‹ Petite flore latineChapitre 22 sur 254 · ES TRIPLEX · texte numérisé non relu

ES TRIPLEX

(Triple airain.)

Horace parle de l'audace du premier navigateur : « Un triple chêne, un triple airaiD cou^Tait le cœur de celui qui, la premier, confia aux flots redoutables une barque fragile. »

Pellisson, dans ses stances sut YOrigine de la jmie, adressées à Ménage, a parodié plaisamment les vers d'Horace :

Que ce fut d'un rude vilain Que la poste eut son origine!

Il avait trois plaques d'airain, Mais autre part qu'à la poitrine.

L'abbé Desfontaines, dans ses Feuilles littéraires, reprochait sans cesse à Piron la dureté de ses vers, et le désignait souvent par ces (rijjlex. Piron répliqua par l'épigramme suivante :

Pour dire à ma muse une injiue, Faible et téméraire écrivain, Je vois d'ici quelle aventure T'offrit ces deux mots : Triple airain. Tu- les cherchas longtemps en vain, Tant qi\e, suant à grosse goutte, Tu t'essuyas le front, sans doute Et les trouvas là sous ta main.

Bans les phrases suivantes, l'élève remplacera chaque tiret par l'une 'des locutions Mines expliquées ci-dessus.

Les droits — sont calculés sur la valeur, au lieu d'origine ou de fabrication, de l'objet importé, augmentée des frais de transport, d'assurance et de commission, jusqu'au port de débarquement.

Au champ des morts, le pauvre est couché près du riche, l'ignorant près du savant, l'enfant près du vieillard : — .

Il ne faut qu'un courage ordinaire pour braver la mort; il faut r — dont parle le poète pour affronter un préjugé.

Détourner la question, jouer sur les mots, ne jamais répondre — , telle est l'habitude des fourbes et des hypocrites.

On célébrait ce jour-là une fête publique, et les réjouissances se terminèrent — par un feu d'artifice et une brillante illumination.

Une œuvre de sculpture, placée à une grande élévation, et qui ne doit être par conséquent vue que de loin^ ne doit pas être travaillée — .

Le vainqueur, irrité de la longue résistance des assiégés, décida que les hommes en état de porter les armes seraient tous, — , passés au fil de l'épée.

Il y a des hommes qui sont à l'égard de la musique comme l'homme d'Horace ; ils ont autour du cœur — ; une dame demandait un jour à un écrivain quelle sensation il éprouvait à l'audition d'un opéra. La même, répondit-il, que si j'entendais remuer au fond d'un sac une multitude de petits clous.

Vous êtes jeune; mais, « si le bon Dieu vous prête vie, » vous vieillirez et vous deviendrez, vous aussi, — , un louangeur du temps passé.

Cicéron , au comble de la prospérité, n'est pas plus admirable qu'il ne le fut dans l'exil et dans l'infortune; toujours il nous montre le spectacle d'une grande âme, toujours il suit avec calme, — , le cours de sa glorieuse carrière.

Diogène entendant un jour Zenon nier le mouvement se leva et se mit à marcher; c'était répondre — .

Ce n'est pas des arcs de triomphe, des pyramides, c'est des chefs-d'œuvre de l'intelligence humaine dans les lettres que l'on peut dire avec vérité : — .

Il a fallu un courage bien audacieux, un cœur inaccessible à la peur, — , à celui qui a exécuté le premier un voyage aérien.

Louis XVI et Charles V^ ont montré dans leur malheur tant de résignation, et tant de courage sur l'échafaud, qu'il ne serait venu à l'esprit de personne de leur dire : — .

11 y a quelque chose de plus dur, de plus fort que le bronze et le marbre, — ; c'est un préjugé.

Un de nos peintres modernes, Paul Delaroche, ennemi de la peinture — , se moquait de ceux qui regardent les tableaux de trop près, et disait que la peinture n'est pas faite pour être léchée.

Les danses macabres du moyen âge sont l'expression la plus saisissante de l'égalité des hommes devant la mort; toutes les conditions sociales tiiiurent dans son lugubre cortège : — .

L'homme supporte mieux l'aclversité que la prospérité; le précepte : — se serait mieux appliqué aux Alexandre et aux César victorieux, qu'à Bélisaire aveugle ou à saint Louis prisonnier.

Le monument que les peuples ont élevé dans leur cœur à Henri IV est plus durable que les statues de bronze ou de marbre de Louis XIV; — .

Les tableaux de Mignard et de Boucher sont peints — ; les fresques de Michel- Ange, à grands coups de pinceau ([ue précipite l'inspiration.

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