours sont sujets aux Parçpies :

Ceux des bergers et des monarques

Sont coupés des mêmes ciseaux. Racan.

Et le riche et le pauvre, et le faible et le fort,

Vont tous également de la vie à la mort. Voltairb.

La mort, qui n'entend point à calculer les ans,

Coupe les cheveiu blonds aussi bien que les blancs. Le P. Lemoine.

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