ANNIBAL AD PORTAS
(Annibal est à nos portes.)
Cri d'alarme des Romains après la bataille de Cannes. Ils le faisaient entendi-e toutes les fois qu'ils étaient menacés d'un péril immineat.
Ces mots se sont trouvés souvent dans la bouche des orateurs politiques, dans les moments où quelque grande catastrophe semblait à craindre. Au lieu d'Annibal, les orateurs mettent quelquefois Catilina. Mirabeau termine un de ses discours les plus éloquents par ces mots : « Eh! messieurs, à propos d'une ridicule motion du Palais-Royal, d'une risible insurrection qui n'eut jamais d'importance que dans les imaginations faibles ou les desseins pervers de quelques hommes de mauvaise foi, vous avez entendu naguère ces mots forcenés : Catilina est aux jportes de Rome, et Von délibère! Et certes, il n'y avait autour de nous ni Catilina, ni périls, ni factions, ni Rome. Mais aujourd'hui la banqueroute, la hideuse banqueroute est là; elle menace de con- «îimier, vous, vos propriétés, vos familles, votre honneur; et vous délibérez!!!,»
— feg^^'Dj-