Cette règle s'applique aussi aux adjectifs
Lorsque deux adjectifs régissent une même préposition, on peut leur donner un complément commun : // est utile et cher à sa famille.
Mais on ne dira pas : Il est utile et chéri de sa famille, car utile demande la préposition à, et chéri la préposition de.
Il faut alors modifier la construction de la phrase, de manière adonner à chaque adjectif le complément qui lui est propre, et dire ici : Il est DT1LE A sa famille et il en est chéri.
Devoir sur les compléments du verbe et de l'adjectif.
D faut aimer ses supérieurs et leur obéir. Il a entendu le sermon et il en a profité. Il allait chaque jour à la ville et il en revenait. Abstiens-loi des biens d'autrui et ne les convoite ']ama\s. Charles-Quint, avec quatrevingt mille hommes, assiégea la ville de Metz et ne put s'en emparer. Charles et Edouard sont entrés au collège et en sont sortis la mèrtie année. J'observe les beaux exemples de l'histoire et j'en profite. Les livres dont je me sers sont en mauvais état. La mort est un créancier qui n'épargne personne et ne fait grâce à personne. Les enfants étudient les sciences naturelles et s'y appliquent sans effort. L'afféterie gâte\cs dons de la nature et n'y ajoute rien. Les plaisirs qu'on se rappelle le mieux sont ceux dont on a joui dans son enfance. Nous devons aimer nos semblables et leur porter secours. Dieu a réglé le mouvement des cieux et
y préside. Le chien est sensible ms. caresse? de son maîlre et s'en montre reconnaissant. Biron était infidèle à son roi et s'en disait ïami. Que d'hommes ne sont ni dignes des places qu'ils postu'ent, ni propres à les remplir! Paris a l'habitude de ridiculiser la provime et de s'en moquer. 11 y a du danger à monter dans une voiture et à en descendre avant qu'elle soit arrêtée.
Règles sur Temploi des temps.
328. On emploie le présent de l'indicatif et non rimraifait pour exprimer une action qui a lieu dans tous les temps, une chose qui est toujours vraie :
Les anciens n'ont pas su que la terre toubne. Tournait serait une taule.
329. On se trompe souvent dans l'emploi du passé défini et du passé indéfini.
Le passé iyidéfini s'emphie [)ouv eîprimcr un temps passé, enlièrement écoulé ou non. Ainsi on dira indifléremment :
J'ai écrit une lettre ce matin, cette semaine , hier, la semaine dernière.
Cependant ce malin, cette semaine, se rapportent à une période de temps qui n'est pas entièrement écoulée, tandis que la piiriode exprimée par les mots hier, la semaine dernière, est tout-à-fait écoulée.
On ne doit, au contraire, faire usage dupasse défini que s'il s'agit d'un temps complètement écoulé.
Ce serait donc une faute de dire :
J'ÉCRIVIS une lettre ce matin, cette semaine, cette année.
330. On emploie souvent, par erreur, le présent du subjonctif à la place de l'imparfait du subjonctif.
Par exemple, au lieu de dire :
Il fallait, il faudrait que vous vinssiez plus tôt, on dit communément ; // fallait, il faudrait que vous vexiez plus tôt. C'est une faute grave. Voici la règle à suivre . Employez le présent du subjonctif après le présent de l'indicatif:
Je CR.VISS que la plaie ne tombe.
Employez l'imparfait du subjonctif après l'imparfait de l'indicat f et le conditionnel :
Je CRAIGNAIS que la pluie ne tomdat.
Je cRAiNDR.\is que la pluie ne tombât.
Devoir sur l'emploi des temps.
528. Thaïes est le premier qui ait enseigné que l'âme est immortelle. Tous les peuples ont cru qu'il y a un Dieu. Quintilien a dit que la conscience vaut mille témoins. Un écrivain a dit que l'homme est une intelligence servie par des organes. Les anciens croyaient que le sang n'avait qu'un mouvement très-lent du cœur vers les extrémités du corps.
3-29. Nous avons travaillé aujourd'hui aux devoirs que le professeur nous a donnés hier. Craignant que l'hiver ne fût rigoureux celte année ;
je suis venu le passer en Italie. Je me suis levé à la pointe du jour et 3e stiis venu me promener dans les liois, où je vous riinconlre heureusement. Je ne rencontrai pas l'an passé à la caïupaj^ne les distractions que j'y ai trouvées cette année.
550. 11 faut que tu acquières de l'instruction. Il faut que vous fuyiez la (Literie. Ma niùic craint que je ne coure trop et que je ne sois malade. Fais aux autres ce que tu voudrais qu'on le fit. (.icéron méritait qu'on lui décernât le titre d" Sauveur de la patrie. Un empereur souhaitait que le peuple romain n'eût qu'une seule lète. Socjale demandait aux dieix que sa pctilc mai.-on fût pleine de vrais amis. Lorsque nous parions, l'équilé veut que mm^ iw pariions pis à com|i sûr. Chez les anciens, les juges orilonuaicnl qu'on foueitûl le parricide jusqu'au sanjr, cpi'on \c mit dans un sac et (pi'ou \c jetât à \\ mer. Les enlants voudraient que l'instruction leui vint suis peine. Quand vous voudrez quelque chose, dites : Je désirerais (|ue cela fût, mais non : Je veux que cela soit. Henri IV voulait que chaque paysan de son royaume mît la poule au pot le dimanche. L'avare voudrait que tout l'or de la Calil'ornie lui appartint. Quelqu'un disiit à Socratc, en versant des pleurs : Vous monrrez donc innocent? — Ainiericz-vous mieux (\\xe je mourusse coupable?