QUO PULSAT PEDE
(La mort frappe d'un pied indifférent...)
Horace invite son ami Sestius à jouir de l'heure présente. « La vie est courte, lui dit-il, et la mort frappe d'un pied indifférent à la chaumière du pauvre et au palais des rois. » Cette pensée a été exprimée par un grand nombre de nos poètes :
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre.
Est sujet à ses lois, Et la garde qui veille aux harrières du Louvre
N'en défend pas nos rois. Malhhrbe.
Tout doit franchir ce terrible passage :
Le riche et l'indigent, le prudent et le sage,
Sujets à même loi, subissent même sort. J.-B. Rousseau.
Les lois de la mort sont fatales
Aussi bien aiu maisons royales
Qu'aux taudis couverts de roseaux.
Tous nos jours sont sujets aux Parçpies :
Ceux des bergers et des monarques
Sont coupés des mêmes ciseaux. Racan.
Et le riche et le pauvre, et le faible et le fort,
Vont tous également de la vie à la mort. Voltairb.
La mort, qui n'entend point à calculer les ans,
Coupe les cheveiu blonds aussi bien que les blancs. Le P. Lemoine.