‹ Petite flore latineChapitre 75 sur 254 · DISTINGUO · texte numérisé non relu

DISTINGUO

(Je distinguo.)

Ce mot est le pendant de concedo et de nego, et fait partie de l'arsenal de la scolastique.

On avait parlé à un évèque d'un jeune diacre qui abusait du distinguo et trouvait moyen de l'introduire partout. L'évèquc se fit fort de lui poser une question de telle nature que distinguo n'eût aucun prétexte à se montrer dans la réponse. «Monsieur l'abbé, lui dit-il, peut-on baptiser avec du bouillon? — Distinguo, monseigneur! Si c'est avec celui de Votre Grandeur, non; mais si c'est avec celui du séminaire, oui . »

DIVIDE ET IMPERA.

(Diviser pour régner.)

Telle fut la politique du sénat de Rome; et Montesquieu, Bossuet et Polybe s'accordent à dire que ce principe contribua beaucoup à donner le monde à un petit peuple de l'Italie. Ce serait donc une erreur de dire que Machiavel a inventé cette maxime; il n'a fait ■qu'étudier l'histoire de la conquête romaine et en a tiré le précepte « divide et impera, » précepte qui a été depuis bien souvent mis en pratique. Personne n'en fit usage plus fréquemment que Louis XI, pour abattre les grands vassaux; que Catherine de Médicis, pour conquérir et conserver le pouvoir. Dans des temps plus rapprochés de nous, l'Angleterre a été souvent accusée de trop bien connaître la maxime de Machiavel.

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