TRAHIT SUA QUEMQUE VOLUPTAS
(Chacun est entraîné par son penchant.)
Vers tiré d'une églogue de Virgile.
« La lionne cmelle cherche le loup, le loup la chèvre, la chèvre le cytise fleuri, moi je te cherche : chacun est entraîné par son penchant. »
Le poète veut peindre cet instinct mystérieux qui entraîne les êtres les uns vers les autres, soit par l'intérêt du besoin, soit par l'attrait du plaisir. Didot traduit ainsi :
Le lion sur le loup s'élauce furieux;
Le loup cherche l'agneau , l'agneau la marjolaine :
Moi, je te suis : chacun cède au goût qui l'entraîne.
Gresset a paraphrasé les vers de Virgile :
Tout suit de son pencliant rimpérieui attrait; Le loup cherche sa proie autour des bergeries; Le jeune agneau se plaît sur les herbes fleuries : Pour moi, charmante Iris, par un charme plus doui, Je sens que mon destin m'a fait naître pour vous.